Page:Walras - Théorie mathématique de la richesse sociale.djvu/119

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PRÉFACE
DES TROIS DERNIERS MÉMOIRES



Les mêmes raisons qui m’ont déterminé à rédiger et à publier les quatre mémoires précédents me déterminent aussi à leur joindre, sous un titre commun, les trois qu’on va lire : — la Théorie mathématique du bimétallisme, parue dans le Journal des Économistes en 1876, 1881 et 1882, — la Théorie mathématique du billet de banque et la Théorie mathématique du prix des terres et de leur rachat par l’État, communiquées à la Société vaudoise des sciences naturelles en 1879 et 1880 et publiées dans les nos 83 et 85 du Bulletin. Une névrose cérébrale déjà. ancienne, mais qui s’est sensiblement accentuée depuis un an ou deux, m’obligeant à mettre une certaine lenteur dans la rédaction de mes Éléments d’économie politique appliquée et de mes Éléments d’économie sociale, j’anticipe ici sur leur publication comme j’anticipais, il y a six ans, sur celle de mes Éléments d’économie politique pure. Ce faisant, j’établis mes droits sur les principaux résultats que j’ai obtenus et je donne satisfaction à ceux de mes confrères qui n’ont pas cessé de s’intéresser à ma méthode.

Ce livre s’adresse particulièrement aux savants. J’estime, pour ma part, qu’avant de vulgariser la science, il sied de la faire. Or tous les hommes compétents et sincères savent et confessent que, sur les questions ici traitées : monnaie, émission de billets de banque, valeur et propriété des terres, la science n’est pas faite. Ces questions étaient pendantes et irrésolues lorsque j’ai commencé à m’adonner à l’économie politique ; elles le sont encore aujourd’hui. C’est pour me les éclaircir à moi-même que j’ai fait, sous forme mathématique, la théorie de la détermination des prix contenue dans mes quatre premiers mémoires ; et cette opération, qui était nécessaire, a été suffisante : elle m’a permis de fixer en quelques pages, pour ceux qui entendent la langue des mathématiques, des principes sur lesquels on a écrit, en langage ordi-