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Analyse du Kandjour/Abrégé des matières du Tandjour

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Traduction par Léon Feer.
Texte établi par Musée Guimet, Paris (Tome 2p. 355-379).

ABRÉGÉ DES MATIÈRES
DU TANDJOUR
PAR
CSOMA DE Koros
TRADUIT DE L ANGLAIS


AVIS DU TRADUCTEUR

L’analyse du Tandjour qui, dans le volume XX des Asiatic Researches, viont à la suite de Tanalyse du Kandjour, ne doit pas en être séparée. On va voir que le Tandjour offre une masse d’ouvrages bien plus considérable que celle du Kandjour. 11 compte deux cent cinquante-trois volumes, tandis que le Kandjour n’en a que cent. Mais ce n’est pas un recueil canonique ; il y a de tout dans le Tandjour, et eu particuUer, beaucoup d’ouvrages étrangers au bouddhisme. Néanmoins, ces deux recueils sont unis par milieu très étroit. Beaucoup d"ouvrages du Tandjour sont des commentaires de divers traités du Kandjour ou se réfèrent à des développements du bouddhisme postérieurs à la rédaction des écrits rassemblés dans le recueil canonique. L’analyse du Tandjour par Csoma est très sommaire. Un travail tel que celui qu’il a exécuté jiour le Kandjour serait immense et formerait tout un volume. Néanmoins, si restreintes que soient les bornes dans lesquelles Csoma a dû se renfermer, son travail présente un vif intérêt ; et nous avons l’assurance que le lecteur sera heureux de trouver, à la suite du grand travail de Csoma sur le Kandjour, les renseignements qu’il nous fournit sur la vaste collection du Tandjour. (L. F.) 



ABRÉGÉ DES MATIÈRES DU BSTAN-HGYUR

Le Bstan Hgyur est une compilation tibétaine de toutes sortes d’ouvrages littéraires composés pour la plupart par des Pandits indiens, et quelques-uns par des Tibétains savants, dans les premiers siècles qui suivirent l’introduction du bouddhisme au Tibet, c’est-à-dire à partir du septième siècle de notre ère. L’ensemble forme deux cent vingt cinq volumes et se partage en deux classes, le Rgyud et le Mdo, (en sanskrit Tantra et Sûtra). Le Rgyud, qui traite principalement de rituels et de cérémonies tantrika, occupe quatre-vingt-sept volumes. Le Mdo, qui traite de science et de littérature, en absorbe cent trente-six. Un volume à part renferme des hymnes ou éloges de plusieurs divinités ou de saints. Enfin un volume sert d’index pour le tout.

Nota. — On ne donne ici qu’un abrégé des matières de la collection du ‘Bstan-gyur sans mentionner les titres sanskrits des ouvrages, vu qu’ils n’ont pas été insérés dans le volume d’index actuellement entre les mains de l’auteur de cet article, et que, pendant son séjour au Tibet, ledit auteur n’a pas eu le loisir de se reporter aux volumes pour copier les titres sanskrits. Du reste il a remarqué que les titres de plusieurs traités ou ouvrages séparés y étaient exprimés seulement en tibétain. Ces volumes ne sont pas à la bibliothèque de la Société Asiatique.

Voici une liste de quelques-uns des ouvrages énumérés dans l’index ; elle se divise eu trois parties relalives : la première à la collection des hymnes etc., la deuxième au Rgyud, et la dernière au Mdo.

1. BSTOD-TS’OGS བསྟོད་ཚོགས་ །
COLLECTION D’HYMNES ET DE PRIÈRES

1. Khyad-par-du-phags-pahi-bstod-pa, ཁྱད་པར་དུ་འཕགས་པའི་བསྟན་པ །, Hymnes à la louange du Tout-Puissant.

2. Dehi-hgrel-pa, དེའི་འགྲེལ་པ།. Commentaire du précédent.

3. Thams-cad-mkhyen-pa dvang-phyug-chen-pohi-bstod-pa, ཐམས་ཅད་ཁྱེན་པ་དབང་ཕྱུག་ཆེན་པོའི་བསྟོན་པ།. Hymne au Seigneur tout-puissant omniscient.

4. Lha-las-phul-du byung-var-bstod-pa, ལྷ་ལས་ཕུལ་དུ་བྱུང་བར་བསྟོད་པ།. Hymne à Celui qui est exalté au-dessus de tous les dieux.

5. Dehi-rgya-cher vçad-pa, དེའི་རྒྱ་ཆེར་བཤད་པ་ །. Vṛtti (ou explication détaillée du précédent).

6. Sangs-rgyas-kyi bstod-pa, སངས་རྒྱས་ཀྱི་བསྟོད་པ།. Éloge du Buddha.

7. Chos-sku-la-gnas-pahi yon-tan thun-mong-ma yin-pahi bstod-pa, ཆོས་སྐུ་ལ་གནས་པའི་ཡོན་ཏན་ཐུན་མོང་ལ་ཡིན་པའི་བསྟོད་པ།. Hymne à propos des qualités spéciales inhérentes à la personne de l’Intelligence suprême.

8. De kho-na-ñid la-vstod-pa, དེ་ཁོ་ན་ཉིད་ལ་བསྟོད་པ།. Hymnes sur la nature essentielle de Dieu (ou sur le Tattva)[1].

9. Bdud-btul-va-la-bstod-pa, བདུད་བཏུལ་བ་ལ་བསྟོད་པ།. Louange à Celui qui a surmonté le diable (c’est-à-dire au Buddha).

10. Chos-kyi-dvyings-su-bstod-pa, ཆོས་ཀྱི་དབྱིངས་སུ་བསྟོད་པ།. Hymne sur la résidence ou la racine de moralité.

11. Dpe-med-par-bstod-pa, དཔེ་མེད་པར་བསྟོད་པ​།. Éloge de l’Incomparable.

12. Hjig-rten-las-hdas-par-bstod-pa, འཇིག་ཏེན་ལས་འདས་པར་བསྟོད་པ།. Louange à Celui qui a quitté le monde.

13. Sems-kyi-rdo-rje-la bstod-pa, སེམས་ཀྱི་རྡོ་རྗེ་ལ་བསྟོད་པ།. Éloge à l’essence de l’àme (à l’Âme suprême) ou esprit.

14. Don-dam-par-bstod-pa, དོན་དམ་པར་བསྟོད་པ།. Hymne sur l’intelligence réelle ou sainte.

15. Sku-gsum-la bstod-pa, སྐུ་གསུམ་ལ་བྶྟོད་པ།. Hymne sur les trois corps ou personnes (Dharma kâya, Sambhoga-kâya et Nirmana-kâya)[2].

16. Sku-gsum-la bstod-pahi-hgrel-pa, སྐུ་གསུམ་ལ་བྶྟོད་པའི་འགྲེལ་པ།. Commentaire du précédent.

17. Sems-can mgu-var-bya vahi-bstod-pa, སེམས་ཅན་མགུ་བར་བྱ་བའི་བསྟོད་པ།. Hymne qui réjouit les êtres animés.

18. Çes-rab-kyi-pha-rol-tu phyin-pahi bstod-pa, ཤེས་རབ་ཀྱི་ཕ་རོལ་ཏུ་ཕྱིན་པའི་བསྟོད་པ།. Éloge de la sagesse excellente.

19. Bsam-gyis-mi khyab-pahi bstod-pa, བསམ་གྱིས་མི་ཁྱབ་པའི་བསྟོད་པ།. Hymne sur Celui que l’esprit ne peut comprendre.

20. Bstod-pa-las hdas-par-bstod-pa, བསྟོད་པ་ལས་འདས་པར་བསྟོད་པ།. Louange à Celui qui est au-dessus de toute louange.

21. Bla-na-med pahi bstod-pa, བླ་ན་མེད་པའི་བསྟོད་པ།. Hymne sur Celui au-dessus de qui il n’y a rien (l’Être suprême).

22. Rje-btsun-hjam-dpal-gyi-don-dam-pahi bstod-pa རྗེ་བཙུན་འཇམ་དཔལ་གྱི་དོན་དམ་པའི་བསྟོད་པ།. Hymnes sur Jam-pal (Mañjuçrî, dieu de la sagesse).

23. Hphags-pa hjam-dpal-gyi sñing-rje-la bstod-pa, འཕགས་པ་འཇམ་དཔལ་གྱི་སྙིང་རྗེ་ལ་བསྟོད་པ​།. Hymne sur la compassion de Arya Mañjuçrî.

24. Gnas-chen-po brgyad-kyi-mchod-rten-la bstod-pa, གནས་ཆེན་པོ་བརྒྱད་ཀྱི་མཆོད་རྟེན་ལ་བསྟོད་པ།. Éloges et hymnes à la gloire des reliquaires (Sk. Caitya) établis aux huit différentes places où sont déposées les reliques de Çâkya.

25. Mdzad-pa-bcu-gñis-kyi ts’ul-la bstod-pa, མཛད་པ་བཅུ་གཉིས་ཀྱི་ཚུལ་ལ་བསྟོད་པ།. Hymnes sur les douze actes (du Buddha)[3].

26. Phyag-ht’sal-vahi-bstod-pa, ཕྱག་འཚལ་བའི་བསྟོད་པ།. Éloge à répéter au moment de l’adoration (ou quand on se prosterne devant une image du Buddha).

27. Dmyal-va-nas-hdon pahi-bstod-pa, དམྱལ་བ་ནས་འདོན་པའི་བསྟོད་པ།. Louange à Celui qui délivre de l’enfer.

28. Sangs-rgyas Bcom-ldan-hdas-la-bstod-pa-bsngags-par-hos-pa-bsn-gags-pa, བསང་རྒྱས་བཅོམ་ལྡན་འདས་ལ་བསྟོད་པ་བསྔགས་པར་འོས་པ་བསྔགས་པ།. Louange au Buddha, le triomphateur, digne d’être loué.

29. Dkon-mchog-gsum-la-bkra-çis-kyi-bstod-pa, དཀོན་མཆོག་གསུམ་ལ་བཀྲ་ཤིས་ཀྱི་བསྟོད་པ།. Louange de bénédiction aux trois saints (Buddha, Dharma et Sangha).

30. Sangs-rgyas-kyi-mts’an-la-bstod-pa, སང་རྒྱས་ཀྱི་མཚན་ལ་བསྟོད་པ།. Éloge des signes caractéristiques du corps d’un Buddha.

31. Gcig-las-hphros-pahi-bstod-pa, གཅིག་ལས་འཕྲོས་པའི་བསྟོད་པ།. Éloge de Celui qui est sorti de l’Unique.

32. Sangs-rgyas sum-cu rtsa-lngahi bstod-pa, སངས་རྒྱས་སུམ་ཅུ་རྩ་ལྔའི་བསྟོད་པ།. L’éloge de trente-cinq Buddhas.

33. Ts’ig brgyad-pahi bstod-pa, ཚིག་བརྒྱད་པའི་བསྟོད་པ།. Éloge de huit mots.

34. Dkon-mchog-gsum-gyi bstod-pa, དཀོན་མཆོག་གསུམ་གྱི་བསྟོད་པ།. Hymne sur les trois saints[4].

35. Dehi hgrel-pa, དེའི་འགྲེལ་པ།. Commentaire du précédent.

36. Yang dkon-mchog-gsum-gyi-bstod-pa, ཡང་དཀོན་མཆོག་གསུམ་གྱི་བསྟོད་པ།. Autre hymne sur les trois saints.

37. Brgya lnga bcu pahi bstod-pa, བརྒྱ་ལྔ་བཅུ་པའི་བསྟོད་པ།. Hymne en cent cinquante çlokas.

38. Dehi hgrel-pa, དེའི་འགྲེལ་པ།. Commentaire du précédent.

39. Gaṇḍihi bstod-pa, གཎྜིའི་བསྟོད་པ. Éloge d’une cloche (ou d’une crécelle en bois)[5].

40. Spel-mar-bstod-pa, སྤེལ་མར་བསྟོད་པ།. Éloge en prose et en vers.

41. De bjin-gçegs-pa thams-cad-la bstod-pa, དེ་བཞིན་གཤེགས་པ་ཐམས་ཅད་ལ་བསྟོད་པ།. Louange à tous les Tathâgatas (Buddhas).

42. Bcom-ldan-hdas Çâkya-thub-pahi bstod-pa, བཅོམ་ལྡན་འདས་ཤྰཀྱ་ཐུབ་པའི་བསྟོད་པ།. L’éloge du puissant Çâkya, le triomphateur[6].

43. Yon-tan mthah-yas-par-bstod-pa, ཡོན་ཏན་མཐའ་ཡས་པར་མསྟོད་པ།. Louange à Celui dont les perfections sont infinies.

44. Yon-tan-mthah yas-pahi don-gyi ts’ig lehur-byas-pa, ཡོན་ཏན་མཐའ་ཡས་པའི་དོན་གྱི་ཚིག་ལེའུར་བྱས་པ།. Commentaire sur le précédent, en vers explicatifs.

45. Sangs-rgyas mya ngan-las-hdas-pa la bstod-pa, སང་རྒྱས་མྱ་ངན་ལས་འདས་པ་ལ་བསྟོད་པ།. Hymne sur la mort (la délivrance de la peine) d’un Buddha ou éloge du sûtra dans lequel la mort de Çâkya est décrite[7].

46. Bçags-pahi bstod-pa, བཤགས་པའི་བསྟོད་པ།. L’éloge de la confession des péchés, avec un commentaire.

47. Sangs-rgyas-dvang-bskur-vahi-bstod-pa, སངས་རྒྱས་དབང་བསྐུར་བའི་བསྟོད་པ།. Hymne sur l’inauguration du Buddha.

48. Bcom-ldan-hdas-la bstod-pa dpal-rdo rje-hdzin-gyi-dvyangs, བཅོམ་ལྡན་འདས་ལ་བསྟོད་པ་དཔལ་རྡོ་རྗེ་འཛིན་གྱི་དབྱངས​།. Hymne à Bhagavat chanté par Vajra-dhara, avec un commentaire.

49. De-bjin gçegs-pa lngahi bstod-pa, དེ་བཞིན་གཤེགས་པ་ལྔའི་བསྟོད་པ།. Hymne sur cinq Tathâgatas (Buddhas)[8].

Hymne sur sept Tathâgatas (Buddhas)[9].

Hymne sur huit Tathâgatas (Buddhas)[10].

50. Rab-tu snga-var-nam langs-pahi-bstod-pa, རབ་ཏུ་སྔ་བར་ནམ་ལངས་པའི་བསྟོད་པ།. Hymne à dire le matin de très bonne heure (quand on se lève).

51. Gnas chen-po brgyad kyi mchod-rten-la phyag-hts’al-vahi-bstod-pa, གནས་ཆེན་པོ་བརྒྱད་ཀྱི་མཆོད་རྟེན་ལ་ཕྱག་འཚལ་བའི་བསྟོད་པ།. Hymne d’adoration aux saints reliquaires dans les huit endroits (où ont été déposées les reliques de Çâkya[11].

52. Bskal-bzang-sangs-rgyas stong-gi bstod-pa bskal bzang-rgyan-gyi-phreng-va, བསྐལ་བཟང་སངས་རྒྱས་སྟོང་གི་བསྟོད་པ་བསྐལ་བཟང་རྒྱན་གྱི་ཕྲེང་བ།. Rosaire ornemental de l’Age heureux, ou hymne sur les mille Buddhas de l’Age heureux[12].

53. Sbyor-va bjihi-lahi-bstod pa, སབྱོར་བ་བཞིའི་ལྷའི་བསྟོད་པ།. Éloge des quatre dieux unis.

54. Bdag-ñid-chen-po grags’pa rgyal-mts’an-la bstod-pa, བདག་ཉིད་ཅེན་པོ་གྲགས་པ་རྒྱལ་མཚན་ལ་བསྟོད​་པ།. Éloge du grand seigneur Étendard de la renommée (ou panégyrique d’un grand Lama de ce nom).

55. Bla-ma dam-pa-chos-kyi rgyal-po la bstod-pa, བླམ་དམ་པ་ཆོས་ཀྱི་རྒྱལ་པོ་ལ་བསྟོད་པ།. Panégyrique d’un saint Lama, prince de la moralité.

56. Dus mchod-bjihi ts’ig lehur byas-pa, དུས་མཆོད་བཞིའི་ཚིག་ལེཧུར་བྱས་པ།. Quatre sacrifices célébrés à certaines époques, expliqués en vers.

57. Ts’igs-su bcad-pa gcig-pahi-hgrel-va, ཚིག་སུ་བཅད་པ་གཅིག་པའི་འགྲེལ་བ།. Commentaire sur un çloka.

58. Çâkya-thub-pahi-bstod-pa, ཤྰ་ཀྱ་ཐུབ་པའི་བསྟོད་པ།. Éloge de Çâkya-thub-pa[13].

Outre ces textes, il y a encore beaucoup d’autres éloges, hymnes, prières, mêlés aux Tantras adressés à certaines divinités particulières ou dieux protecteurs, etc.

Les noms des auteurs et traducteurs des ouvrages ou traités ci-dessus spécifiés se trouvent dans l’index (Dkar-chog) de la compilation du Bstan-hgyur.


II. RGYUD (Sk. Tantra)

Selon l’Index, il y a dans cette classe deux mille six cent quarante traités de différente étendue, remplissant quatre-vingt-sept volumes.

Ils traitent en général du rituel et des cérémonies de la doctrine mystique des bouddhistes ; le texte en est parsemé d’instructions, d’hymnes, de prières et d’incantations. L’Index signale vingt-quatre chapitres entre lesquels sont réparties toutes les matières de cette classe.

Voici le titre et l’étendue de ces vingt-quatre chapitres :

1. Dus-kyihkor-lo, དུས་ཀྱི་འཀོར་ལོ། : « Le cercle du temps » (Sk. Kâlacakra), cinq volumes (ga-ca). — Cinquante-deux traités[14].

2. Bde-mchog, བདེ་མཆོག་ : « Le parfait bonheur » (Sk. Sambara), neuf volumes (cha-pha). — Cent quatre-vingt-huit traités[15].

3. Kye-rdo-rje, ཀྱེ་རྡོ་རྗེ་ : « Ô puissant Seigneur ! » (Sk. He-Vajra), huit volumes (ba-ca). — Cent soixante traités[16].

4. Dpal-rdo-rje-gdan-bji, དཔལ་རྡོ་རྗེ་གདན་བཞི. « Les quatre nobles sièges de diamant » (sk. Çrî-catur-Vajrâsana). Portion du volume ha. — Quatorze traités.

5. Sgyu-hprul chen-mohi-rgyud-kyi-skor, སྒྱུ་འཕྲུལ་ཆེན་མོའི་རྒྱུད་ཀྱི་སྐོར​།. Ouvrages tantrika sur la Grande-Illusion (Mahâmâya), partie du volume ha. — Vingt-six traités[17].

6. Rdo-rje-bdud-rtsihi-skor, རྡོ་རྗེ་བདུད་རྩིའི་སྐིར​། : « Le précieux breuvage d’immortalité » (sk. Vajra-amṛta). Portion du volume ya. — Trois traités[18].

7. Sangs-rgyas-thod-pa, སངས་རྒྱས་ཐོད་པ།. « Le crâne du Buddha, (Buddha-kapala). Partie du volume ya. — Sept traités[19].

8. Sangs-rgyas mñam sbyor, སངས་རྒྱས་མཉམ་སྦྱོར​། : « L’union avec le Buddha » (Buddha-yoga), volume ya-ra. — Vingt-quatre traités.

9. Sgrol-ma etc., rnal hbyor chen-pohi-rgyud, སྒྲོལ་མ་རྣལ་འྦྱོར་ཆེན་པོའི་རྒྱུད​།. Tara, la déesse etc., etc. Tantra de l’espèce Mahâ-yoga (vol. la). — Quatre-vingt-cinq traités.

10. Rnal-hbyor-chen-pohi-thabs kyi rgyud-gsang-va hdus pa, རྣལ་འབྱོར་ ཆེན་པོའི་ཐམས་ཀྱི་རྒྱུད་གབང་བ་འདུས།. Tantra sur la méthode de la méditation abstraite (de l’espèce Mahâ-yoga). Collection de mystères, seize volumes (ça ni). — Cent quatre-vingt-seize traités.

11. Gçin-rje-gçed-kyi-skor, གཤིན་རྗེ་གཤེད་ཀྱི་སྐོར​།. Le seigneur de la mort (ou des morts) Yama. Deux volumes (ni-pi). — Cent trente-six traités.

12. Mts’an-brjod (rnal-hbyor-bla-med-du bkral-vahi skor), མཚན་བརྗོད​ (རྣལ་འབྱོར་བླ་མེད་དུ་བཀྲལ་བའི་སྐོར​). Énumération des attributs divins de l’Être suprême (c’est le degré le plus élevé du Mahâ-yoga ou de la méditation abstraite). Portion du volume phi. — Vingt-neuf traités.

13. Bde-chen-rab-gcig-am etc., བདེ་ཆེན་རབ་གཅིག་མ​, etc. Vingt-cinq divinités mâles et femelles. Portion du volume phi. — Quatre-vingt- dix traités.

14. Phyag na-rdo-rje, ཕྱག་ན་རྡོ་རྗེ (Vajrapâni), sur plusieurs divinités de cette tribu, comme emblèmes de puissance, vengeance, cruauté etc. Deux volumes (phi-bi). — Soixante-cinq traités.

15. Rnal-hbyor-bla-med-rgyud-sde-spyihi skor རྣལ་འབྱོར་བླ་མེད་རྒྱུད་སྡེ་སྤྷྱིའི་སྐོར​།. Tantra sur le Mahâ-yoga ou la théorie, la méditation et les exercices des Mahâ-yogis. Deux volumes (mi-ts’i). — Cent cinquante-cinq traités.

16. Rnal-hbyor-rgyud-kyi-skor, རྣལ་འབྱོར་རྒྱུད་ཀྱི་སྐོར​. Tantra sur le commun Yoga. Neuf volumes (dzi-çe). — Vingt-sept traités.

17. Mts’an brjod མཚན་བརྗོད​. Énumération et définition de plusieurs attributs divins. Quatre volumes (si-hu). — Quatre-vingt-quinze traités.

18. Ngan song-sbyong-rgyud, ངན་སོང་སྦྱོང་རྒྱུད​. Tantra pour diminuer le nombre des damnés ou de ceux qui souffrent dans l’enfer et dans d’autres lieux de mauvaise transmigration. Quatre volumes (ku-ngu) — Trente-huit traités.

19. Spyod-pahi-rgyud, སྤྱོད་པའི་རྒྱུད​. Tantras traitant des pratiques de votes. Deux volumes (ngu-cu). — Sept traités.

20 et 21. Bya-vahi-rgyud, བྱ་བའི་རྒྱུད​. Tantras sur des actes de dévotion. Sept volumes (chu-nu). — Six cent cinquante-quatre traités.

22. Theg-pa-gsum-rgyud-sde-bji ཐེག་པ་གསུམ་རྒྱུད་སྡེ་བཞི : Traités sur les trois véhicules ou principes : les quatre classes de tantras portion de volume (nu). — Vingt et un traités.

23. Gtor-mahi-cho-ga etc., etc., གཏོར་མའི་ཆོ་ག. Rites et cérémonies concernant les offrandes aux mauvais esprits, volume nu.

24. Gsar-du-bcug-pahi-chos ts’an, གསར་དུ་བཅུག་པའི་ཆོས་ཚན​. Traités ajoutés postérieurement aux tantras, sur l’initiation, la consécration, la délivrance etc. Quatorze volumes (pu-lu).

Telles sont, en général, les matières des quatre-vingt-sept volumes de la classe tantra.

Voici maintenant quelques-uns des titres des traités renfermés dans les chapitres énumérés ci-dessus[20] :

 Nota. — Les lettres tibétaines mises devant le volume désigné indiquent le rang de ce volume. Les trente lettres de l’alphabet tibétain, dénuées de tout signe de voyelles expriment les trente premiers nombres ; les mêmes lettres pourvues du signe de l’i désignent les nombres 31 à 60 ; pourvues du signe de l’u, elles désignent les nombres 61 à 90 ; pourvues du signe de l’e, les nombres 91 à 120 ; pourvues du signe de l’o, les nombres 120 à 150.

(Ka ) Dus-kyi hkhor-lo, དུས་ཀྱི་འཁོར་ལོ། (Kâla-cakra) : « Le cercle du temps » pris dans son sens propre ; mais souvent le terme exprime le nom d’un dieu particulier préposé à plusieurs autres dieux d’un rang inférieur. Ce système a pris naissance au nord de l’Asie dans le fabuleux pays de Çambhala, près de la rivière Sihon (ou Sila) et fut introduit dans l’Inde au xe siècle de notre ère. En dehors des divers rites et cérémonies à observer en représentant les divinités mâles et femelles de ce système religieux, la doctrine fondamentale qu’il enseigne est celle qui roule sur la nature de l’Adi-Buddha et le genre d’adoration qui lui est le plus agréable (1).

Dri-ma-med-pahi hod, དྲི་མ་མེད་པའི་འོད​།. « Lumière sans tache », est le titre d’un long commentaire sur l’ouvrage précédent (2).

Dus-kyi-hkhor-lohi-sgrub-thabs, དུས་ཀྱི་འཁོར་ལོའི་སྒྲུབ་ཐབས​།. Sur le rituel et les cérémonies du système Kâla-cakra (3).

Dkyil-khor-gyi-cho-ga, དུས་ཀྱི་འཁོར་གྱི་ཆོ་ག།. « Les cérémonies du mandala (4). »

Dkyil-khor-gyi man-ngag, དུས་ཀྱི་འཁོར་གྱི་མན་ངག​།. « Instructions pour l’accomplissement des cérémonies dans les mandalas (5).

(Nga iv). Dkyil-khor-gyi sdom-ts’ig, དུས་ཀྱི་འཁོར་གྱི་སྡོམ་ཚིགས​།. Matières d’instructions et de vœux (6).

Dus-hkhor-la hjug-pahi rtsis-kyi bstan-bcos, དུས་འཁོར་ལ་འཇུག་པའི་རྩིས་ཀྱི་བསྟན་བཅོས​།. Ouvrage astronomique servant d’introduction au Kâlacakra (7).

Ñi-zla hdzin-pahi-rtsis, ཉི་ཟླ་འཛིན་པའི་རྩིས​།. Calculs des éclipses de soleil et de lune (8).

Mchog-gi dang-pohi sangs rgyas, མཆོག་གི་དང་པོའི་སངས་རྒྱས​།. Le premier des Buddhas l’Adi-Buddha (9).

(Ca v) Rab-gnas, རབ་གནས​།. Consécration (d’une image faite récemment d’un livre, d’un reliquaire de Buddha ou de saint) (10).

Sbyin-sreg, སྦྱིན་སྲེག​།. Offrandes brûlées (11).

Mts’an-brjod, མཚན་བརྗོད​. Énumération des différents noms, titres, épithètes ou attributs d’un Buddha quelconque, ou spécialement de l’Adi-Buddha (12).

(Pa xiii) Bde-mchog-gi-sgrub-thabs, བདེ་མཆོག་གི་སྒྲུབ་ཐབས​།. La manière de préparer et de représenter cette déité avec sa suite (13).

Dkyil hkhor-gyi-cho-ga, དཀྱིལ་འཁོར་གྱི་ཆོ་ག།. Cérémonies à accomplir dans le cercle ou mandala (14).

Man-ngag, མན་ངག​. Instructions (15).

(Ja xxi) Dam-ts’ig, དམ་ཚིག. Sacrement, vœu, obligation (16).

Hbyung-po-thams-cad-kyi-gtor-chog, འབྱུང་པོ་ཐམས་ཅད་ཀྱི་གཏོར་ཆོག​།. Manière de faire des offrandes à toutes sortes d’esprits (17).

Ro-sreg-gi cho-ga, རོ་སྲེག་གི་ཆོ་ག།. Rites et cérémonies à observer quand on brûle les corps morts (ou manière de brûler les corps morts) (18).

Spyan-dvye-vahi cho-ga, སྤྱན་དབྱེ་བའི་ཆོ་ག།. Manière d’ouvrir les yeux de quelqu’un (ou cérémonie pour le faire) (19).

(La xxvi) Rmi-lam brtag-pa, རྨི་ལམ་བརྟག་པ. Examen de songes (20).

Gsang-va hdus-pa, གསང་བ་འདུས་པ།. Collection de mystères (21).

(Ts’i ཚི) Chos-kyi rnam grangs-kyi-glu, ཆོས་ཀྱི་རྣམ་གྲངས​་ཀྱི་གླུ།. Chant sur plusieurs choses relatives à la religion (22).

Hching-va rnam-grol gyi bstan bcos, འཆིང་བ་རྣམ་གྲོལ་གྱི་བསྟན་བཅོས​།. Ouvrage sur la délivrance (23).

Dvang-bskur-va, དབང་བསྐུར་བ།. Consécration, inauguration, investiture, acte d’oindre, d’initier, etc. (24).

Skyabs-su-hgro-vahi cho-ga, སྐྱབས་སུ་འགྲོ་བའི་ཆོ་ག།. Cérémonie ou rituel pour prendre refuge (en Buddha) (25).

Sems-bskyed-pahi cho-ga, སེམས་བསྐྱེད་པའི་ཆོ་ག།. Cérémonie ou rituel pour prendre la résolution de devenir saint ou d’arriver à la perfection la plus grande (26).

(Ku ཀུ lxi) Mchod-rten bsgrub-pahi cho-ga, མཆོད་རྟེན་བསྒྲུབ་པའི་ཆོ་ག།. Manière de préparer ou de représenter un Caitya (sorte de petite construction sacrée ou chapelle) (27).

(Gu གུ lxiii) Skuh hkhrus-kyi cho-ga, སྐུ་འཁྲུས་ཀྱི་ཆོ་ག།. Cérémonie pour laver l’image d’un dieu, etc. (28).

(Nu ནུ Lxviii) Rang srung-vahi cho-ga, རན་སྲུང་བའི་ཆོག།. La manière de se garder soi-même (ou la cérémonie pour cela) (29).

Gjan-bskyang-vahi cho-ga, གཞན་བསྐྱང་བའི་ཆོ་ག།. La manière de défendre ou de protéger les autres (ou cérémonie pour le faire) (30).

Pha-rol-gyi gnod-pa hsrung-va, པ་རོལ་གྱི་གནོད་པ་བསྲུང་བ།. Se préserver des injures d’autrui (31).

Pha-rol-gyi sde-gjom-pa, པ་རོལ་གྱི་སྡེ་གཞོམ་པ།. L’emporter sur une autre tribu ou vaincre un ennemi (32).

Pha-rol-dvang-du bya-va, པ་རོལ་དབང་དུ་བྱ་བ།. Soumettre un ennemi (33).

(Tu ཏུ LXix) Gjan-gyi rig-sngags-mnan-pa, གཞན་གྱི་རིག་སྔགས་མནན་པ།. L’action de rendre efficaces les charmes ou incantations des autres (34).

Kluhi-gdon-las thar-var-byed-pahi man-ngag, ཀླུའི་གདོན་ལས་ཐར་བར་བྱེད་པའི་མན་ངག​།. Incantation pour délivrer quelqu’un d’un mauvais esprit Nâga (ou d’une sorte de folie) (35).

Ji-vahi-sbyin-sreg-gi cho-ga, ཞི་བའི་སྦྱིན་སྲེག་གི་ཆོ་ག།. Cérémonie accompagnée d’offrandes qu’on brûle, pour apaiser une maladie etc. (36).

Rgyas-par-byed-pahi cho-ga, རྒྱས་པར་བྱེད་པའི་ཆོ་ག།. Cérémonie accompagnée d’offrandes qu’on bride, pour procurer l’abondance, l’accroissement, etc. (37).

Dvang-du byed-pahi cho-ga, དབང་དུ་བྱེད་པའི་ཆོ་ག།. Cérémonie pour mettre une personne en son pouvoir ou une chose en sa possession (38).

Rengs-par byed-pahi cho-ga, རེངས་པར་བྱེད་པའི་ཆོ་ག།. Cérémonie pour rendre un ennemi engourdi et sans mouvement (39).

Sngags, སྔགས​. Magie (il y a plusieurs traités sur les merveilleux effets des charmes et des incantations) (40).

Ser-va-srung-vahi thabs, སེར་བ་སྲུང་བའི་ཐབས།. Manière de se défendre contre la grêle (41).

Dmag-dpung-gjom-pahi-thabs, དམག་དཔུང་གཞོམ་པའི་ཐབས​།. Manière de vaincre une armée (42).

Mdze-nad-gso-vahi-thabs, མཟེ་ནད་གསོ་བའི་ཐབས​།. Manière de guérir la lèpre (43).

Gzungs thams-cad-kyi-sgrubs-thabs, གཟུངས་ཐམས་ཅད་ཀྱི་སྒྲུབས་ཐབས​།. Manière d’acquérir la perfection en toutes sortes de charmes et d’incantations Dhârani (44).

Çes-rab skyed-pahi cho-ga, ཤེས་རབ་སྐྱེད་པའི་ཆོ་ག. Cérémonies pour procurer ou communiquer de l’esprit à quelqu’un (45).

Çes-rab-hphel-var-byed pahi cho-ga, ཤེས་རབ་འཕེལ་བར་བྱེད་པའི་ཆོ་ག. Manière d’accroître à quelqu’un l’esprit ou l’intelligence (cérémonie pour y arriver) (46).

Dug-sel-mahi-gzungs, དུག་སེལ་མའི་གཟུངས​. Charmes (ou dhârani) de la déesse qui guérit du poison (47).

Hjam dpal-gyi sgrub-thabs, འཇམ་དཔལ་གྱི་སྐྲུབ་ཐབས​. Méthode pour acquérir une perfection comme celle de Hjam-dpal, dieu de la sagesse (48).

Tels sont les sujets de la classe tantra (Rgyud-sde).


III MDO. (Sk. Sûtra).

Cette section de la compilation du Bstan-hbyur compte cent trente-six volumes. Ils traitent en général de science et de littérature, dans l’ordre suivant : Théologie, philosophie, logique ou dialectique, philologie ou grammaire, rhétorique, poésie, prosodie, synonymie, astronomie, astrologie, médecine et morale, quelques données sur les arts mécaniques, alchimie. La théologie et la philosophie naturelle à elles seules comprennent quatre-vingt-quatorze volumes. Il s’y trouve beaucoup d’ouvrages du système tantrika. La liste suivante donne les titres de quelques-uns des traités contenus dans ces livres.

(Ka i) Mngon-par rtogs-pahi-rgyan, མངོན་པར་རྟོགས་པའི་རྒྱན​ : « Ornement du raisonnement. » — Cet ouvrage est attribué à Maitreya, le prochain Buddha. C’est une revue générale de toute la Prajñâ-Pâramitâ du Bkah-hgyur (en vingt et un volumes). Cet ouvrage, avec de nombreux commentaires par différents auteurs, occupe seize volumes. Il y a trente huit traités. C’est le premier chapitre des définitions (dans l’Index) (l).

(Tsa-gi ཙ–གི xvii-xxxiii. Quatorze volumes). Le second chapitre énumère deux cent cinquante-trois traités, qui expliquent le système madhyamika. Le premier texte original est attribué à Klu-sgrub ཀླུ་སྒྲུབ​ (Sk. Nâgarjuna).

Dvu-ma-rtsa-vahi ts’ig lehur byas-pa çes-rab-çes bya-va, དབུ་མ་རྩ་བའི་ཚིག་ལེའུར་བྱས་པ་ཤེས་རབ་ཤེས་བྱ་བ།. Les premiers principes de la sagesse, expliqués en vers, selon l’école madhyamika (2).

Rigs-pa, རིགས་པ. Argument (Nyaya) (2).

Rtsod-pa bzlog-pa, རྩོད་པ་བཟློག་པ།. La réfutation d’un adversaire, avec beaucoup de commentaires sur cet ouvrage (3).

Dvu-ma-rten-hbrel sñing-po, དབུ་མ་རྟེན་འབྲེལ་སྙིང་པོ།. L’essence de l’enchaînement des causes, selon l’école madhyamika (5).

Srid-pa hpho va, སྲིད་པ་འཕོ་བ།. Le changement de l’existence mondaine (Sk. Bhava-sankranti) (6).

Gtan ts’igs-grub-pa, གཏན་ཚིགས་གྲུབ་པ།. Le syllogisme ou l’argument parfait (7).

Hkrul-pa hjoms-pa, འཁྲུལ་པ་འཇོམས་པ།. La victoire sur l’erreur (8).

Ye-çes-sñing-po-kun-las btus, ཡེ་ཤེས་སྙིང་པོ་ཀུན་ལས་བཏུས​།. L’essence de la sagesse extraite de divers ouvrages (9).

Çes-rab-sgron-ma, ཤེས་རབ་སྒྲོན་མ. La lumière (ou la lampe) de la sagesse (10).

(Dza xix) Dvu-mahi-sñing-po, དབུ་མའི་སྙིང་པོ. L’essence de la philosophie Madhyamika (11).

Rtog-ge hbar-va, རྟོག་གེ་འབར་བ། (Sk. Tarkajvâla). Raisonnement violent ou ardent. — Commentaire sur l’ouvrage précédent (12).

On y passe en revue plusieurs sectes philosophiques de l’Inde ancienne, spécialement au point de vue du langage technique de chaque école. Les sectes mentionnées sont Sankhya, Vaiçesika, Nyâija, Mimam̃sa, Lokâyata, Vidyâkara et plusieurs autres qui adoptent pour premier principe soit Puruṣa, soit Pradhâna, soit Brahma, soit Visnu, Içvara, le Temps, les Atomes. Les Mlechas sont aussi mentionnés (sous le nom tibétain de La-lo écrit Kla-klo ཀླ་ཀློ) : mais, en général, ce sont les mahométans qui sont compris sous cette appellation.

(Ya xxiv) Byangs-chub-sems-dpahi-rnal-hbyor-spyod-pa, བྱངས་ཆུབ་སེམས་དཔའི་རྣལ་འབྱོར་སྤྱོད་པ།. Pratique Yoga d’un Bodhisattva (13).

Pung-po lnga, པུང་པོ་ལྔ. Sur les cinq agrégats (13).

Stong-ñid, སྟོང་ཉིད་, (Sk. Çunyatâ), sur la vacuité ou le vide ; notion abstraite du vide (15).

(Ra xxv) Dvu-ma-la hjug-pahi hgrel bçad, དབུ་མ་ལ་འཇུག་པའི་འགྲེལ་བཤད​།. Introduction à la doctrine Madhyamika (61).

(Ra-Ça ཡ-ཤ xxvi-xxvii). Ces volumes contiennent plusieurs ouvrages et commentaires sur la secte philosophique Yoyâcarya.

(Ça xxvii) Gtso-vohi don-gcig-du bsdus-pa, གཙོ་བོའི་དོན་གཅིག་དུ་བསྡུས་པ. Résumé des significations du terme Gtso-vo (Sk. Pradhâna) (17).

Bden-pa gñis-rnam-par-hbyed-pa, བདེན་པ་གཉིས་རྣམ་པར་འབྱེད་པ. Analyse des deux vérités (18).

(Ha xxix) Sku gsum hgrel-pa, སྐུ་གསུམ་འགྲེལ་པ. Commentaire sur les trois corps (Dharma-Sambhoga-Nirvâna-kâya) (19).

Dvu mahi lugs-kyi-sñing-po, དབུ་མའི་ལུགས་ཀྱི་སྙིང་པོ།. L’essence de la doctrine madhyamika (20).

Lta-va-tha-dad-pa rnam-par phye-va, ལྟ་བ་ཐ་དད་རྣམ་པར་ཕྱེ་བ།. Analyse de plusieurs théories opposées (21).

Sems-brtag-pa, སེམས་བརྟག་པ།. Examen ou recherche sur l’âme (22).

Lta-va, ལྟ་བ།, (Sk. Darçana). Spéculation (théorie) (23).

Spyod-pa, སྒོམ་པ།, (Sk. Dhyâna). Méditation (24).

Spyod-pa, སྤྱོད་པ།. (Sk. Acâra). Pratique (25).

(A xxx) Sgom rim, སྒོམ་རིམ​།. Plusieurs degrés de méditation (26).

Rnal-hbyor spyod pahi bsam gtan, རྣལ་འབྱོར་སྤྱོད་པའི་བསམ་གཏན​།. La méditation fixe d’un Yogâcârya (27).

Bslab-pa kun-las-bdus-pa, བསླབ་པ་ཀུན་ལས་བདུས་པ།. Doctrine ou instruction extraite de plusieurs ouvrages (28).

Byang-chub lam-gyi sgron ma, བྱང་ཆུབ་ལམ་གྱི་སྐྲོན་མ།. Lampe pour trouver le chemin de la perfection (20).

Skyabs-su hgro-va bstan-pa, སྐྱབས་སུ་འགྲོ་བ་བསྟན་པ།. Instruction sur l’action de recourir à la protection du Buddha ou de trouver refuge en lui (30).

Theg-pa-chen pohi lum gyi sgrub-thabs, ཐེག་པ་ཆེན་པོའི་ལམ་གྱི་སྒྲུབ་ཐམས​. La méthode pour atteindre les hauts principes de la philosophie (Mahâyâna) (31).

Mdo-sde-kun-las-btus-pahi man-ngag, མདོ་སྡེན་ཀུན་ལས་བཏུས་པའི་མན་ངག​. Instructions choisies extraites de toutes sortes de Sûtras (32).

Mi-dge-va-bcu, མི་དགེ་བ་བཅུ།. Les dix actions immorales (33).

Rgyal-vahi lam-la hjug-pa, རྒྱལ་བའི་ལམ་ལ་འཇུག་པ།. L’entrée dans la dans la voie de la perfection (ou de Buddha) (34).

Skyabs-hgro-dang-sems-skyed-kyi skor, སྐྱབས་འགྲོ་དན་སེམས་སྐྱེད་ཀྱི་སྐོར​. Traités sur l’action de prendre refuge en Buddha ; de prendre la résolution de devenir un saint, et de façonner son esprit en conséquence (35).

Yi-dam blang-vahi-cho-ga, ཡི་དམ་བླང་བའི་ཆོ་ག།. Manière ou cérémonie suivant laquelle on se choisit une divinité tutélaire, ou bien suivant laquelle on fait un vœu (36).

Byang-chub sems-dpahi sdom-pa, བྱང་ཆུབ་སེམས་དཔའི་སྡོམ་པ།. Les obligations ou les devoirs d’un saint Bodhisattva (37).

Gsum-la skyabs-su hgro-va, གསུམ་ལ་སྐྱབས་སུ་འགྲོ་བ།. Sur l’action de prendre refuge dans les trois saints (Buddha-Dharma-Sangha) (38).

Ltung-va bçags-pahi cho-ga, ལྟུང་བ་བཤགས་པའི་ཆོ་ག།. Manière ou rite suivant lequel on doit confesser ses chutes (ses fautes ou ses péchés) (39).

Chos-spyod, ཆོས་སྤྱོད​།. Pratiques religieuses, ou exercices religieux des prêtres (40).

(Gi གི xxxiii) Chos-kyi dvyings-su lta-vahi glu, ཆོས་ཀྱི་དབྱིངས་སུ་ལྟ་བའི་གླུ. Chant relatif à la racine ou à la demeure de moralité (ou à l’Être moral suprême) (41).

Las-rnam-par-hbyed-pa, ལས་རྣམ་པར་འྦྱེད་པ།. Analyse d’ouvrages moraux (42).

Slob-ma-la springs-pahi phrin-yig, སློབ་མ་ལ་སྤྲིངས་པའི་ཕྲིན་ཡིག​. Lettre à un disciple (43).

Rgyal-po Kaniṣka-la springs-pahi phrin-yig, རྒྱལ་པོ་ཀནིསྐ་ལ་སྤྲིངས་པའི་ཕྲིན་ཡིག​. Lettre adressée au roi Kaniska (44).

Mya-ngan gsal-va, མྱ་ངན་གསལ་བ།. L’action de dissiper le chagrin de quelqu’un, ou consolation (45).

Gjon-nu ma bdun gyi rtogs-pa brjod-pa (Sk. Avadâna), གཞོན་ནུ་མ་བདུན་གྱི་རྟོགས་པ་བརྗོད་པ།. Réflexions faites par sept jeunes filles (46).

Yon-tan bdun-yongs-su rdzogs-pahi-gtam, ཡོན་ཏན་བདུན་ཡོངས་སུ་རཛོགས་པའི་གཏམ​།. Conversation ou discours sur les sept bonnes qualités accomplies (47).

T’sul khrims-kyi gtam, ཚུལ་ཁྲིམས་ཀྱི་གཏམ​།. Discours sur la moralité ou la bonne conduite (48).

Ts’ogs-kyi-gtam, ཚོགས་ཀྱི་གཏམ​. Allocution devant une réunion ou discours prononcé dans une assemblée (49).

Rtsod-pahi dus-kyi gtam, རྩོད་པའི་དུས་ཀྱི་གཏམ​།. Conversation ou discours sur le siècle dégénéré (50).

Dven-pahi-gtam, དབེན་པའི་གཏམ. Conversation dans la solitude, ou discours secret (51).

Smon-lam, སྨོན་ལམ​།. Prière.

Mandala bya-vahi cho-ga, མཎྜལ་བྱ་བའི་ཆོ་ག།. Mode de préparation du mandala (53).

Maṇḍala dbul-vahi cho-ga, མཎྜལ་དབུལ་བའི་ཆོ་ག།. Manière d’offrir le mandala (54).

Maṇḍala-gyi cho-ga, མཎྜལ་གྱི་ཆོ་ག།. Cérémonies relatives au Mandala ou cercle (55).

Rnal hbyor-gyi mts’an ñid bden-pa, རྣལ་འབྱོར་གྱི་མཚན་ཉིད་བདེན་བ​།. La vérité, caractéristique du Yoga (56).

(Ngi ངི xxxiv). Bkah-so-sohi-dgongs-hgrel, བཀའ་སོ་སོའི་དགོངས་འགྲེལ​།. Commentaires sur plusieurs dogmes ou préceptes du Bkah-hgyur (57).

Mdo-sde dgongs-pa nges par hgrel-vahi-hgrel-pa, མདོ་སྡེ་དགོངས་པ་ངེས་པར་འགྲེལ་བའི་འགྲེལ་པ།. Commentaire sur l’ouvrage intitulé : « Véritable explication des pensées cachées (du sens) des Sûtras ou de la classe Mdo (58).

Sangs-rgyas-rjes-su dran-gyi-hgrel-pa, སངས་རྒྱས་རྗེས་སུ་དྲན་གྱི་འགྲེལ་པ།. Commentaire sur l’ouvrage intitulé : « La commémoration du Buddha » (59).

Chos-rjes-su dran-gyi hgrel-pa, ཆོས་རྗེས་སུ་དྲན་གྱི་འགྲེལ་པ།. Commentaire sur l’ouvrage intitulé : « La commémoration de Dharma (ou de la religion) » (60).

Dge-hdun-rjes su dran-gyi-hgrel-pa, དགེ་འདུན་རྗེས་སུ་དྲན་གྱི་འགྲེལ་པ།. Commentaire sur l’ouvrage intitulé : « La commémoration du Sangha » (ou de la sainte prêtrise) (61).

(Chi ཆི xxxvi). Sangs-rgyas-kyi sahi-rnam-par bçad-pa, སངས་རགྱས་ཀྱི་སའི་རྣམ་པར་བཤད་པ།. Description du Buddha bhumi, ou du degré de perfection d’un Buddha (62).

(Ji ཇི xxxvii). Sa bcu-pahi gleng bjihi bçad-pa, ས་བཅུ་པའི་གླེང་བཞིའི་བཤད་པ།.

Discours où l’on explique les dix Bhûmis (les dix terres ou degrés de perfection des saints (63).

(Ñi ཉི xxxviii). Ting-ge-dzin-rgyal-pohi hgrel-va, ཏིང་ངེ་འཛིན་རྒྱལ་པོའི་འགྲེལ་བ།. Commentaire sur l’ouvrage du Bkah-hgyur, « le prince de la méditation (Sk. Samâdhi râjâ (64).

Bzang-po spyod-pahi smon-lam, བཟང་པོ་སྤྱོད་པའི་སྨོན་ལམ​།. Prière relativement à la pratique du bien, à la bonne conduite. — Il y a plusieurs commentaires sur cet ouvrage (65).

(Ti-Thi-Di ཏི་ཐི་དི xxxix-xl-xli). Mdo sde dgongs-pa zab-mo nges-par hgrel-vahi rgya cher-hgrel-pa, མདོ་སྡེ་དགོངས་པ་ཟབ་མོ་ངེས་པར་འགྲེལ་པའི་རྒྱ་ཆེར་འགྲེལ་པ།. Vṛtti (ou commentaire étendu) de l’ouvrage intitulé : Véritable explication des pensées profondes contenues dans la classe dite Sûtra (66).

Dam-pahi chos padma-dkar-pohi-hgrel-pa, དམ་པའི་ཆོས་པདྨ་དཀར་པོའི་འགྲེལ་པ།. Commentaire sur l’ouvrage du Bkah-hgyur intitulé Saddharmapundarika (67).

(Ni ནི xlii). Lankar-gçegs pahi-hgrel-pa, ལངྐར་གཤེགས་པའི་འགྲེལ་པ།. Commentaire sur le Lankâvatara du Bkah-hgyur. « Une visite à Lanka (ou la visite de Lanka (68).

Bkah-spyihi-dgongs-hgrel, བཀའ་སྤྱིའི་དགོངས་འགྲེལ​།. Commentaires sur le Bkah-hgyur en général (69).

Rnal-hbyor-spyod-pa sems tsam-pahi lta-va, རྣལ་འབྱོར་སྤྱོད་པ་སེམས་ཙམ་པའི་ལྟ་བ།. Théorie de l’école Yogâcarya (70).

Mdo-sde rgyan-gyi rab-lu byed-pa, མདོ་སྡེ་རྒྱན་གྱི་རབ་ཏུ་བྱེད་པ།. Analyse de l’ouvrage intitulé : « L’ornement de la Classe dite Sûtra » (71).

Dbus dang mthah rnam-par hbyed-pahi bstan bcos, དབུས་དང་མཐའ་རྣམ་པར་འབྱེད་པའི་བསྟན་བཅོས. Ouvrage continuant des explications sur le milieu et les extrêmes (en philosophie) (72).

(Ku ཀུ lxi). Bsam-gtan gyi sgron-ma, བསམ་གཏན་གྱི་སྒྲོན་མ།. La lampe de la méditation profonde (73).

Rnal hbyor-la hjug-pa, རྣལ་འབྱོར་ལ་འཇུག་པ།. L’entrée dans la méditation abstraite (74).

Bden-pa-bjihi chos-skor-gyi dgongs-hgrel, བདེན་པ་བཞིའི་ཆོས་སྐོར་གྱི་དགོངས་འགྲེལ​།. Commentaire sur les ouvrages traitant des quatre vérités (75).

(Khu ཁུ lxii) Hjig-rten-bjag-pa, འཇིག་རྟེན་བཞག་པ།. L’arrangement du monde (cosmographie) (73).

(Gu-Ngu གུ་ངུ lxiii-lxiv) Chos mngon-pa mdzod (Sk. Abhidharma), ཆོས་མངོན་པ་མཛོད​།. Vue ou manifestation de choses remarquables. Il y a un bon nombre de commentaires de cet ouvrage occupant plusieurs volumes.

(Du དུ lxxiii). Ched-du brjod pahi ts’oms (Sk. Udâna) ཆེད་དུ་བརྗོད་པའི་ཚོམས​།. Discours ou allocutions de circonstance. — Il y a plusieurs commentaires sur cet ouvrage (78).

So-sor thar-pahi-mdo (Sk. Pratimoxa-Sûtra), སོ་སོར་ཐར་པའི་མདོ. Sur l’émancipation (dans le Dul-va) (v. 1-79).

Hdul-va-la bstod-pa, འདུལ་བ་བསྟོད་པ།. Éloge de l’éducation (ou de la discipline religieuse) (80).

(U ཨུ xc). Dge-ts’ul, དགེ་ཚུལ​།. Le jeune moine ou prêtre en vers explicatifs (81).

Dge slong-gi-lo dri-va, དགེ་སློང་གི་ལོ་དྲི་བ།. L’action de demander les années (ou l’âge) d’un Gelong ou prêtre (82).

(Ke ཀེ ci). Skyes rabs, སྐྱེས་རབས​།. Génération de naissance, ou générations de transmigrations précédentes (83).

(Ge གེ xcii). Dpag-bsam gyi-hkhri-çing, དཔག་བསམ་གྱི་འཁྲི་ཤིང​།. L’arbre de la méditation — du Dhyâna — (arbre fabuleux du paradis des dieux). Ingénieux ouvrage poétique composé par Çubhendra. Le titre du livre est Bodhisattva Avadâna (84).

Gtam, གཏམ​།. Histoires ou contes sur plusieurs sujets (85).

(Nge ངེ ci). Sangs-rgyas kyi yon-tan thos pahi phan-yon, སངས་རྒྱས་ཀྱི་ཡོན་ཏན་ཐོས་པའི་ཕན་ཡོན​།. Avantages résultant de l’audition des perfections d’un Buddha (86).

(Ce ཅེ cv). Gtan-ts’igs-rig-pa, གཏན་ཚིགས་རིག་པ།. Philosophie ou dialectique et logique en vingt et un volumes (Sk. Hetuvidyâ) (87).

Ts’ad-mahi mdo kun-las btus-pa, ཚད་པའི་མདོ་ཀུན་ལས་བཏུས་པ།. Sûtra ou traité sur la dialectique ou l’art de raisonner, extrait de plusieurs ouvrages (88).

Ts’ad-mahi mdohi rang-hgrel, ཚད་མའི་མདོའི་རང་འགྲེལ​།. Commentaire du traité de dialectique ci-dessus, parle même auteur (89).

Dmigs-pa brtag-pa, དམིགས་པ་བརྟག་པ།. L’examen de l’objet ; avec un commentaire (90).

Dus-gsum brtag-pa. དུས་གསུམ་བརྟན་པ།. L’examen des trois temps (9l).

Rigs-pa-la-hjug-pahi-sgo, རིགས་པ་ལ་འཇུག་པའི་སྒོ།. La porte ou le vestibule de la logique (92).

Ts’ad-ma rnam hgrel-gyi ts’ig lehur byas-pa, ཚད་མ་རྣམ་འགྲེལ་གྱི་ཚིག་ལེའུར་བྱས་པ།. Commentaire sur la dialectique en vers explicatifs (93).

Rtsod-pahi rig-pa, རྩོད་པ་རིག་པ།. L’action ou la science de disputer, dialectique (94).

Ensuite viennent de nombreux commentaires sur la logique et la dialectique, par divers auteurs.

Gtan ts’igs-pahi rgya cher hgrel-pa, གཏན་ཚིགས་པའི་རྒྱ་ཆེར་འགྲེལ་པ. Explications développées sur le syllogisme (95).

(Ze ཟེ cxii). Hbrel-pa brtag-pahi rgya-cher-bçad-pa, འགྲེལ​་པ་བརྟག་པའི་རྒྱ་ཆེར་བཤད​་པ།. Vṛtti (commentaire) sur l’examen de la cohésion ou de la connexion (96).

Rigs-pa grub-pahi-sgron-ma, རིགས་པ་གྲུབ་པའི་སྒྲོན་མ།. La clarté (ou la lampe) d’un argument parfait (97).

Ts’ad ma brtag-pa, ཚད་མ་བརྟག་པ།. L’examen des preuves (98).

Glegs-bam bklag-pahi-thabs, གླེགས་བམ་བཀླག་པའི་ཐབས​།. Méthode à suivre pour lire un volume (art de lire, etc.) (99).

Chos dang chos-can gtan la phab-pa, ཆོས་དང་ཆོས་ཅན་གཏན་ལ་ཕབ་པ།. Définition du sujet et de l’attribut (100).

Rigs-pahi-sbyor-va, རིགས་པའི་སྦྱོར་བ།. Syllogisme ou arrangement des arguments (101).

Rtog-ge-skad, རྟོག་གེ་སྐད​།. Termes dont on fait usage en disputant ou raisonnant (102).

(He-ye འེ་ཡེ་ cxiii cxiv). De kho-na ñid-bsdus-pa, དེ་ཁོ་ན་ཉིད་བསྡུས་པ།.

Le Tattva Samâsa, ou abrégé sur l’identité de l’essence naturelle de Dieu (sic) (102).

(Le ལི cxvi) Sgra-rig-pa, སྒྲ་རིག་པ།. La doctrine du son, grammaire et philologie en général (Sk. Çabda-vidyâ) (103).

Lung-gu ston pa Tsandra pahi mdo, ལུང་གུ་སྟོན་པ་ཙནྡྲ་པའི་མདོ. Traité sur le Vyâkarana (ou grammaire), par Tsandrapa (104).

Ner bsgyur ñi çuhi hgrel-pa, ཉེར་བསྒྱུར་ཉི་ཤུའི་འགྲེལ་པ།. Commentaire sur les vingt particules sanskrites Ati, adhi etc. (105).

Tsandra-pahi rnam dvye, ཙནྡྲ་པའི་རྣམ་དབྱེ. Les divers cas de la déclinaison sanskrite, selon Tsandrapa (106).

Sgrahi bstan bcos kalâpa, སྒྲའི་བསྟན་བཅོས་ཀལྰཔ. L’œuvre grammaticale de Kalâpa, avec un commentaire (107).

Smra-va-kun-la hjug-pahi sgrahi bstan bcos, སྨྲ་བ་ཀུན་ལ་འཇུག་པའི་སྒྲའི་བསྟན་བཅོས​. Ouvrage grammatical servant d’introduction à l’étude de toute langue ou idiome (108).

Smra-vahi sgo, སྨྲ་བའི་སྒོ. La porte du discours (109).


Nota. — Tous ces ouvrages et divers autres petits traités compris dans cette compilation sont sur le langage sanskrit des bouddhistes.

Mngon brjod-kyi bstan-bcos hchi-med-mdzod, མངོན་བརྗོད་ཀྱི་བསྟན་བཅོས་འཆི་མེད་མཛོད​།. L’Amarakoṣa des mots synonymes (110)[21].

Dehi hgrel-pa. དེའི་འགྲེལ་པ།. Commentaire du précédent (111).

Sñan dngags kyi-me long (Sk. Kâvyadarçana). སྙན་དངས་ཀྱི་མེ་ལོང​།. Le miroir du doux langage (112).

Sdeb-sbyor rin chen hbyung gnas j’es-bya-va, སྡེབ་སྦྱོར་རིན་ཆེན་འབྱུང་ཉས་ཞེས་བྱ་བ།. Sur la poésie ou la prosodie (mine de métaux précieux), avec un commentaire (113).

Sñan dngags, sprin-gyi pho ña, སྙན་དངགས​། སྤྲིན་གྱི་ཕོ་ཉ།. Le nuage messager », poème (114)[22].

Kalâpahi « ti » sogs-kyi hgrel-pa, ཀལྰཔའི་« ཏི »་སོགས་ཀྱི་འགྲེལ་པ།. Les commentaires de Kalâpa sur la terminaison ti, etc. (115).

Gjan rjes-su-gzung vahi bstan-bcos, གཞན་རྗེས་སུ་གཟུང་བའི་བསྟན་བཅོས​།. Ouvrages littéraires pour le bien des autres (116).

Gso vahi rig-pa (Sk. Cikitsa-vidyâ), གསོ་བའི་རིག་པ།. La science de guérir, de traiter les maladies ; — médecine (117).

(Se སེ cxviii) Sbyor-va brgyad-pa, སྦྱོར་བ་བརྒྱད་པ།. Les huit mixtures (118).

Yan-lag-brgyad-pahi sñing-po btus-pa, ཡན་ལག་བརྒྱད་པའི་སྙིང་པོ་བཏུས་པ།. L’essence des huit branches (de la médecine) ; — extrait de divers ouvrages (119).

Sman-gyi ming-gi rnam-grangs, སྨན་གྱི་མིང་གི་རྣམ་གརཎས​།. Énumération des noms de diverses médecines ou drogues (120).

Bzo-rig-pahi bstan bcos (Sk. Çilpa-Çâstra), བཟོ་རིག་པའི་བསྟན་བཅོས​།. Ouvrages sur les arts mécaniques (121).

(Kho ཁོ cxxii). Dngul-chu sgrub pahi bstan bcos, དངུལ་ཆུ་སྒྲུབ་པའི་བསྟན་བཅོས།. Ouvrage sur la préparation du vif argent (122).

Thams-cad kyi dvang phyug-gi bcud len-rnad thams-cad hjoms çing lus-kyï stobs rgyas par-byed-pa j’es-bya-va, ཐམས་ཅད་གྱི་དབང་ཕྱུག་གི་བཅུད་ལེན་རྣད་ཐམས་ཅད་འཇོམས་ཤིང་ལུས་ཀྱི་སྟོབས་རྒྱས་པར་བྱེད་པ་ཞེས་བྱ་བ​།. L’élixir le plus puissant pour mettre fin à toute maladie et augmenter la vigueur du corps (123).

Gser sgyur-gyi bstan bcos, གསེར་སྒྱུར་གྱི་བསྟན་བཅོས​།. Ouvrage sur la transformation de vils métaux en or (l’alchimie) (124).

Sku-gzugs kyi mt’san ñid, སྐུ་གསུགས་ཀྱི་མཚན་ཉིད​།. Description d’une image du Buddha relativement aux proportions des divers membres de son corps (125).

Grub-thob hx-gyad-cu rtsa bj’ihi bri thabs, གྲུབ་ཐོབ་བརྒྱད་ཅུ་རྩ་བཞིའི་བྲི་ཐབས​།. Manière de représenter par la peinture les quatre-vingt-quatre personnes arrivées à la délivrance durant leur vie (126).

Spos sbyor vahi bstan-bcos, སྤོས་སྦྱོར་བའི་བསྟན་བཅོས​།. Ouvrage sur le mélange ou la préparation des parfums (127).

Dus bstan pahi me-long, དུས་བསྟན་པའི་མེ་ལོང​།. Miroir faisant voir le temps qu’il fera, ouvrage sur la divination, l’art de prédire et de pronostiquer (128).

Lugs-kyi bstan bcos (Sk. Nîtiçastra), ལུགས་ཀྱི་བསྟན་བཅོས​།. Ouvrage sur la morale (129).

Lugs-kyi bstan bcos ts’igs-su bcad pahi mdzod, ལུགས་ཀྱི་བསྟན་བཅོས་ཚིགས་སུ་བཅད་པའི་མཛོད​།. Ouvrage sur la morale, intitulé Trésor des vers (130).

Canakahi rgyal-pohi lugs-kyi bstan-bcos, ཅ་ན་ཀའི་རགྱལ་པོའི་ལུགས་ཀྱི་བསྟན་བཅོས​།. L’ouvrage du roi Canaka sur la morale (131).

Ma suraxihi lugs-kyi bstan bcos, མ་སུ་ར་ཀྴིའི་ལུགས་ཀྱི་བསྟན་བཅོས​།. Ouvrage de Masuraxi, sur la morale (132).

Bod snga rabs-pahi mkhas-pa rnams kyis mdzad pahi bstan bcos rnams, བོད་སྔ་རབས་པའི་མཁས་པ་རྣམས་ཀྱིས་མཛད་པའི་བསྟན་བཅོས་རྣམས།. Ouvrages littéraires, composés par d’anciens savants tibétains (133).

Lo-paṇ mang-pos mdzad-pahi bye brag tu rtogs-byed chen-mo, ལོ་པཎ་པོས་མཛད་པའི་བྱེ་བྲག་ཏུ་རྟོགས་བྱེད་ཆེན་མོ།. Le grand ouvrage critique préparé par de nombreux Pandits et Lotsavas (interprètes tibétains) ; ou dictionnaire sanskrit et tibétain distribué sous certains chefs relatifs à divers sujets (134).

Bye-brag-tu rtogs-byed hbring-po, བྱེ་བྲག་ཏུ་རྟོགས་བྱེད་འབྲིང་པོ།. Dito, Vocabulaire plus petit (135).

Sum-cu-pa et Rtags-kyi hjug-pa, སུམ་ཅུ་པ et རྟགས་ཀྱི་འཇུག་པ།. Les plus anciens ouvrages grammaticaux de la langue tibétaine composés par Sambhota dans le septième siècle après Jésus-Christ. On y trouve la mention de plusieurs autres ouvrages préparés par d’anciens savants tibétains (136).

(Po པོ cxxxiii). Mngon brjod-kyi bstan bcos sna ts’ogs gsal-va, མངོན་བརྗོད་ཀྱི་བསྟན་བཅོས་སྣ་ཚོགས་གསལ་བ།. Collection de mots synonymes (137).

Çam-bha lar hgro ts’ul gyi lam-yig, ཤམྦྷལ་ལར་འགྲོ་ཚུལ་གྱི་ལམ་ཡིག​།. Passeport pour visiter Çambhala (fabuleuse contrée du Nord de l’Asie) (138).

Hjam-dvyangs-byâkaranahi rtsa-va, འཟམ་དབྱངས་བྰ་ཀ་རནའི་རྩ་བ།. Les premiers principes de la grammaire, par Manjughosa. On y trouve la mention de quelques autres ouvrages grammaticaux (139).

Bsngo-va | Smon-lam | Bkra-çis, | བསྔོ་བ། སྨོན་ལམ​། བཀྲ་ཤིས​།. Sous ces titres, il y a un grand nombre de bénédictions, prières, actions de grâces, hymnes, etc., etc. (140).


  1. Voir Kandjour Rgyud I. 14. (L. F.) 
  2. Voir Kandjour Mdo XXII, 16e. (L. F.). 
  3. Il s’agit des douze épisodes dans lesquels on partage la vie du Buddha depuis sa naissance jusqu’à son arrivée à la Bodhi en y ajoutant sa mort et sa sépulture. (L. F.). 
  4. Voir 29 ci-dessus. (L. F.) 
  5. Voir Kandjour : Dulva l. 102. Mdo XXV, 10, 11. (L. F.) 
  6. Bhagavat. (L. F.). 
  7. Le Nirvâna, voir Kandjour : Dulva XI, 635-6, Mdo VIII, 1, 2 et Myang-hdas (L. F.). 
  8. Pour les 5 Tathâgatas, voir Kandjour : Rgyud V, 2, XIX, 20. (L. F.). 
  9. Pour les 7 Buddhas, voir Dulva V, 31, Mdo XIII, 1, XXII, 1, Rgyud, X. 5, XI, 8. (L. F.). 
  10. Pour les 8, voir Mdo XXII, 5», Rgyud XI, 11e. (L. F.). 
  11. Voir Kandjour : Dulva XI, 635-6. (L. F.) 
  12. Voir Kandjour : Mdo I. (L. F.) 
  13. Çâkyamuni. (L. F.) 
  14. Voir Kandjour, Rgyud I, 3e 4e. (L. F.) 
  15. Voir Kandjour, Rgyud I. 6e, 7e ; II, 1e, 3. (L. F.) 
  16. Voir Kandjour, Rgyud I, 8. (L. F.) 
  17. Voir Kandjour, Rgyud IV, 3. (L. F.) 
  18. Voir Kandjour, Rgyud IV, 12. (L. F.) 
  19. Voir Kandjour, Rgyud IV, 2. (L. F.) 
  20. Nous reproduisons les notations indigènes fournies par Csoma ; mais il est douteux qu’elles soient de quelque utilité pour nos lecteurs. Toutefois pour les leur rendre plus saisissables, nous ajoutons à chaque notation indigène la notation qui lui correspond en chiffres romains. Le lecteur aura ainsi une idée plus juste de la place occupée par chaque volume ; et s’il est des personnes qui aient le moyen de recourir à l’original, elles ont à leur disposition les indications nécessaires. En outre, pour qu’on puisse se retrouver plus aisément, nous avons donné aux différents ouvrages cités par Csoma un numéro d’ordre qui permet de se reporter à tel ou tel d’entre eux. Ces numéros n’ont de valeur que pour le travail de Csoma, ils n’ont aucun rapport avec la place occupée par ces ouvrages dans la vaste oollection du Tandjour. (L. F.). 
  21. Loiseleur Deslongchamps en a publié le texte sanskrit avec une traduction française et des tables. Paris, 1839-45.
  22. Megha-dûta, poème érotique, sorte d’élégie attribué à Kalidâsa et très célèbre ; le texte sancrit a été publié, et traduit ou imité en prose et en vers. (L. F.)