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Gustave Le Rouge et Gustave Guitton, La Princesse des airs 1902


I


LE DOCTEUR ET L’ACROBATE


À Saint-Cloud, dans son vaste cabinet de travail, dont les quatre fenêtres donnaient sur le parc, et qu’encombrait un pêle-mêle d’appareils électro-thérapiques, de flacons et de livres, le célèbre docteur Rabican était, depuis plus d’une heure, en grande conférence avec un de ses anciens clients, un gymnasiarque devenu aéronaute, et nommé Alban Molifer. Le fils du docteur, le jeune Ludovic Rabican, qui écoutait derrière la porte, et collait, de temps en temps, son œil au trou de la serrure, ne pouvait, malgré ses louables efforts, attraper que des lambeaux de conversation. Il savait qu’Alban, que son père avait, autrefois, guéri, grâce à une opération d’une hardiesse merveilleuse, s’occupait alors, dans le plus grand secret, de la construction d’un aérostat, conçu suivant des données toutes nouvelles.

Ce fait expliquait bien au petit curieux la présence d’une foule d’épures qu’Alban avait étalées sur la grande table de porcelaine du cabinet, et dont il discutait les détails avec le docteur. Ce que l’enfant comprenait moins, c’étaient les feuilles de papier timbré, couvertes d’une grosse écriture, dont Alban faisait la lecture à demi-voix. À ce moment, le jeune indiscret sentit une main se poser sur son épaule. Il se retourna, honteux de sa curiosité ; il se trouvait face à face avec sa sœur Alberte, une belle et sérieuse jeune fille de seize ans, pour laquelle Ludovic, son cadet de trois années, éprouvait autant de respect que d’affection.

— Tu n’as pas honte, dit sévèrement Alberte, d’espionner ainsi notre père !… Ce que tu fais là est mal. Il s’agit peut-être d’affaires très sérieuses, que tu ne dois pas connaître.

Ludovic balbutia des excuses et supplia sa grande sœur de ne pas instruire son père de la faute dont il venait de se rendre coupable.

— Je ne dirai rien pour cette fois, fit-elle en le menaçant du doigt ; mais que je ne t’y prenne plus. Justement, je viens chercher papa, que l’on demande en ville.

Pendant que Ludovic se retirait, tout penaud, Mlle Rabican, après s’être annoncée par trois coups discrètement frappés, pénétrait dans le cabinet de travail paternel.

Le docteur sourit à la vue de sa fille et mit un baiser sur son front. Alban Molifer, après un profond salut, s’était retiré à l’écart.

— Qu’y a-t-il donc, petite, demanda joyeusement le docteur, pour que tu viennes ainsi nous troubler dans nos savantes méditations ?

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