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iv
PRÉFACE.

croyons devoir signaler aux personnes qui s’occupent de la réforme orthographique de la langue française au XVIe siècle le mouvement qui se produisit de 1542 à 1544 et dont les deux éditions des fables de Corrozet portent la trace. Les corrections et les variantes que nous avons relevées, et qui changent souvent des vers entiers, sont assez généralement heureuses.

À ces deux éditions de 1542 et de 1544 vient s’en ajouter une troisième, imprimée à Lyon, par Jean de Tournes, en 1583, petit in-16, qui semble avoir échappé à tous les bibliophiles et à Brunet lui-même, qui l’indique comme étant la reproduction de la traduction d’Ant. du Moulin.

Cette dernière édition a cependant un intérêt tout particulier, car elle contient vingt-trois fables de plus que les deux éditions précédentes, qui n’en contenaient chacune que cent. En outre, le volume est terminé par une Vie d’Esope extraicte de Volaterran et autres autheurs, que nous avons reproduite à la fin de ce volume. Pour le reste, l’édition de 1583 n’est guère que la reproduction du texte de la première édition, celle de 1542, et non de l’édition de 1544, vraisemblablement corrigée par Corrozet lui-même, mais que l’imprimeur n’a peut-être pas connue. Elle ne reproduit pas le privilège du roi qui figure dans les deux éditions précédentes, et n’a pas non plus les élégants encadrements des pages. — Chaque fable est ornée d’une petite gravure sur bois d’une exécution meilleure, quoique plus compliquée, que celles des éditions de 1542