Aime et tu renaîtras/Texte entier

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3 exemplaires sur papier pur fil, numérotés de 1 à 3.
AIME, ET TU RENAÎTRAS !
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AIME, ET TU RENAÎTRAS !


PREMIÈRE PARTIE




I


Affairé, important, mugissant à plein tuyau, le petit train d’intérêt local venait de traverser la Loire, sur le pont de Chalonnes, et se lançait maintenant, d’un élan courageux, par la fraîche et riante campagne, encore parée de couleurs printanières. L’odeur exquise des herbes fleuries, abattues par les faucheuses, montait des vastes plaines, où s’alignaient de minces peupliers. Le ciel nacré, le grand fleuve indolent, les prairies, les vergers, les haies de roses, les maisons blanches festonnées de vignes, les enfants même accourus sur les portes, tout respirait la douceur angevine, la quiétude heureuse d’une terre prospère. 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Les deux bras de la jeune femme se tendirent vers le « chenapan », qui s’inclina avec complaisance pour l’accolade fraternelle. Hélène appuya son front contre la poitrine de Jean, et cet abandon silencieux était si éloquent que le cynique garçon sentit une goutte d’eau rouler de ses paupières à ses moustaches. Et impossible de l’effacer, cette sotte larme ! Car Mlle Mainfrey agrippait la seule main qu’il eût de libre, dans une pression vigoureuse, virile et cordiale, en murmurant :

— Ah ! que c’est gentil tout ce que vous venez de dire là ! Et encore bien mieux ce que vous vous proposez de faire ! La laissant à votre garde, j’aurai moins de regret et de remords à la quitter !

Et ainsi, par un triple changement de résidence, de fonctions et d’existence, s’achevèrent les vacances de M. Jean Marescaux ! La conversion au travail commençait pour lui une ère nouvelle.


DEUXIÈME PARTIE




I


— Un an déjà !

Ainsi Mme Boulommiers s’ébahissait au retour de la date funèbre. Et sa nièce répondait avec quelque amertume à cette exclamation inconsciente :

— Déjà, oui !

Le temps, léger aux insouciants, se traîne lourdement pour les affligés.

Cependant, on pouvait s’étonner, ainsi que Mme Boulommiers, — mais dans un sens diamétralement opposé, — lorsqu’en supputant la durée, on estimait le formidable travail accompli depuis la catastrophe qui avait privé l’usine de son chef.

Une intense activité avait augmenté et Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/122 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/123 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/124 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/125 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/126 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/127 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/128 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/129 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/130 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/131 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/132 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/133 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/134 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/135 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/136 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/137 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/138 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/139 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/140 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/141 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/142 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/143 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/144 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/145 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/146 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/147 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/148 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/149 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/150 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/151 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/152 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/153 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/154 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/155 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/156 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/157 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/158 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/159 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/160 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/161 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/162 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/163 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/164 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/165 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/166 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/167 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/168 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/169 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/170 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/171 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/172 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/173 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/174 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/175 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/176 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/177 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/178 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/179 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/180 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/181 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/182 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/183 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/184 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/185 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/186 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/187 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/188 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/189 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/190 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/191 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/192 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/193 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/194 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/195 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/196 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/197 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/198 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/199 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/200 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/201 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/202 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/203

— Pourquoi pas, en somme ? N’est-il pas désirable qu’elle reprenne pied dans la vie ! Je ne vois guère d’homme qui soit plus digne d’elle que celui-là.

Instinctivement, il se retourna vers ceux qui suivaient. Mais Hélène ne marchait plus parmi eux. Entre les baliveaux d’un sentier de la futaie, Jean distingua la forme noire, svelte et rapide, qui s’éloignait.

— Elle aussi nous fuit !… Bizarre, en vérité ! Par l’allée obscurcie déjà, la jeune femme fuyait réellement. Mais, délivrée de ses compagnons, elle ne parvenait pas à rejeter l’idée qui la tourmentait. Tandis que Fabert parlait là-bas, sur le pont, avec un feu inaccoutumé, confessant les aspirations de jouvenceau que développait sa laborieuse maturité, Hélène, soudain, reconnaissait quelle voix la guidait depuis plus de quatre ans.

La haine de Mme Boulommiers avait donc été clairvoyante. Quand la veuve de Serge croyait obéir à des suggestions d’outre-tombe, c’était un être vivant qui la dirigeait, au nom du disparu…

En vain, de toute sa fierté révoltée, essaierait-elle de secouer l’influence établie ! Sa personnalité resterait profondément et complètement modifiée par les conceptions qu’un autre esprit y avait infusées. Oh ! la sournoise emprise dont elle n’avait jamais eu conscience, et grandie maintenant jusqu’à la souveraine domination !

Alors ? Alors ? Comment se retrouver soi-même, démêler en sa mentalité ce qui lui appartenait en propre ? Inquiétante et humiliante confusion !

Lasse et essoufflée, Hélène voulut interrompre sa course par un repos qui prolongerait son isolement, avant de revenir près de ses hôtes. Mais, du banc de pierre vers lequel elle se dirigeait, se dressa une forme, indistincte dans le crépuscule.

— N’aie pas peur, sœurette ! Ce n’est que moi ! fit la voix blanche du jeune Edmond.

Ils s’assirent l’un près de l’autre. Et le cadet s’excusa d’être resté invisible, cette fin d’après-midi. Des lettres à écrire — une surtout qui importait ! Sans doute arriverait-il à Paris avant l’épître. Du moins, prouverait-il que sa pensée, dans l’éloignement, avait été fidèle…

« Mon Dieu ! faudrait-il encore entendre parler d’amour ? » Mais le pauvre enfant brûlait visiblement du désir d’épancher son cœur naïf. La grande sœur se résigna.

Et dans l’ombre épaissie, longuement, elle dut écouter l’éloge de la femme idéale et captivante, blonde, musicienne, exquisement charitable, aimant si passionnément la France, quoique née en Amérique !

— Ah ! elle n’est pas de notre race ! observa Hélène avec regret. Tant pis ! Enfin, les Américains sont nos alliés, à présent !


TROISIÈME PARTIE




I


C’est un des côtés les plus fâcheux de la destinée humaine que nos satisfactions d’amour-propre soient accompagnées presque immanquablement de mesquines avanies qui en diminuent le prix. Point de triomphe dont les guirlandes ne recèlent des épines !

Ainsi en advenait-il pour Mme Jouvenet. La mère, qui avait pu voir sa fille devenir Mme Jean Marescaux et, installée au château, être traitée en sœur par la châtelaine, devait, semble-t-il, toucher à l’apogée de ses rêves ! Établie elle-même dans une gentille maison neuve, à l’entrée du bourg, une jeune bonne à son service, la douce Lilette restant sa compagne attentive et enjouée, visitée assidûment par Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/208 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/209 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/210 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/211 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/212 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/213 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/214 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/215 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/216 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/217 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/218 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/219 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/220 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/221 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/222 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/223 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/224 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/225 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/226 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/227 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/228 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/229 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/230 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/231 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/232 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/233 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/234 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/235 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/236 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/237 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/238 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/239 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/240 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/241 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/242 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/243 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/244 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/245 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/246 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/247 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/248 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/249 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/250 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/251 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/252 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/253 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/254 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/255 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/256 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/257 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/258 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/259 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/260 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/261 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/262 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/263 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/264 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/265 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/266 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/267 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/268 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/269 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/270 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/271 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/272 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/273 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/274 Page:Alanic - Aime et tu renaitras.djvu/275 de l’accabler et de lui enlever ses dernières forces.

En cet état de dépression absolue, il ne lui fut pas davantage possible de commander à son âme, et de maintenir la fière réserve dont il se cuirassait d’habitude. Le secret, maîtrisé avec un si dur stoïcisme, rompait toute entrave et se révéla, éclatant, dans la rougeur qui embrasait le front, dans la flamme des prunelles agrandies. Tandis qu’Hélène avançait, lentement, la physionomie de Fabert s’imprégnait d’extase. Ainsi un visionnaire qui contemple, éperdu, doutant du miracle, la divinité qu’il implore, glissant vers lui dans un rayon céleste de clarté.

Elle approchait sans secousses, comme attirée par une fascination d’hypnose, les yeux rivés aux yeux qui l’adoraient.

— Je voulais vous remercier de l’immense service, commença-t-elle, balbutiante.

Tous deux s’aperçurent alors que les autres s’étaient éclipsés, les laissant seule à seul. Ils ne s’en troublèrent pas. Cette complicité évidente de l’entourage bien intentionné leur fit seulement mieux comprendre à quelle inévitable fin tout les conviait. Subjugués par la fatalité immanente, ils ne songèrent pas à se révolter.

Ils touchaient à l’heure élue, l’heure qui ne passe qu’une fois, et qu’il importe de saisir. Les scrupules, les atermoiements, les anxiétés, dont ils s’étaient suppliciés, leur parurent, à cet instant, des futilités sans portée. Rien ne comptait plus, que la nécessité de se joindre, que le désir de continuer ensemble la marche en avant et de soutenir, de leurs efforts unis, le poids de l’existence.

Vaines et impuissantes eussent été les paroles ! L’inexprimable rayonnait de leurs regards éblouis. Leurs âmes, dans ce silence, se livraient leurs confiants espoirs.

Néanmoins, un dernier sursaut des longues inquiétudes agita encore Fabert.

— J’ai redouté… après ma confession d’une faute de jeunesse, de m’être amoindri dans votre estime ! Avais-je raison de le supposer ?

— Non, fit-elle très bas, plus confuse encore que l’homme n’était craintif. Jamais vous ne m’avez paru plus digne et plus généreux qu’au moment où vous acheviez cet aveu… qui devait atténuer les torts d’un autre… et expliquait votre fidèle dévouement.

Sans hâte, avec une infinie délicatesse, comme s’il eût cueilli une fleur, Armand Fabert prit la douce main pendante, et la porta vers ses lèvres.

— Depuis toujours ! murmura-t-il avec ferveur. Et, que vous le vouliez ou non, à toujours ! Croyez en moi !

Deux larmes au bord des cils, elle répondit simplement :

— Je crois ! À toujours !


FIN

TABLE DES MATIÈRES


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