Page:Wells - Les pirates de la mer et autres nouvelles, trad Davray, 1902.djvu/5

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


LES PIRATES DE LA MER

I


Avant l’extraordinaire affaire de Sidmouth, l’espèce particulière : Haploteuthis ferox, n’était connue de la science que génériquement, d’après un tentacule à demi digéré, trouvé près des îles Açores, et d’un cadavre en décomposition rencontré, au commencement de 1896, par M. Jennings, près de Land’s End.

Aucune partie de la science zoologique n’est restée aussi obscure que celle qui s’occupe des céphalopodes qui vivent aux grandes profondeurs de la mer. C’est un pur hasard, par exemple, qui amena la découverte que fit le prince de Monaco, pendant l’été de 1895, d’une douzaine environ de formes nouvelles, parmi lesquelles se trouvait le tentacule mentionné plus haut. Il arriva qu’un cachalot fut tué, au large de Terceira, par des baleiniers, et, dans ses derniers efforts, il se précipita contre le yacht du prince, le manqua, roula