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GEORGES DRUILHET

Bibliographie. — Au temps des Lilas, préface de François Coppée, ouvrage couronné par l’Académie française (Lemerre, Paris, 1897) ; — Un Poète français [François Coppêe] (Lemerre, Paris).

En Préparation : L’Art et les buissons, poèmes ; — La Tour mente, roman.

M. Georges Druilhet a collaboré à divers journaux et revues

M. Georges Druilhet, l’un des poètes les plus délicats et les plus pénétrants du Jeune Parnasse, est né à Etain, dans le département de la Meuse, le 23 septembre 1868. C’est dans ce pays lorrain, dont il a gardé l’empreinte profonde, qu’il passa son enfance, commença ses études. Mais il vint à Paris vers la seizième année, au moment même de l’éveil du cerveau, à cette heure décisive de l’adolescence où l’homme s’élabore dans l’enfant.

Il entra, alors, au lycée Saint-Louis, pour y terminer ses classes, au lycée Saint-Louis, en plein quartier latin, à deux pas de ce magnifique et évocateur jardin du Luxembourg qu’il devait chanter plus tard en des vers exquis :

Le royal Luxembourg, en ce frileux matin,
Apparaît gris, noyé d’un brouillard incertain
Qui semble fondre avec le ciel les pâles marbres.

Ces vers, et tant d’autres, il les publiait, bientôt après avoir quitté les bancs, dans ces revues où s’essayent les jeunes poètes et dont on garde toujours un souvenir attendri et souriant comme celui des enfantines amours.

Des revues plus importantes, des journaux littéraires, accueillaient, recherchaient aussitôt sa collaboration, et, en 1897, il faisait paraître un premier recueil de poèmes, sous ce titre si frais et si charmant : Au temps des Lilas. La critique fit à ce livre le plus flatteur et le plus mérité snccès. Peu après, l’Académie française ratifiait ce jugement en couronnant l’œuvre de Georges Druilhet, pour laquelle François Coppée avait écrit une délicieuse préface en vers.

Dans le numéro de juillet 1898 de Cosmopolis, un autre émiuent académicien, M. Emile Faguet, juge ainsi Au Temps des Lilas :