Page:Wailly – La Folle ou Le Testament d’une Anglaise, 1827.djvu/66

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d’intérêt à régler ensemble. Vous deviez à John Peers trente mille livres sterlings ; à moi, vingt mille… Voici les deux billets. (Il les déchire.)


ANNA.

Que faites-vous ?


WILLIAMS, froidement.

Rien… Je vous rends votre château. Je ne veux pas que celui qui vous épousera puisse reprocher un jour son peu de fortune à la femme que j’ai aimée.


ANNA.

Ah ! Williams, tant de générosité…


WILLIAMS.

Point de remercîmens, miss ; je ne vous demande qu’une chose. Si jamais vous éprouviez quelque revers, ce qui est possible, eh bien ! alors, souvenez-vous de votre ancien ami ; écrivez-moi… Williams Smith, à Londres, grande rue de la Cité. Le courrier suivant vous remettra ma réponse en bons billets payables à vue… et sans escompte. Adieu, miss, adieu. (Il sort.)


ANNA, courant après lui.

Mon cher Williams, écoutez-moi… Je vais vous dire… Il part… il ne me répond pas… Comment faire pour le retenir… Ah ! Caleb.


Scène VI.

CALEB, précédant Arthur, ANNA, ARTHUR.



ANNA, apercevant Arthur.

Pardon, milord. (bas, à Caleb.) Caleb, cours après Williams, qui vient de sortir ; dis-lui qu’il diffère son dé-