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Analyse du Kandjour/Mdo/20

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Csoma de Körös
Traduction par Léon Feer.
Texte établi par Musée Guimet, Paris (Tome 2p. 269-272).
VOLUME XX — (Wa)

Dix-neuf ouvrages distincts :

1. Sad-dharma râja, tib. Dam-pahi-chos-kyi rgyal-po དམ་པའི་ཆོས་ཀྱི་རྒྱལ་པོ (folios 1-22). Instruction sur l’âme, par Çâkya sur le point de mourir, à la demande d’un Bodhisattva, ནམ་མཁའི་མཛོད​[1]. Il y est établi que tous les êtres animés ont la même essence spirituelle que le Buddha.

2. Dharma-ṇirâ[2], tib. Chos-kyi ts’ul ཆོས་གྱི་ཚུལ​ (folios 22-39). Sur les devoirs et les pratiques des Bodhisattvas : ou plusieurs règles à observer par ceux qui aspirent à la perfection.

3. Dharma-skandha, tib. Cho-skyi phung-po ཆོས་གྱི་ཕུང་པོ (folios 39-46). L’agrégat des lois ou préceptes moraux, dont on compte quatre-vingt-quatre mille dans le système bouddhique. Çâkya, étant à Ser-skya (Sk. Kapila), donne une explication du Dharma-skandha, à la demande de Çârihi-bu et de quelques autres de ses principaux disciples.

4. Paramârtha-dharma, tib. Don-dam-pahi-chos-kyi-rnam-par-rgyal-va དོན་དམ་པའི་ཆོས་ཀྱི་རྣམ་པར་རྒྱལ་བ (folios 46-60). « Triomphe ou victoire de la vraie religion ». Çâkya sur le mont Gayâ converse ou parle avec plusieurs Ṛṣis (qui s’adressent toujours à lui en l’appelant Gautama) sur plusieurs articles, spécialement sur la naissance et la mort.

5. Dharmârtha vibhanga (pour vibhâga), tib. Chos dang don-pahi-rnam-par hbyed-pa, ཆོས་དང་དོན་པའི་རྣམ་པར་འབྱེད་པ (folios 60-65). Explication du sens de quelques articles religieux, donnée par Çâkya, à la requête d’un Bodhisattva (tib. Rgyal-vas-dgah-va, རྒྱལ་བས་དགའ་བ, « qui se réjouit d’être victorieux) ».

6. Bodhisattva-pratimoxa caluska nirahâra, tib. Byang-chub-sems-dpahi-so-sor-thar-pa-chos-bji-sgrub-pa, བྱང་ཆུབ་སེམས་དཔའི་སོ་སོར་ཐར་པ་ཆོས་བཞི་སྒྲུབ་པ (folios 65-84). Instruction sur quatre vertus par l’acquisition desquelles un Bodhisattva peut arriver à la perfection suprême ou devenir un Buddha ; donnée par Çâkya, à la demande de Çàrihibu.

7. Catur-dharmaka-nirdeça, tib. Chos-bji bstan-pa, ཆོས་བཞི་བསྟན་པ (folios 84-85). Énumération de quatre choses, par lesquelles tous les crimes commis sont effacés.

8. Catur-dharmaka-sûtra, tib. Chos-bji-pahi-mdo, ཆོས་བཞི་པའི་མདོ (folios 85-86). Quatre choses que tout homme sage doit éviter.

9. Même titre (folios 86-87). Quatre choses que tout Bodhisattva ou homme sage doit observer.

10. Catuska-nirahâra. tib. Chos-bji-pa-sgrub-pa ཆོས་བཞི་པ་སྒྲུབ་པ (folios 87-99). Explication sur le parfait exercice ou accomplissement de quatre choses ou sur la voie d’un Bodhisattva. Prononcé par Manjuçrî[3].

11. Tridharmaka-sûtra, tib. Chos-gsum-pahi mdo ཆོས་གསུམ་པའི་མདོ (folios 99-101). Instructions par Çâkya sur trois choses (convoitise, avarice et incontinence) qu’il faut éviter pour le bonheur avenir.

12. Dhartmiketu dhvaja paripṛccha, tib. Chos-kyi rgyal-mts’an-gyis-jus-pa ཆོས་ཀྱི་རྒྱལ་མཚན་གྱིས་ཞུས་པ (folio 101). Instruction sur les dix vertus requises d’un Bodhisattva pour qu’il arrive à la perfection suprême ; — donnée par Çâkya, à la demande de Dharmaketu-Dhvaja Bodhisattva.

13. Dharma-samudra, tib. Chos-kyi-rgya-mts’o ཆོས་ཀྱི་རྒྱ་མཚོ (folios 101-100). « Océan de vertus », sur les avantages qu’il y a à adopter la vie religieuse. Çâkya, sur le mont Patalaka, au bord de la mer, donne un enseignement sur plusieurs vertus, à la demande d’un Bodhisattva.

14. Point de titre sanskrit, tib. Chos-kyi-rgya-mo. ཆོས་ཀྱི་རྒྱ་མོ : « Le sceau ou la marque de la religion » (folios 106-131). Sûtra sur la moralité et la confession des péchés[4].

15. Sûrya-garbha (Vaipulya-sûtra), tib. Ñi-mahi-sñing-po çin-tu-rgyas-pahi-mdo ཉི་མའི་སྙིང་པོ་ཤིན་ཏུ་རྒྱས་པའི་མདོ[5], (traité ou Sûtra fort étendu), folios 131-350. Long traité sur plusieurs articles de la doctrine bouddhique, principalement sur les devoirs d’un Bodhisattva. Prononcé par Çâkya, à la demande de Ts’angs-pa (Sk. Brahmâ).

16. Tathâgata-garbha, tib. De-bjin-gçegs-pahi-sñing-po, དེ་བཞིན་གཤེགས་པའི་སྙིང་པོ (folios 350-371), « L’essence du Tathâgata » sur les excellentes qualités du Tathâgata et les divers défauts des hommes et autres êtres animés[6].

17. Vairocana-garbha, tib. Rnam par-snang-mdzad-kyi-sñing-po, རྣམ་པར་སྣང་མཛད་ཀྱི་སྙིང་པོ (folios 371-377). « L’essence de Vairocana. »

À la demande d’un Bodhisattva, ཁྱད་པར་སེམས​[7], Çâkya dit les choses qu’il faut éviter et les vertus qu’il faut pratiquer.

18. Akâça garbha, tib. Nam-mkhahi-sñing-po ནམ་མཁའི་སྙིང་པོ (folios 377-405). Énumération de plusieurs vertus ; — discussion sur la véritable théorie d’un Bodhisattva relativement à l’existence des choses en général. — Exposé de quelques faux principes[8].

19. Upâya-kaiiçalya, tib. Thabs-la mkhas-pa ཐབས་ལ་མཁས་པ (folios 405-44 ?). Celui qui est sage dans les moyens qu’il emploie pour atteindre le but, ou les sages agissements du Bodhisattra pour arriver à la perfection suprême ; dit par Çâkya, à la demande du Bodhisattva Ye-ces-bla-ma ཡེ་ཤེས​་བླ་མ.


  1. Nam-mkhahi mdzod.
  2. Il faut sans doute lire : Dharma-niti. (L. F.).
  3. J’ai donné dans le Journal Asiatique la traduction de ce texte et des trois précédents (n° 7, 8, 9, 10) ainsi que d’une partie du suivant (11). (L. F.).
  4. Le titre sanskrit, facile à restituer, doit être Dharma-mudrâ, (L. F.).
  5. « L’essence du soleil. »
  6. D’après ce Sûtra, « la nature du Tathâgata existe cachée dans toutes les créatures ; comme l’enfant bien-aimé est gardé dans le sein de la pauvre mère, ainsi l’or gît dans un lieu impur », etc. (en tout neuf comparaisons), Vassilief, le Boudhisme (p. 174) (L. F.).
  7. Khyad-par-Sems. (L. F.)
  8. Le Sûtra de Akâçagarbha « parle de la manière de faire pénitence : pour cela, il est nécessaire, après avoir honoré les trente-cinq bouddhas adoptés par le Vinaya mahâyaniste) de placer le précieux joyau Cintâmani sur la tête du Bodhisattva Akâçagarbha. » Vassilief, p. 171 (L. F.).