Page:Wailly – La Folle ou Le Testament d’une Anglaise, 1827.djvu/59

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pliant à la fois, et si impérieux… Arrêtez, s’est-elle écriée ; arrêtez, je vous le défends : et elle tombe sans connaissance. Williams se précipite vers elle, la relève, la remet entre mes bras en me disant : À demain, monsieur ; et il disparaît.


CALEB.

Quant à ce rendez-vous-là, milord, j’espère bien que vous n’irez pas.


ARTHUR.

Pourquoi, mon vieux Caleb ?


CALEB.

Pourquoi ? parce que d’abord c’est un homme qui ne se ferait pas plus scrupule d’ajuster le dernier rejeton mâle des Derby, que de tirer sur un roturier comme lui, milord, et que s’il vous a manqué une première fois, il ne vous manquerait pas la seconde… Ensuite, c’est que le jour où l’on se marie…


ARTHUR.

Comment ?


CALEB.

Oui, milord, le notaire est là.


ARTHUR.

Le notaire ?


CALEB.

Celui que vous avez demandé pour votre mariage avec ma maîtresse.


ARTHUR.

Mon mariage avec miss Anna… c’est juste… il a raison… le terme fatal fixé par le testament expire tout à l’heure, et il faut que je me décide.