Page:William Morris - Nouvelles de Nulle Part.djvu/57

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.



CHAPITRE VI

EMPLETTES


Comme il parlait, nous arrivâmes tout à coup, au sortir des bois, dans une courte rue de maisons élégamment bâties, que mon compagnon me désigna aussitôt sous le nom de Piccadilly ; j’aurais appelé le rez-de-chaussée de ces maisons : boutiques, n’avait été que, autant que je pouvais comprendre, les gens ignoraient l’art d’acheter et de vendre. Des marchandises étaient disposées dans les devantures joliment aménagées, comme pour inviter les gens à entrer, et les gens restaient à regarder, ou entraient et sortaient avec des paquets sous le bras, tout à fait comme si c’était bien des boutiques. De chaque côté de la rue courait une arcade élégante pour protéger les piétons, comme dans quelques vieilles villes italiennes. Environ à mi-chemin, un vaste bâtiment du genre de ceux que maintenant je m’attendais à rencontrer, m’indiquait que ceci était encore une espèce de centre, qui avait ses bâtiments publics particuliers.

Dick me dit :

— Ici, vous voyez, c’est un autre marché sur un plan différent de la plupart des autres : les