Les bassins à cupule/Site de Chez-Michaud

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  • Commune : Suaux-Brassac
  • Département : Charente
  • Datation : Ier-IIIe siècle ap. J.-C.
  • Civitas : Icolisma

Données sur le bassin[modifier]

Dimensions du bassin
Bassin Longueur Largeur Profondeur Surface Volume
B1 1,39 m 1,04 m 1,10 m 1,445 m² 1,59 m³
Autres caractéristiques
Bassin Couvre-joints Escalier Pente Cupule :
emplacement
Cupule :
forme
Cupule :
matériau
Dimensions
B1 Carrés pour les angles
horizontaux uniquement
0 2 Décentrée Circulaire Béton D = 36 cm ; P = 16 cm

Notes[modifier]

La villa a connu au moins trois phases de construction. Avant l’époque de fonctionnement du bassin, se trouvait à l’emplacement des pièces B-B1 un bâtiment long, dont les sols sont transpercés par le bassin. Celui-ci est construit à un court intervalle de temps de la galerie. Des extensions au sud sont encore construites ensuite.

Le bassin, chose notable, est réalisé en coffrage. Ses rebords sont arrondis au niveau du sol selon un diamètre de 8 cm (cf Cognac). Le béton est en mortier jaune avec inclusion de gros éclats de silex. Le bassin est enduit intérieurement de deux couches de béton de tuileau. La cupule est en fait un trou hémisphérique pratiqué dans le fond du bassin, qui traverse le béton, épais de 7 à 8 cm, et entaille l’argile à silex vierge. Le bassin est construit au milieu d’une cour entourée d’un portique sur les côtés Nord, Ouest et Sud au moins. Le toît n’est à l’aplomb du rebord du bassin que du côté occidental. Sur trois faces, l’enduit du bassin est creusé de rainures irrégulièrement disposées et de profondeurs variables (voir le schéma avec les plans). Du coté occidental, il n’y a qu’une seule rainure.

Un puits se trouvait dans la cour entre B-B1 et K, et une fosse, au fond sableux, régulièrement parementée, en grand appareil dans le fond et en petit appareil ensuite, a été découverte au Sud-Ouest du site.

Le volume de la cupule est de 8,6 (si elle en forme de tronc de cône) à 12,2 litres (demi-sphère de rayon égal à 18 cm).

Mobilier[modifier]

Aucune monnaie n’a été retrouvée sur le site. Les éléments de datation sont les multiples tessons de céramique retrouvés notamment dans la pièce K. La céramique locale est très abondante et variée, et à usage domestique, mais on a aussi recensé de la sigillée, provenant de Gaule du Sud et de Gaule centrale. Parmi les formes identifiées, on retrouve des Drag. 15/17, 17, 27, 29 précoce (Tibère), Drag. 36, un Ritt 12 (40-70), Santrot 141 et des amphores, dont une marquée COR...

Parmi les objets métalliques, on trouve des clous longs et un en T, un croisillon de bronze de 5,5 cm, un tube carré de bronze d’une section de 5 mm. Du verre plat figure aussi parmi les trouvailles. Les ossements sont assez abondants, sciés pour récupérer la moelle, en éclats ou encore taillé en charnière pour l’un d’eux. Trois espèces de coquillages marins étaient présents sur le site.

Bibliographie[modifier]

  • DUGAST, Jacques. Bulletin de liaison de la Direction régionale des antiquités historiques du Poitou-Charentes, 1986, n°15, p. 15-17.
  • FERAUDY, Luc de. Bulletin de liaison de la Direction régionale des antiquités historiques du Poitou-Charentes, 1988, n°17, p. 25.
  • PAPINOT, Jean-Claude. Notice. Gallia, 1985, tome 43,2, p. 499-501.
  • VERNOU, Christian. Carte archéologique de la Gaule : Département de la Charente. Paris : Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1993.

Sommaire[modifier]