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Proverbes dramatiques/Le Bal

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Proverbes dramatiquesLejaytome II (p. 147-170).


LE BAL.

VINGT-SIXIEME PROVERBE.


PERSONNAGES.


Mad. DE CLERVAUT, en domino blanc.
M. DE CLERVAUT, en habit de velours, sans épée.
Mad. D’ORVILLE, en domino couleur de rose.
Le CHEVALIER DE BERCY, en domino noir.
M. DE SAINT-VAL, ami de M. de Clervaut, En habit, sans épée.


La Scène est chez Madame de Clervaut, & dans une piece qui est proche de la salle du Bal, chez Madame d’Orville.

Scène premiere.

La Scène est dans l’appartement de Madame de Clervaut.


Mad. DE. CLERVAUT, Le CHEVALIER,
tous deux en habit de Bal, sans être masqués.


Mad. DE CLERVAUT, en entrant & s’asseyant.

Attendons ici. Madame de Miremont est insupportable. Voyez à quelle heure nous arriverons au Bal.


Le CHEVALIER.

Pourquoi desirez-vous de me priver d’un moment si précieux pour moi ?


Mad. DE CLERVAUT.

Chevalier, encore une fois, ne me parlez point sur ce ton-là ; ou je ne vous verrai plus.


Le CHEVALIER.

Mais, Madame, est-ce répugnance ? Ne me trouvez-vous pas digne de vous ?


Mad. DE CLERVAUT.

Je vous ai déjà dît que je vous estime ; j’aime votre ton ; je suis même charmée de vous rencontrer dans la société ; mais pour ce qui est de l’amour, je n’en veux point avoir.


Le CHEVALIER.

Si je ne vous déplais pas, pourquoi refuser mes soins ? Est-ce une indiscrétion de vous le demander ? Si vous m’estimez, pourquoi me le taire ?


Mad. DE CLERVAUT.

Vous avez raison : ce sera peut-être un moyen de vous guérir de votre amour, & de vous empêcher de perdre un temps que vous emploiriez mieux ailleurs.


Le CHEVALIER.

Ah ! Madame, ne le croyez pas ; non, jamais…


Mad. DE CLERVAUT.

Écoutez-moi. J’ai épousé Monsieur de Clervaut sans le connoître, comme c’est l’usage, c’est un homme aimable, qui m’a aimée dès le premier moment ; dont je fais tout le bonheur ; pourquoi le troublerois-je ? Je suis heureuse comme je suis ; que puis-je desirer de plus.


Le CHEVALIER.

D’être aimée autant que vous méritez de l’être.


Mad. DE CLERVAUT.

Je le suis.


Le CHEVALIER.

Vous le croyez ; mais si vous l’aimez réellement, votre bonheur ne sera pas long.


Mad. DE CLERVAUT.

J’ai pour mon mari une estime & une amitié solide ; & rien ne pourra me déterminer à lui causer le moindre chagrin. Les moyens que vous voulez même employer pour me faire répondre à vos sentimens, feront le contraire, & m’éloigneront de vous entièrement.


Le CHEVALIER.

Mais si Clervaut vous trompe ?


Mad. DE CLERVAUT, rêvant.

S’il me trompoit !… Mais cela n’est pas possible.


Le CHEVALIER.

Pour ma justification, du moins, consentez-vous à en avoir la preuve ?


Mad. DE CLERVAUT.

Je ne le saurois croire.


Le CHEVALIER.

Et quelle opinion vous restera-t-il de moi ? celle d’un mal-honnête homme, d’un imposteur ? Me mépriserez-vous assez, pour vouloir conserver une impression aussi cruelle pour moi ?


Mad. DE CLERVAUT.

Mon mari m’aime ; je n’en saurois douter.


Le CHEVALIER.

Il peut vous avoir aimée ; je le crois comme vous ; mais son amour n’a pas été assez fort pour résister au desir d’être aimé d’une autre.


Mad. DE CLERVAUT.

Mais si cela n’est pas vrai, à quoi pouvez-vous vous attendre ?


Le CHEVALIER.

A mériter votre indignation toute ma vie.


Mad. DE CLERVAUT.

Je vous la promets. Songez-y avant de rien entreprendre.


Le CHEVALIER.

Mais si vous êtes convaincue, vous n’aurez plus de raison à m’opposer. Que puis-je espérer ? Ce n’est plus un vol que je lui fais ; vous n’avez pas encore connu le bonheur d’aimer ; je vous réponds toute ma vie de n’avoir de volontés que les vôtres, si votre cœur peut devenir sensible ; c’est un bien si grand, qu’à peine peut-on le concevoir même en le goûtant.


Mad. DE CLERVAUT.

Chevalier… quels sont vos moyens ?


Le CHEVALIER.

Que me promettez-vous ?


Mad. DE CLERVAUT.

Il faut être sûre avant de pouvoir s’engager.


Le CHEVALIER.

Ah, je serai trop heureux ! Il lui baise la main.


Mad. DE CLERVAUT, souriant.

Votre espoir s’accroît facilement.


Le CHEVALIER.

Le moyen que j’imagine est presque sûr. Vous êtes de la taille de Madame d’Orville…


Mad. DE CLERVAUT.

Quoi, ce seroit Madame d’Orville que mon mari aimeroit ?


Le CHEVALIER.

Elle-même. Elle se masquera pour n’être pas obligée de faire les honneurs de son Bal. Votre mari occupé d’elle, oubliera toutes les autres femmes, & cherchera les occasions de lui parler sans cesse. Sa prononciation la fait aisément reconnoître. Parlez gras comme elle ; il s’y trompera ; & vous connoîtrez facilement le fond de son cœur. Si ce moyen-là vous manque, je vous en trouverai d’autres ; je vous en réponds.


Mad. DE CLERVAUT.

Je crois que je dois m’en rapporter à vous ; mais songez, encore une fois, à tout ce que vous risquez ; si vous vous trompez, je ne vous reverrai de ma vie. Elle se leve. Puisque Madame de Miremont ne vient point, partons. Ils sortent après s’être masqués.


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Scène II.

La Scène est dans une piece à côté du Bal, chez Madame d’Orville.


M. DE CLERVAUT, M. DE SAINT-VAL.


M. DE SAINT-VAL.

Ah, te voilà, Clervaut ?


M. DE CLERVAUT.

Oui ; dis-moi donc, Saint-Val, comment est masquée Madame d’Orville ?


M. DE SAINT-VAL.

Je n’en sais rien ; je ne l’ai pas encore vue. Sais-tu que je te devine ?


M. DE CLERVAUT.

Hé bien, que devines-tu ?


M. DE SAINT-VAL.

Que tu as des desseins sur elle.


M. DE CLERVAUT.

Si tu pariois, je te dirois que tu as gagné ; c’est vrai ; la tête m’en tourne.


M. DE SAINT-VAL.

Cela ne seroit peut-être pas difficile.


M. DE CLERVAUT.

Tu le crois ?


M. DE SAINT-VAL.

Ma foi, je ne sais ; mais si j’en avois autant d’envie que toi, je n’hésiterois pas.


M. DE CLERVAUT.

Oui ; mais si elle aime son mari.


M. DE SAINT-VAL.

A propos de quoi vas-tu penser à son mari ? Que sont les maris dans tout cela ?


M. DE CLERVAUT.

Tu en parles bien à ton aise ; parce que tu es garçon, toi.


M. DE SAINT-VAL.

Hé, d’où viens-tu donc ? Crois-tu garder Madame de Clervaut, en courant après Madame d’Orville ?


M. DE CLERVAUT.

Pourquoi pas ? elle n’en saura rien.


M. DE SAINT-VAL.

Elle n’en saura rien ? Je lui dirois plutôt que de lui laisser ignorer. Une femme que son mari abandonne, est un effet qui doit rentrer dans la société.


M. DE CLERVAUT.

Je ne l’abandonne point ; & si je la croyois capable de penser comme toi…


M. DE SAINT-VAL.

Que ferois-tu ? renoncerois-tu à tes projets sur Madame d’Orville ?


M. DE CLERVAUT.

Mais… cela me coûteroit.


M. DE SAINT-VAL.

Laisse donc aller les choses ; & songe à t’amuser. Te voilà tout sérieux.


M. DE CLERVAUT.

Tu m’as troublé l’imagination.


M. DE SAINT-VAL.

Tiens, voilà Madame d’Orville.


M. DE CLERVAUT.

Tu crois que c’est elle ?


M. DE SAINT-VAL.

Sûrement ; allons, reprend ta bonne humeur. Pour moi, je vais tenter aussi une aventure : si je la manque, je ne m’en pendrai pas.


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Scène III.

M. DE CLERVAUT, Mad. DE CLERVAUT, masquée, Le CHEVALIER, masqué.


Le CHEVALIER, à Mad. de Clervaut.

Tenez, le voilà votre mari.


Mad. DE CLERVAUT.

Il vient à moi.


M. DE CLERVAUT.

En vérité, beau Masque, c’est bien mal faire les honneurs de chez soi, que de se cacher si long-temps.


Mad. DE CLERVAUT, grasseyant.

Vous me connoissez ?


M. DE CLERVAUT.

Cela pourroit être difficile à un autre ; mais pour moi…


Mad. DE CLERVAUT.

Vous êtes galant au Bal.


M. DE CLERVAUT.

Je suis vrai ; c’est bien plus que d’être galant.


Le CHEVALIER, à Mad. de Clervaut.

Cela commence bien.


Mad. DE CLERVAUT, au Chevalier.

Allez faire un tour de Bal ; je commence à vous croire.


Le CHEVALIER, à Mad. de Clervaut.

Je ne serai pas long-temps.


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Scène IV.

M. DE CLERVAUT, Mad. DE CLERVAUT.


M. DE CLERVAUT.

Je crains bien qu’un autre ne m’ait prévenu, & que plus heureux que moi…


Mad. DE CLERVAUT.

Ah, vous voilà jaloux déjà ; c’est une preuve d’amour que vous voulez me donner apparemment ; mais je vous avertis que c’est très-mal commencer ; car je hais les jaloux à la mort.


M. DE CLERVAUT.

Quittez, je vous prie, le ton de la plaisanterie, quand il s’agit de l’affaire la plus serieuse que je puisse avoir de ma vie.


Mad. DE CLERVAUT.

Dites-moi si vous êtes réellement jaloux de Madame de Clervaut ?


M. DE CLERVAUT.

Eh, Madame, que vous importe ? Laissez-moi vous parler & ne m’occuper que de vous ; je vous en supplie, répondez-moi.


Mad. DE CLERVAUT.

Mais, répondez-moi vous-même ?


M. DE CLERVAUT.

Madame, j’estime Madame de Clervaut, je l’ai aimée à la fureur ; mais je vous ai vue ; puis-je l’aimer encore ?


Mad. DE CLERVAUT.

Pourquoi pas ? Est-elle moins aimable ?


M. DE CLERVAUT.

Je n’en sais rien ; mais vous me le paroissez davantage. Je ne peux plus m’occuper que de vous ; je vous consacre ma vie ; mon bonheur est entre vos mains ; décidez de mon sort.


Mad. DE CLERVAUT.

Ce ton devient bien grave au moins, pour un Bal ; & si l’on attaquoit aussi vivement Madame de Clervaut ici, je crois que cela ne vous plairoit pas, si vous le saviez.


M. DE CLERVAUT.

Mais, Madame, pourquoi vouloir toujours me parler d’une autre chose que de vous ?


Mad. DE CLERVAUT.

Vous ne le devinez pas ? Allez, je ne vous parle que de moi & de mes intérêts.


M. DE CLERVAUT.

Que de vous & de vos intérêts ! Je ne vous comprends point… Ô ciel ! s’il étoit vrai ! Si ce que j’ose penser…


Mad. DE CLERVAUT.

Quoi ?


M. DE CLERVAUT.

Je n’ose vous le dire.


Mad. DE CLERVAUT.

Je le veux absolument.


M. DE CLERVAUT.

Vous me trouveriez trop vain.


Mad. DE CLERVAUT.

Pourquoi ?


M. DE CLERVAUT.

L’on est toujours porté à se flatter ; c’est sûrement une erreur.


Mad. DE CLERVAUT.

Mais, quoi ? dites donc.


M. DE CLERVAUT.

J’imagine que vous êtes jalouse…


Mad. DE CLERVAUT.

De qui ?


M. DE CLERVAUT.

De ma femme.


Mad. DE CLERVAUT.

Mais…


M. DE CLERVAUT.

Achevez de me rendre heureux…


Mad. DE CLERVAUT.

Mais si cela étoit, que feriez-vous pour me rassurer ?


M. DE CLERVAUT.

Tout, tout ; vous n’avez qu’à ordonner.


Mad. DE CLERVAUT.

Tout, c’est bientôt dit.


M. DE CLERVAUT.

Commandez, je vous en supplie.


Mad. DE CLERVAUT.

Hé bien. Vous avez son portrait, je veux que vous me le sacrifiiez.


M. DE CLERVAUT.

Ah, que ne me demandez-vous quelque chose de plus difficile !


Mad. DE CLERVAUT.

Cela me suffira.


M. DE CLERVAUT.

Le voici. Lui donnant le portrait. Mais quel sera mon sort ?


Mad. DE CLERVAUT.

Vous le décidez dans ce moment. Se levant.


M. DE CLERVAUT.

Mais du moins dites-moi…


Mad. DE CLERVAUT.

Nous nous retrouverons.


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Scène V.

M. DE CLERVAUT, Mad. DE CLERVAUT, Le CHEVALIER.


Mad. DE CLERVAUT, au Chevalier en lui donnant son portrait.

Tenez, Masque, gardez-moi cela jusqu’à ce que je vous le demande.


M. DE CLERVAUT.

Mais, Madame…


Mad. DE CLERVAUT.

Je sais bien ce que je fais. Rentrons dans le Bal.


Le CHEVALIER, à Mad. de Clervaut.

Je vous suis. Quel bonheur !


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Scène VI.

M. DE CLERVAUT, M. DE SAINT-VAL.


M. DE SAINT-VAL.

Où vas-tu ?


M. DE CLERVAUT.

Laisses-moi donc entrer.


M. DE SAINT-VAL.

Non, je veux savoir si tu as réussi. La conversation a été longue.


M. DE CLERVAUT.

Oui.


M. DE SAINT-VAL.

Et tu m’en parois content ?


M. DE CLERVAUT.

Mais…


M. DE SAINT-VAL.

Ah ! de la discrétion… J’entends ce que cela veut dire ; je te fais compliment.


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Scène VII.

Mad. D’ORVILLE, M. DE CLERVAUT, M. DE SAINT-VAL.


Mad. D’ORVILLE, sans être masquée.

Eh bien, Messieurs, que faites-vous donc ici ? Pourquoi ne pas rentrer dans le Bal ?


M. DE CLERVAUT.

Que vois-je !


Mad. D’ORVILLE.

Comment ! pourquoi êtes-vous si étonné ?


M. DE SAINT-VAL.

Je te laisse ; il faut servir ses amis. Il rentre dans le Bal.


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Scène VIII.

Mad. D’ORVILLE, M. DE CLERVAUT.


Mad. D’ORVILLE.

Mais, dites-moi donc, d’où vient votre étonnement ?


M. DE CLERVAUT.

C’est de ce que vous ayez pu changer de domino si promptement.


Mad. D’ORVILLE.

Rêvez-vous ? Je n’en ai point changé du tout.


M. DE CLERVAUT.

Quoi ! je ne viens pas de causer ici avec vous dans l’instant ?


Mad. D’ORVILLE.

Je ne sais ce que vous voulez dire.


M. DE CLERVAUT.

Vous voulez m’inquiéter, apparemment ?


Mad. D’ORVILLE.

Je vous réponds que je ne plaisante nullement.


M. DE CLERVAUT.

Ah, je vois que vous voulez vous dédire de tout ce que vous m’avez fait espérer.


Mad. D’ORVILLE.

Vous plaisantez vous-même, assurément.


M. DE CLERVAUT, à part.

O ciel ! me serois-je trompé ?


Mad. D’ORVILLE.

Je puis vous prouver aisément que depuis que le Bal est commencé, je ne suis pas sortie de l’endroit où l’on danse, & que j’ai toujours eu le même domino.


M. DE CLERVAUT.

Vous m’affligez ; vous me désespérez.


Mad. D’ORVILLE.

Quel en est le sujet ?


M. DE CLERVAUT.

Vous le savez, Madame.


Mad. D’ORVILLE.

Je vous jure que non.


M. DE CLERVAUT.

Quoi ! après tout ce que vous m’avez dit ; après la preuve que je vous ai donnée de mon amour pour vous…


Mad. D’ORVILLE.

Je vois que vous avez été joué & que vous avez été la dupe d’une autre ; informez-vous ; & tout vous convaincra que je ne vous ai pas parlé de la soirée. Adieu ; tout ce que je puis faire pour vous, c’est de ne rien dire de cette aventure.


M. DE CLERVAUT.

Je croirai que je me suis trompé, jusqu’à ce que j’aie trouvé le Masque avec qui je me suis entretenu.


Mad. D’ORVILLE.

Tout comme il vous plaira. Elle entre dans le Bal.


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Scène IX.

MM. DE CLERVAUT, M. DE SAINT-VAL.


M. DE SAINT-VAL.

Où vas-tu ?


M. DE CLERVAUT.

Je veux chercher quelqu’un ; laisse-moi aller.


M. DE SAINT-VAL.

Je te cherche, moi, pour te conter une aventure très-plaisante, qui vient d’arriver dans l’instant.


M. DE CLERVAUT.

Tu me la diras une autre fois.


M. DE SAINT-VAL.

Cela ne vaudroit plus rien.


M. DE CLERVAUT.

Je t’en prie.


M. DE SAINT-VAL.

Non, non, écoute-moi. Tu connois le Chevalier de Bercy.


M. DE CLERVAUT.

Oui.


M. DE SAINT-VAL.

Il aime une femme depuis long-temps, sans avoir pu réussir jusqu’à ce moment.


M. DE CLERVAUT.

Hé bien ?


M. DE SAINT-VAL.

Il vient enfin de la déterminer en sa faveur.


M. DE CLERVAUT.

Ici ?


M. DE SAINT-VAL.

Oui, ici.


M. DE CLERVAUT.

Il est bien heureux !


M. DE SAINT-VAL.

Oh, mais, c’est la manière dont cela s’est fait, qui est plaisante ! Cette femme a retiré son portrait des mains de son mari, pour le donner à son amant, en sa présence.


M. DE CLERVAUT.

Quoi ?…


M. DE SAINT-VAL.

Ne trouves-tu pas cela délicieux ? Il rit.


M. DE CLERVAUT.

C’est le Chevalier de Bercy ?…


M. DE SAINT-VAL.

Oui, lui-même. Il vient de s’en aller avec elle. Je voudrois connoître le mari.


M. DE CLERVAUT.

Non pas moi.


M. DE SAINT-VAL.

C’est une aventure unique. Garde-moi le secret.


M. DE CLERVAUT.

Ne crains rien.


M. DE SAINT-VAL.

Mais, qu’as-tu donc ? Cela ne te paroît pas plaisant ?


M. DE CLERVAUT.

Je n’en puis plus ; je m’en vais. Adieu. Il sort.


M. DE SAINT-VAL.

Il n’est pas content de sa Dame, apparemment. Ils sortent.


Fin du vingt-sixieme Proverbe.


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Explication du Proverbe :

26. Il donne des verges pour se fouetter.