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Recherches sur des hybrides végétaux/I/7

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Traduction par Albert Chappelier.
Gauthier-Villars (Bulletin biologique de la France et de la Belgique, t. XLIp. 384-385).



Les Générations ultérieures des hybrides.


Les proportions suivant lesquelles se développent et se répartissent les descendants des hybrides dans la première et la seconde génération sont probablement les mêmes pour toutes les autres. Les expériences 1 et 2 ont déjà duré 6 générations, les 3e et 7e, 5 générations, les 4e, 5e et 6e, 4 générations (bien qu’avec un petit nombre de plantes, à partir de la 3e), sans qu’aucune anomalie ait été constatée. Les descendants des hybrides se subdivisaient, à chaque génération, en formes hybrides et formes constantes dans le rapport 2 : 1 : 1.

Si A désigne l’un des deux caractères constants, par exemple le dominant, a le caractère récessif et Aa la forme hybride dans laquelle ils sont réunis tous deux, l’expression

A + 2 Aa + a

donne la série des formes pour les descendants des hybrides de chaque couple de caractères différentiels.

Les expériences dont on vient de parler confirment également la remarque faite par Gærtner, Kœlreuter et d’autres auteurs, que les hybrides ont tendance à retourner aux espèces souches. On constate que le nombre des hybrides qui proviennent d’une fécondation diminue d’une façon marquée de génération en génération par rapport à celui des formes devenues constantes et de leur descendants, sans que toutefois ces hybrides puissent disparaître. Si l’on admet, en moyenne, pour toutes les plantes de toutes les générations, une fécondité également grande ; si l’on considère, d’autre part, que chaque hybride produit des graines dont une moitié redonne des hybrides, tandis que l’autre moitié se divise en deux parties égales conservant constamment chacune l’un des deux caractères, les rapports numériques des descendants dans chaque génération sont alors donnés par le tableau suivant dans lequel A et a désignent les deux caractères souches et Aa la forme hybride. Pour simplifier, admettons que chaque plante ne donne que 4 graines à chaque génération.

Rapports déduits :
Génération A Aa a A : Aa : 0a
1 1 2 1 1 : 2 : 01
2 6 4 6 3 : 2 : 03
3 28 8 28 7 : 2 : 07
4 120 160 120 15 : 2 : 15
5 496 320 496 31 : 2 : 31
n 2n − 1 : 2 : 2n − 1

À la 10e génération, par exemple : 2n − 1 = 1 023. Il y a donc pour 2 048 plantes provenant de cette génération 1 023 avec le caractère dominant constant, 1 023 avec le caractère récessif et seulement 2 hybrides.