Page:Wailly – La Folle ou Le Testament d’une Anglaise, 1827.djvu/60

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CALEB.

Comme j’ai pensé que si vous étiez tué, vous ne pourriez signer au contrat, j’ai pris sur moi de ne l’avertir que ce matin.


ARTHUR.

L’épouser, lorsque j’aime Cécile, je ne le puis… la refuser, lorsque je viens d’apprendre qu’elle n’a rien ! lorsque mon refus lui enlève l’héritage de ma tante… je ne puis m’y résoudre… Maudit testament !… si je consultais ce notaire… Dis-moi, Caleb, peut-on se fier à lui ? est-ce un honnête homme ?


CALEB.

Milord, c’est un notaire… qui entend très-bien sa partie, et l’année dernière encore, dans la succession des Crawley où les droits des collatéraux étaient fort incertains, il a si bien travaillé, qu’au bout du compte ils se sont trouvés tous héritiers… mais ils n’ont plus trouvé d’héritage.


ARTHUR.

N’importe, voyons-le, il connaît les lois ; peut-être me fournira-t-il quelque moyen d’éluder ce testament. (Il sort.)


Scène II.



CALEB, seul.

Bon jeune homme, comme il aime miss Anna ! quel empressement il met à hâter son mariage ! Allons, la famille des Derby ne s’éteindra pas encore de sitôt… Que vois-je ? miss Cécile !