Page:Zidler - Les Deux Frances, 1908.djvu/11

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


INTRODUCTION VII

ancestrales, par les aspirations intimes et les fiers espoirs, il est des nôtres et nous sommes des siens... A mi-mot nous nous comprenons. Zidler est de ceux qui nous gardent la France belle « même sous les entailles», qui nous la font aimer toujours et quand même, et dont les gestes ôtent de l’amertume à la fidélité de nos souvenirs. On aurait voulu que le poète assistât aux fêtes du troisième centenaire de la fondation de Québec. Il en avait formé le projet. De quels applaudissements nous aurions salué les beaux vers de ce recueil, récités par l’auteur lui-même ! A notre accueil, le poète des Deux Frances aurait senti quelle juste appréciation les Canadiens français foui de son talent et combien vivement ils répondent à ses sentiments fraternels. Des circonstances, dont il n était pas le maître, ont, au dernier moment, forcé M. Zidler de renoncer à son projet. Retenu auprès des siens, il na cependant pas voulu être tout à fait absent: il nous envoie ces vers, où il a mis son cœur. C’est le plus précieux, le plus généreux et le plus touchant témoignage de sympathie et d’intérêt que les lettres françaises nous aient donné. Au poète de la France Ancienne et de la France Nouvelle, au poète de la grande et de la petite patrie, au poète de la «grand mère» et de la «maman», au poète des Deux Frances, nous envoyons, par delà l’Océan, l’hommage ému de notre reconnaissance !