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Souvenirs de la Basse Cornouaille/Livraison 2

La bibliothèque libre.

Deuxième Livraison


L. BOULAIN
Auteur du Raz de Sein
SOUVENIRS
DE LA
Basse Cornouaille
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LA FONTENELLE

Vie du Partisan Ligueur


DÉTAILS INÉDITS
sur Douarnenez, Plogastel-Saint-Germain, Penmarch, Quimper, Pont-Croix.

NOTICE
sur N.-D. de Roscudon, de Pont-Croix, saccagée en 1597.
En vente : chez l’Auteur, à Pont-Croix, Finistère, et chez l’Imprimeur

Guingamp, imprimerie P. Le Goaziou

dédicace



Une étude historique, quand l’intérêt de l’action se concentre dans une région, dans une localité, plus qu’aucune autre œuvre littéraire a besoin d’une dédicace qui explique son opportunité, qui soit comme un pavillon qui couvre un convoi en marche sous les feux de l’ennemi.

RAZ DE SEIN a été dédié aux compagnons qui me guidaient dans ces parages peu explorés et dangereux.

La première livraison des SOUVENIRS DE LA BASSE CORNOUAILLES, était dédiée à mes compatriotes.

À qui pouvais-je mieux dédier mes études sur La Fontenelle, sur N.-D. de Roscudon à Pont-Croix, qu’à l’excellent citoyen, que nous venons de perdre, et dont le trépas foudroyant mais héroïque a mis toute la région en deuil.

Adolphe Alavoine, était depuis de nombreuses années, maire de Pont-Croix, et conseiller général du canton, et nul ne songeait à lui disputer un honneur, dont il était digne.

Je lui avais dès longtemps communiqué mes recherches dans les archives, qu’il approuvait… il avait lu le manuscrit. C’est à son initiative que je dessinais le Menhir historique des Droits de l’Homme, que l’on remarque à la première livraison, et il était heureux de voir les caractères si bien reproduits par l’image.

Il me le disait la veille de sa mort… Oh fatalité ! C’est à 120 mètres de ce menhir que, le lendemain, il faisait héroïquement le sacrifice de sa vie, en essayant de retirer des flots, Alice de Beaufonds ; dans un premier essai, il avait réussi à retirer le frère, aussi en danger de périr.

Ces trépas héroïques, ont leur récompense, je vous en donne la garantie, intrépides sauveteurs, qui vous vous dévouez, pour les inconnus qui vous appellent dans l’abîme. Dieu, dit Saint Augustin, a récompensé les actes humains des romains… et nos couronnes, les éloges posthumes que nous dédions, n’ont de raison d’être, que dans cette suprême et consolante conviction de l’immortalité de nos âmes, que notre ami possédait comme nous.

Memoria justi cum laudibus, dit l’Écriture, que des louanges soient accordées à la mémoire de l’Homme Juste,

Oui, mais il m’est pénible de ne pouvoir adresser ces louanges qu’à la mémoire d’Alavoine… que les compagnons de ce cercle que nous avons fondé ensemble, acceptent la dédicace que je suis heureux de leur offrir. Ils n’ignorent pas que c’est là, aux heures de solitude, que la plupart de ces documents ont été recueillis et écrits.

Pont-Croix, le 20 Novembre 1895.

TABLE DES MATIÈRES