Page:Walch - Anthologie des poètes français contemporains, t3.djvu/79

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.





AUGUSTE GAUD





Bibliographie. — Caboche-de-Fer (Savine, Paris, 1891) ; — Les Chansons d’un Rustre, poésies (1892) ; — Au Pays Natal, idylles et poèmes (1893) ; — Rimes à ma Payse, sonnets (1895) ; — Ma Grand’Mère Toinon, souvenirs d’un paysan, avec une préface d’André Theuriet (1896) ; — L’Ame des Champs, poésies, avec une préface de Gaston Deschamps (1901) ; — La Chanson des Blouses Bleues, poésies (1904) ; — La Terre de chez nous, poèmes et bucoliques (1905). Ces quatre derniers ouvrages ont été édités par Alphonse Lemerre.

M. Auguste Gaud a collaboré à de nombreux journaux et revues ; il a publié dans la Petite Gironde de Bordeaux de remarquables études littéraires.

M. Auguste Gaud, officier de l’Instruction publique, lauréat de la Société nationale d’encouragement au bien, né à Chef-Boutonne (Deux-Sèvres) le 26 avril 1857, exerce actuellement les fonctions de juge de paix à Chaumont-en-Vexin (Oise). Travailleur infatigable, aimant passionnément la poésie populaire, il a donné de nombreuses conférences à Paris, à Tours, à Poitiers, à Niort, sur les chansons populaires et les vieux noëls ; il a, de plus, fondé en 1897, dans sa ville natale, un théâtre en plein air où il a fait interpréter, par des amateurs paysans, des pièces en patois poitevin, d’une franche saveur de terroir et qui ont obtenu un très grand succès.

MM. Gaston Deschamps dans le Temps, André Theuriet dans le Journal, Charles Le Goffic dans la Revue Universelle, Georges Artus dans la Vérité Française, Léon Bigot dans le Voltaire, ont consacré aux œuvres rustiques de M. Auguste Gaud de très élogieux articles. Le grand poète de Mireille, Frédéric Mistral, lui écrivait naguère : « Vous êtes des très rares qui connaissent, qui respectent et aiment le paysan, et le dépeignent en frères et en fils de la terre comme lui. J’applaudis à vos chants naturels et savoureux et à votre apostolat absolument félibréen. » Et le regretté Maurice Rollinat lui adressait les lignes suivantes : « Mes sincères félicitations pour vos jolis vers émus, chantants