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Proverbes dramatiques/Le Distrait

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Proverbes dramatiquesLejaytome II (p. 339-363).


LE DISTRAIT.

TRENTE-TROISIEME PROVERBE.


PERSONNAGES.


La COMTESSE DE BELLEROCHE. Bien mise.
Le MARQUIS DE MARIÉRE. Habit brodé, perruque à la Brigadiere, canne & épée.
Le CHEVALIER De SAINT-LÉGER. Bien mis.
VICTOIRE, Femme-de-Chambre de la Comtesse.
Le BLOND, Valet-de-Chambre de la Comtesse.


La Scène est chez la Comtesse.

Scène premiere.

Le MARQUIS, Le CHEVALIER.


Le CHEVALIER, entre en suivant le Marquis, qui se promene.

Mais, Marquis, dites-moi donc pourquoi vous dites que vous voulez vous promener aux Tuileries, & que vous me faites entrer ici ?


Le MARQUIS.

Est-ce que la promenade ne vous semble pas belle ?


Le CHEVALIER.

Comment, la promenade ?


Le MARQUIS.

Oui, il est vrai qu’il n’y fait pas beaucoup d’air.


Le CHEVALIER.

Pourquoi de l’air, ici ? Toutes les fenêtres sont fermées.


Le MARQUIS.

Qu’est-ce que vous parlez de fenêtres, dans un Jardin ?


Le CHEVALIER.

Nous sommes dans un Jardin ?


Le MARQUIS.

Mais… c’est que je croyois… bon ! Il regarde autour de lui. Vous me distrayez aussi.


Le CHEVALIER.

Vous n’en avez pas besoin, je vous assûre ; mais pourvû que vous m’écoutiez, soit ici, soit ailleurs ; c’est égal.


Le MARQUIS.

Si vous avez à me parler, il faut le dire.


Le CHEVALIER.

Je vous l’ai déjà dit ; vous m’avez répondu ; hé bien, allons aux Tuileries, nous causerons plus tranquillement.


Le MARQUIS.

C’est vrai ; c’est que j’ai changé d’idée en chemin. Mais voyons à présent, je ne perds pas de vue mon projet.


Le CHEVALIER.

Si vous avez un projet différent du mien, & qu’il soit meilleur, j’en profiterai avec grand plaisir ; ce sera même une marque d’amitié de votre part, à laquelle je serai on ne peut pas plus sensible : voyons, je vous écoute.


Le MARQUIS.

Si vous le savez, il est inutile de vous le redire ; mais je ne vois pas de meilleur parti à prendre dans ce cas-là, que le mariage.


Le CHEVALIER.

Comment, le mariage ! au lieu d’une Compagnie de Cavalerie ?


Le MARQUIS.

Je ne veux pas de Compagnie de Cavalerie !


Le CHEVALIER.

Pourquoi donc ?


Le MARQUIS.

Mais songez que je suis Officier-Général.


Le CHEVALIER.

Ce n’est pas pour vous ; comment voulez-vous que j’imagine…


Le MARQUIS.

Je le croyois.


Le CHEVALIER.

C’est pour moi.


Le MARQUIS.

Ah, vous voulez avoir une Compagnie de Cavalerie ?


Le CHEVALIER.

Oui ; j’ai déjà eu l’honneur de vous en parler plusieurs fois.


Le MARQUIS.

Oui, oui, je me le rappelle.


Le CHEVALIER.

Si vous voulez me faire avoir la promesse de la premiere qui viendra à vaquer, mon argent est tout prêt ; mais il faut en parler sans perdre de temps.


Le MARQUIS.

Je ne suis venu ici que pour cela.


Le CHEVALIER.

Réellement ?


Le MARQUIS.

Oui, & si la Comtesse y consent, ce sera une affaire bientôt finie.


Le CHEVALIER.

Est-ce qu’elle connoît quelque Capitaine qui veuille quitter.


Le MARQUIS.

Quoi quitter ?


Le CHEVALIER.

Le service.


Le MARQUIS.

Ah ! c’est que vous me parlez toujours de votre Compagnie.


Le CHEVALIER.

Hé, oui, vraiment.


Le MARQUIS.

C’est que je confondois.


Le CHEVALIER.

Vous me promettez donc de suivre cette affaire ?


Le MARQUIS.

Je vous en réponds.


Le CHEVALIER.

Il faut solliciter vivement.


Le MARQUIS.

Ne vous mettez pas en peine. Je sais comme il faut s’y prendre vis-à-vis de ces Messieurs. Je me ferai écrire par-tout ; il faut seulement que je sache le nom de votre Rapporteur, & j’irai moi-même…


Le CHEVALIER.

Mais je n’ai point de Rapporteur ; que voulez-vous donc dire ?


Le MARQUIS.

Si vous n’avez pas encore de Rapporteur, il n’est pas temps de solliciter vos Juges.


Le CHEVALIER.

Mes Juges ! à propos de quoi ?


Le MARQUIS.

Pour votre Procès.


Le CHEVALIER.

Mais je n’ai point de Procès.


Le MARQUIS.

Comment, ne m’avez-vous pas dit que vous voudriez que votre Procès fût jugé avant votre départ pour la campagne ?


Le CHEVALIER.

Hé non, je vous ai toujours parlé d’une Compagnie de Cavalerie que je veux avoir.


Le MARQUIS.

Ah. oui, c’est vrai ; campagne, Compagnie ; c’est apparemment parce que ces deux mots se ressemblent, que j’ai brouillé tout cela.


Le CHEVALIER.

Oui ; car je ne vous ai point parlé de Procès.


Le MARQUIS.

Vous avez raison ; c’est la Comtesse qui en a un, & que je me suis chargé de suivre. C’est une femme charmante !


Le CHEVALIER.

Je la connois.


Le MARQUIS.

Hé bien, que dites-vous de cette affaire-là ? Ne fais-je pas bien ?


Le CHEVALIER.

Quelle affaire ?


Le MARQUIS.

Est-ce que je ne vous ai pas dit que je l’épousois ?


Le CHEVALIER.

Non, vraiment.


Le MARQUIS.

Cela me donne beaucoup d’affaires, comme vous voyez.


Le CHEVALIER.

Et quand sera-ce ?


Le MARQUIS.

Mais je ne sais pas encore ; car voilà plusieurs fois que je viens ici pour lui en parler, & je ne sais comment cela se fait, je l’oublie toujours ; mais cette fois-ci, j’ai mis un papier dans ma boëte pour m’en souvenir.


Le CHEVALIER.

Cela fait un mariage bien avancé.


Le MARQUIS.

Je ne sais pas si elle y consentira ; car il est difficile de la fixer long-temps sur le même objet. Quand vous lui parlez, elle semble vous écouter ; & elle est à cent lieues de-là.


Le CHEVALIER.

Elle est peut-être distraite ?


Le MARQUIS.

Oui, elle est distraite ; c’est insupportable cela.


Le CHEVALIER.

Oh, je vous en réponds !


Le MARQUIS.

Elle est comme le Vicomte de Montfort, qui a marié sa fille le mois passé ; hé bien, je n’aime pas ce mariage-là ; je les ai vu à l’Opéra ; c’est le plus pauvre Opéra, il finit de bonne heure, on ne peut pas se promener ; mais pour cela, il n’y a que la campagne. Vous voyez bien que je ne me trompe pas de mot cette fois-ci, & que je n’ai pas dit Compagnie pour campagne.


Le CHEVALIER.

Non, non ; mais j’attendrai que votre mariage soit fait, pour penser à mon affaire.


Le MARQUIS.

Oui, vous ferez bien ; parce que ce mariage, le Procès de la Comtesse, tout cela m’occupe beaucoup ; on a mille lettres à répondre ; elle veut que je lise un Roman nouveau ; tout cela ne peut pas s’accorder ensemble ; vous en conviendrez bien.


Le CHEVALIER.

Sûrement. Je vous laisse.


Le MARQUIS.

Pourquoi ? nous irions à l’Opéra ensemble.


Le CHEVALIER.

Mais, vous oubliez votre mariage.


Le MARQUIS.

Oui, c’est vrai ; cette diable d’affaire-là me tourne la tête ; je n’y pense jamais. Je ne vous reconduis pas.


Le CHEVALIER, s’en allant.

Hé, non, non. Vous vous moquez de moi.


----

Scène II.

Le MARQUIS, Le BLOND.


Le MARQUIS.

Hola, ho, quelqu’un.


Le BLOND.

Qu’est-ce que veut Monsieur le Marquis ?


Le MARQUIS.

Allons, donne-moi ma robe de chambre & mes pantoufles ; je veux me lever.


Le BLOND.

Vous badinez, Monsieur le Marquis.


Le MARQUIS.

Ah !… oui, oui.


Le BLOND.

On a dit à Madame la Comtesse, que vous étiez ici ; & elle va venir.


Le MARQUIS.

Pourquoi cela ? Je m’en vais faire mettre mes chevaux, & j’irai chez elle.


Le BLOND.

Mais, Monsieur, vous y êtes chez elle.


Le MARQUIS.

Tu as raison ; c’est que je pensois…


Le BLOND.

Monsieur, voilà Madame.


----

Scène III.

La COMTESSE, VICTOIRE, Le MARQUIS, Le BLOND.


La COMTESSE.

Le Blond, dites à Victoire de venir.


Le BLOND.

La voilà. Madame.


La COMTESSE.

C’est bon. Monsieur le Marquis, je suis enchantée de vous voir ; vous avez été hier de la distraction la plus divertissante du monde ; je vous aime à la folie comme cela.


Le MARQUIS.

Ce n’est pas là le moyen de m’en corriger, Madame. Au contraire ; cependant, comme on dit souvent, les contraires se rapprochent quelquefois.


La COMTESSE.

Mademoiselle, je veux absolument avoir ma robe.


VICTOIRE.

Oui, Madame.


La COMTESSE.

Donnez-moi du rouge. Elle s’assied à sa toilette. Asseyez-vous donc, Marquis.


Le MARQUIS.

Mais vous ne m’écoutez pas, Madame.


La COMTESSE.

Pardonnez-moi, pardonnez-moi. Ne parlez-vous pas des contraires ?


Le MARQUIS.

Des contraires ?


La COMTESSE.

Oui, vous avez dit quelque choses des contraires.


Le MARQUIS.

Des contraires ? N’est-ce pas des contrats, plutôt ?


La COMTESSE.

Cela peut bien être.


Le MARQUIS.

Vraiment, c’est que cela est vrai ; je ne l’oublierai pas cette fois-ci.


La COMTESSE.

Le Blond ?


Le BLOND.

Madame ?


La COMTESSE.

Je ne fais plus ce que je voulois dire, avec vos Contrats.


Le MARQUIS.

Ah, je vous le dirai, moi ; quand vous voudrez m’entendre.


La COMTESSE.

Je vous entends toujours avec plaisir.


Le MARQUIS.

Aurez-vous du monde, aujourd’hui ?


La COMTESSE.

Non, si vous voulez. C’est même ce que je voulois dire. Le Blond, qu’on ne me laisse entrer personne.


VICTOIRE.

Je m’en vais le dire, Madame.


Le MARQUIS.

Je vous suis obligé ; parce que j’ai à vous parler très-sérieusement.


La COMTESSE, à le Blond.

Ma belle-sœur, pourtant.


VICTOIRE.

Oui, Madame.


La COMTESSE.

Elle rafolle de vous, Marquis.


Le MARQUIS.

Moi, je la trouve charmante ! il y a des femmes comme cela, qui vous séduisent dès le premier moment qu’on les voit.


La COMTESSE.

Victoire, dites à le Blond, qu’on laisse en trer aussi le Baron.


VICTOIRE.

Est-ce là tout ?


Le MARQUIS.

Ah, Madame, le Vicomte aussi, je vous en prie.


La COMTESSE.

Le Vicomte ? Hé bien, oui, le Vicomte ; je le veux bien.


VICTOIRE.

Je m’en vais le dire.


La COMTESSE.

Attendez. La liste d’hier.


VICTOIRE.

Mais, Madame a laissé entrer tout le monde.


La COMTESSE.

Vous le croyez ?


VICTOIRE.

J’en suis sûre.


La COMTESSE.

Hé bien, en ce cas-là tout le monde.


VICTOIRE.

Madame, aura-t-elle besoin de moi ?


La COMTESSE.

Non, non. Cependant ne vous éloignez pas.


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Scène IV.

La COMTESSE, Le MARQUIS.


Le MARQUIS.

Vous aimez beaucoup le monde, Madame.


La COMTESSE.

Sans doute ; je ne connois que cela. Vous savez comme mon mari m’a rendu malheureuse, pendant trois ans, qu’il m’a tenue renfermée avec lui, dans une de ses terres ?


Le MARQUIS.

Dans une de ses terres ?


La COMTESSE.

Oui vraiment ; être crois ans, même pendant l’hiver à la campagne !


Le MARQUIS.

A la campagne ?


La COMTESSE.

Oui.


Le MARQUIS.

Cela me fait souvenir d’une Compagnie de Cavalerie que le Chevalier de Saint-Léger veut avoir.


La COMTESSE.

Est-ce qu’il est à Paris, le Chevalier ?


Le MARQUIS.

Oui, Madame, il est arrivé avant hier, le jour de ce grand orage ; c’est là ce qui a dérangé le temps, sûrement.


La COMTESSE.

J’en suis très-fâchée, car il ne peut pas y avoir de Tuileries aujourd’hui ; & je les aime beaucoup.


Le MARQUIS.

Aimez-vous aussi les truites, Madame ?


La COMTESSE.

Comment, les truites ?


Le MARQUIS.

Oui, j’en ai mangé à Genève ; c’est excellent.


La COMTESSE, riant.

Ah, ah, ah, Marquis, vous êtes délicieux !


Le MARQUIS.

Oui, c’est délicieux ; c’est ce que je disois ; il vous a fait bien rire hier, n’est-ce pas ?


La COMTESSE.

Comment, qui ?


Le MARQUIS.

Le Vicomte ; n’est-ce pas de lui que vous me parliez ?


La COMTESSE, riant.

Ah, ah, ah, ah. A merveilles !


Le MARQUIS.

Je le croyois. Je me trompe quelquefois ; & c’est insupportable.


La COMTESSE, riant.

Non, non ; je vous trouve charmant comme cela. Ah, je n’en puis plus. Elle cherche quelque chose.


Le MARQUIS.

Qu’est-ce que vous voulez ? Du tabac ? J’en ai de bon.


La COMTESSE.

Oui, donnez ?


Le MARQUIS, donnant du tabac.

Ah, j’oubliois bien !


La COMTESSE.

Quoi ?


Le MARQUIS.

Vous voyez bien ce papier-là, devinez ?


La COMTESSE.

Je ne sais pas deviner ; dites-moi tout de suite.


Le MARQUIS.

C’est que si vous voulez vous remarier…


La COMTESSE, cherchant sur sa toilette.

Hé bien, avec qui ?


Le MARQUIS.

Qu’est-ce que vous cherchez encore ?


La COMTESSE, cherchant.

Parlez, parlez toujours.


Le MARQUIS.

Vous seriez la plus heureuse femme du monde, avec moi.


La COMTESSE, cherchant toujours.

Avec vous ?


Le MARQUIS.

Oh, sûrement.


La COMTESSE, cherchant.

Je ne le trouve pas ; c’est inconcevable !


Le MARQUIS.

Qu’est ce que vous cherchez donc là ?


La COMTESSE.

Un papier que j’avois tout-à-l’heure.


Le MARQUIS.

Est-ce une chose de conséquence ?


La COMTESSE.

Oui, & non. C’est une chanson.


Le MARQUIS.

J’en ai un recueil ; si vous voulez, je vous le prêterai ; il est très-complet depuis 1650.


La COMTESSE.

C’est une chanson nouvelle.


Le MARQUIS.

Il y en a beaucoup dedans.


La COMTESSE.

Des chansons nouvelles ?


Le MARQUIS.

Oui, pour ce temps-là.


La COMTESSE, riant.

De 1650. Ah, ah, ah, ah : vous êtes toujours le même !


Le MARQUIS.

Oui, je suis constant ; cela ne réussit pas toujours, comme vous savez, avec les femmes.


La COMTESSE.

Est-ce que vous avez à vous plaindre des femmes, vous, Marquis ?


Le MARQUIS.

Pourquoi pas ? A propos de constance, vous souvenez-vous de cet air là, que chante un Berger, dans cet Opéra qu’on nous a donné ?…


La COMTESSE.

Silvie ?


Le MARQUIS.

Oui, Silvie. Il chante.

» J’aimerois mieux cent fois, perdre tous mes plaisirs,
 » Que de les payer de vos larmes.

La COMTESSE.

Vous chantez à ravir !


----

Scène V.

La COMTESSE, Le MARQUIS, Le BLOND.


Le BLOND.

Madame, vos chevaux sont mis.


La COMTESSE.

C’est bon.


Le MARQUIS.

Est-ce que vous allez sortir ?


La COMTESSE.

Oui, je m’en vais à la Comédie Italienne.


Le MARQUIS.

Je ne veux pas vous retenir plus long-temps.


La COMTESSE.

Ne venez-vous pas avec moi ?


Le MARQUIS.

Non, je ne sortirai pas aujourd’hui ; j’attends quelqu’un à qui j’ai à parler d’affaires.


La COMTESSE.

Ici ?


Le MARQUIS.

Oui. Et à propos ; c’est à vous.


La COMTESSE.

A moi ?


Le MARQUIS.

Oui ; mais ne vous l’ai-je pas dit donc ?


La COMTESSE.

Quoi ?


Le MARQUIS.

Que j’avois la plus grande envie de vous épouser.


La COMTESSE.

Je ne sais pas. Quand ?


Le MARQUIS.

Aujourd’hui. Je ne suis venu ici, que pour cela.


La COMTESSE.

Je ne m’en souviens pas.


Le MARQUIS.

Mais, à quoi donc pensez-vous ? Il me semble pourtant…


La COMTESSE.

Dites.


Le MARQUIS.

Que je vous ai chanté un air de Silvie.


La COMTESSE.

Venez, venez à la Comédie ; vous en apprendrez d’autres.


Le MARQUIS.

C’est vrai, cela ; car j’aime la Musique, & je retiens tous les airs.


La COMTESSE.

Le Blond, cherchez une chanson qui étoit sur ma toilette.


Le BLOND.

Oui, Madame.


La COMTESSE, au Marquis, qui s’en va par une autre porte que celle par où on sort.

Où allez-vous donc, Marquis ?


Le MARQUIS.

Ah, c’est que je croyois être chez moi ; & j’allois… Je vous demande bien pardon.


La COMTESSE.

Allons, allons-nous-en.


Fin du trente-troisieme Proverbe.


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Explication du Proverbe :

33. L’on ne sauroit penser à tout.