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Voluptés bizarres/III

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Georges de Lesbos
( ?)
S. N. (p. 32-45).

Voluptes bizarres frise ch2-3-5-8



CHAPITRE III.


VOLUPTÉS LESBIENNES.


Toute nue, Hélène était étendue sur le lit, et Suzanne, également nue, la baisait partout…

— Que tu es belle ! disait-elle… Comme tes tétons ont poussé !… Et ton ventre, est-il assez cochon, ce gros sournois !…

Elle le léchait avec volupté, taquinant les hanches magnifiques de la jeune femme…

Hélène, un bras autour de la taille de sa compagne, tâtait les dures fesses de Suzanne, s’extasiant sur leur beau développement…

Bientôt, Suzanne alla se coucher aux côtés d’Hélène, frémissante… Leurs cuisses s’étreignirent, les doigts disparurent dans les trous bandants

Tour à tour, elles se sucèrent les seins, s’amusant prodigieusement, lorsque les mamelons durcis se redressaient et paraissaient bander, eux aussi…

Elles frottaient ces mamelons, agaçant leurs gorges d’un chatouillement exquis, puis, unissant leurs lèvres, se suçant la langue, en proie aux plus violents désirs…

— Ma chérie, disait Suzanne, n’est-ce pas que je vaux mieux que ces vilains hommes poilus, qui font mal avec leurs mains dures ?

Hélène ne répondit, qu’en embrassant la jeune femme avec plus d’effusion…

— Viens me faire mimi, dit Suzanne, à genoux, regardant la mignonne avec de grands yeux, remplis de tendresse…

Suzanne se coucha sur le dos, mettant la tête très-haut sur l’oreiller, tandis qu’Hélène, placée à califourchon sur son ventre, lui présentait ses deux adorables fesses à l’orifice tiède…

Et tandis que, d’une langue savante, la malheureuse épouse léchait le petit con de Suzanne, cette dernière lui tâtait amoureusement le derrière, promenant ses lèvres dans le petit trou défendu, qu’elle baisait avec une sorte d’égarement…

La courtisane éprouva bientôt une jouissance infinie…

La langue de Suzanne s’humecta d’un sperme ruisselant, qui vint couler jusque sur les draps du lit… Et la mignonne pompait l’amoureux liquide, avalant ce jus divin, essence suprême de ce con, merveilleusement étroit ! Elle en avait la figure toute barbouillée

— À mon tour maintenant, dit-elle… Mais comme tu n’as probablement pas les mêmes goûts que moi, tu vas te placer autrement… Mets-toi sur le bord du lit, ma chérie, et n’y appuie que ton dos… Je vais me mettre à genoux tes belles cuisses sur mes épaules… De cette façon, je pourrai tout, à mon aise, tâter tes grosses fesses…

Aussitôt dit, aussitôt fait…

Et c’était un tableau exquis, que formaient ces deux adorables femmes nues, en se livrant ainsi à leurs péchés mignons.

Suzanne enfonça deux doigts entiers dans le trou du cul de sa compagne, quand elle sentit cette dernière se pâmer et jouir…

— Oh ! la grosse cochonne, disait-elle !… Mais ont-ils poussé, ont-il poussé, ces jolis tétons !

Pendant une longue heure, les deux femmes restèrent dans les bras l’une de l’autre, seins contre seins, le con contre le con, qu’elles se frottaient de temps en temps pour ne rien perdre de leur chaleur…

— Mon amante, mon amour, disait Suzanne, je vais me substituer à l’homme maintenant… Je veux sentir tes flancs gronder, ta croupe bondir, tes seins tressaillir de la plus céleste des joies… Je veux que tu me presses entre tes durs tétons avec la même ardeur, la même passion, que s’il s’agissait d’un homme… Regarde… j’ai mis mon godmiché au bas de mon ventre… c’est ingénieux, n’est-ce pas, ce petit instrument qu’on gonfle à volonté… J’en ai d’autres, pour mon usage particulier, lesquels manœuvrent fort agréablement, rien qu’en pressant leurs couilles factices…

Suzanne s’était mise à genoux et montrait le godmiché tout raide à Hélène, très surprise…

— Oh ! fit-elle, si les hommes avaient seulement les couilles aussi roses que cela !… Rien n’y manque, à ton godmiché, pas même le poil…

— Chérie, répondit Suzanne, en souriant de la méprise de sa compagne, ne vois-tu pas que c’est le mien ?…

Elle se coucha sur le ventre d’Hélène et lui enfonça doucement le godmiché entre les cuisses… les deux jeunes femmes se tenaient étroitement embrassées, se tenant aux fesses… et, certes, Suzanne n’éprouva pas une félicité moins grande qu’Hélène, lorsque cette dernière couvrit le ventre de son amie d’un foutre envahisseur…

Il y a quelque chose de si absolument exquis, de si absolument magnifique dans la jouissance d’une femme, que nous hésitons à en entreprendre quelque aventureuse description, laquelle, malgré tout ce que nous pourrions trouver d’heureux et d’agréable, resterait encore au-dessous de la vérité…

Il y a des choses qui ne peuvent pas se raconter, et les termes nous manqueraient pour exprimer l’état d’une âme, qui se noie dans un océan de voluptés… Un être impressionnable se sent devenir fou, en présence de cette jouissance fabuleuse… Il ne peut croire à tant de bonheur… Tant de sensations exquises s’emparent à la fois de lui, qu’il est tout près de croire à un monde nouveau où il n’y aurait que de bonnes et saintes choses… Car la vue de cette femme pâmée, roulant ses hanches, qu’elle soulève inconsciemment, livrant à ses regards ce qu’elle refusait peut-être de montrer l’instant précédent, cette minute bénie, loin d’éveiller les sens déjà surexcités, parle plutôt au cœur, et c’est ce cœur qui bat avec violence devant cet inexprimable tableau !

Oh ! femmes, qui célez votre jouissance, soyez maudites, car la comédie que vous jugez parfois convenable de jouer aux imbéciles, est un peu trop visible pour obtenir quelque succès… Jouissez franchement, inondez les ventres de votre foutre, rosée bienfaisante, pleurs d’amour et de volupté, qui donneront, au moins quelques instants, aux cœurs ulcérés, la vision chimérique, mais exquise, d’un insatiable bonheur…

De nouveau, les deux femmes s’étaient replacées l’une sur l’autre, un peu lasses, mais nullement assouvies…

— Repose-toi, ma belle amante, disait Hélène, en couvrant les lèvres de Suzanne d’ardents baisers… Me laisseras-tu t’enfoncer le godmiché ?

— Oh ! ne me parle pas de cela, ma mignonne, répondit la courtisane… Je ne suis malheureusement point comme toi ; vois-tu, j’en ai eu entre les mains de tous les calibres, et le seul reproche que je puise leur faire, c’est d’avoir été en chair, au lieu de caoutchouc…

— Tu détestes bien les hommes…

— Parbleu !…

— Pourtant…

— Oui, je te comprends, c’est à eux que je dois le luxe qui m’entoure, veux-tu dire… C’est possible, mais j’ai couché avec tant d’hommes, que je préfère, je te l’ai dit, les baisers d’une bonne petite amie comme toi… Mais ces questions que tu me poses ?… Ah ! ça, est-ce que mon godmiché aurait réveillé en toi ces belles ardeurs du pensionnat ?…

— J’avoue que je serais heureuse d’être sincèrement aimée par quelque beau garçon !… répondit Hélène…

— Sais-tu que tu vas me rendre jalouse !

— Jalouse, allons donc ! mais tu es folle !…

— Est-ce que je ne t’aime pas sincèrement moi, ma chérie ? reprit Suzanne, en étreignant sa compagne entre ses bras robustes… Mon affection profonde, sans partage, ne te serait-elle pas absolument suffisante ?

— Oh ! dame, non, fit Hélène, souriante…

— Tu me fais beaucoup de mal…

— Que veux-tu ! je n’ai point encore passé par les bras d’un homme passionné, moi, et ce doit être si bon de se savoir comprise !…

— Tu m’étonnes, Hélène…

— Comment cela ?

— Belle, comme tu es, avec l’appât de ta marmoréenne gorge et de tes hanches uniques, tu n’as pas déjà découvert quelque beau galant ?

— Non…

— C’est incroyable !

— Mais c’est vrai !… Peut-être serai-je désormais, plus clairvoyante et plus coquette, reprit Hélène, en souriant… Je vais quitter mon absurde mari, et à ses sales passions…

— Tu veux me suivre ?…

— Oui…

— J’ai quelque argent, et…

— Oui, mais ces quelques cents francs épuisés, tu t’engageras fatalement dans la voie que j’ai suivie, moi…

— Peu m’importe ! j’aurai cinq, dix amants…

Tant mieux, la vie sera moins laide avec de pareilles affections !… Oh ! oui, je le sens, je ne puis plus vivre sous le même toit que mon mari… Je ne t’ai pas dit la vérité, ma Suzanne, mais, chaque nuit, il profite de mon sommeil, pour venir soulever les draps de mon lit et regarder mes fesses…

— L’affreux satyre !…

— Deux fois, déjà, il a été sur le point d’arriver à son but, et, si je ne m’étais éveillée à temps, maintenue entre ses bras d’hercule, j’aurais été abominablement souillée !… Aujourd’hui, je te trouve, tu me proposes de fuir et je n’hésite plus… Demain soir, à la nuit tombante, j’irai prendre mes bijoux, mon argent, et adieu le toit conjugal !…

— Mais penseras-tu quelquefois à moi ?

— Est-ce qu’une amitié comme la nôtre peut jamais se refroidir ? fit Hélène, qui pelotait les seins de sa compagne avec des remuements de fesses, qui ne laissaient rien à deviner sur les violents désirs qui la tourmentaient…

— Tu veux encore jouir, n’est-ce pas, ma belle amante ? dit Suzanne, en tressaillant de joie… Eh ! Bien ! tu changes toutes mes résolutions, et ce godmiché, que je ne voulais point enfoncer dans mon cul, va me faire jouir aussi dans l’instant où tu te pâmeras

La courtisane se leva et courut agiter le cordon d’une sonnette.

— Que fais-tu ? demanda Hélène.

— J’appelle la paysanne, que tu as vue tantôt…

— Pour quoi faire ?

— Oh ! la vilaine petite égoïste !… Ne faut-il pas que je jouisse, moi aussi !

— Mais je n’oserai jamais devant cette fille…

— Bah ! elle en a vu bien d’autres !

Mariette entrait…

La paysanne avait quelque peu l’air bête, mais elle était fort jolie, et de complexion très amoureuse… au reste, elle était payée pour l’être…

— Vous avez sonné ? demanda-t-elle…

— Oui… Tu vas te déshabiller vivement… Tu sais ce que tu auras à faire, hein ?…

— Oui, madame…

En un tour de mains, la paysanne se fut mise complètement nue, et elle s’occupa d’ajuster au bas de son ventre rebondi un godmiché, d’une longueur et d’une dimension extraordinaires…

Pendant ce temps, Suzanne avait fait placer Hélène en travers le lit…

Celui-ci, bas et large comme tous les lits modernes, semblait pouvoir donner asile à tout un escadron… Suzanne se plaça entre les jambes de sa compagne, écartant largement les cuisses et présentant ses fesses à la paysanne, qui les couvrit de son ventre, enfonçant ainsi au fin fond du con de sa maîtresse l’énorme godmiché…

Ce fut dans cette inénarrable position, que la jouissance vint encore une fois s’emparer des deux jeunes femmes… Et, lorsque, lasse, épuisée, inondée de foutre, Hélène, les yeux mi clos, vit la paysanne se retirer, elle fut prise d’un insurmontable dégoût et, enfouissant sa tête dans l’oreiller, malgré les prières de la chaude Suzanne, elle se dit que, décidément, ces amours-là étaient aussi bizarres que la passion de son mari !


frise de fin de chapitre