Page:Wailly – La Folle ou Le Testament d’une Anglaise, 1827.djvu/46

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On a chanté long-temps autour d’elle, mais elle dormait toujours. Ma sœur Anna pleurait beaucoup ; moi aussi je pleurais : je faisais comme elle. Alors on m’a habillée tout en noir, et depuis ce temps-là j’ai été bien heureuse. (après une pause et avec mystère.) Excepté pourtant quand elle revient me menacer. Je la vois le jour, mais plus souvent la nuit. Personne ne veut me croire, mais j’en suis bien sûre.


ARTHUR.

Je te crois, moi, Cécile.


CÉCILE.

Comment : tu l’as vue aussi ?


ARTHUR.

Sans doute.


CÉCILE.

Quand ?


ARTHUR.

Tout à l’heure, auprès de toi.


CÉCILE, avec terreur.

Ah mon dieu ! je ne me suis donc pas trompée, je l’ai donc vue réellement.


ARTHUR.

Oui, mais tu ne la reverras plus.


CÉCILE, avec bonheur.

Tu crois ?


ARTHUR.

J’en suis sûr.


CÉCILE.

Comment ?