Page:Wailly – La Folle ou Le Testament d’une Anglaise, 1827.djvu/44

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.



CALEB, en soupirant, à part.

Ah ! oui, quand on en a ! (Il sort avec Anna.)


Scène VII.

ARTHUR, CÉCILE.



CÉCILE.

Les voilà partis… tant mieux ! nous pourrons causer à présent… Dis-moi, Arthur, de quoi parlions-nous ? l’arrivée de ma sœur nous a interrompus… aide-moi un peu à me rappeler… ah ! mon dieu, que c’est terrible d’oublier et de savoir qu’on oublie… je voudrais bien pourtant ne pas perdre une seule de tes paroles.


ARTHUR.

Ma chère Cécile ! ne cherche pas à t’appesantir sur ce sujet, il t’a fait trop de mal.


CÉCILE.

Il m’a fait mal… ah j’y suis maintenant… c’est de ma belle-mère que nous parlions.


ARTHUR.

Depuis mon absence, tu as donc été bien malheureuse ?


CÉCILE.

Malheureuse… oh ! oui, car j’ai eu souvent bien peur. Mais actuellement, c’est fini, te voilà de retour, je ne crains plus rien… tu me défendrais, toi, n’est-ce pas ?


ARTHUR.

Sans doute, je serai ton protecteur, ton ami, je ne te quitterai plus.


CÉCILE.

Oh ! comme tu me rassures ; ma sœur aussi tâche sou-