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Analyse du Kandjour/Mdo/28

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Csoma de Körös
Traduction par Léon Feer.
Texte établi par Musée Guimet, Paris (Tome 2p. 285).


VOLUME XXVIII. — (Sa)

La première partie (folios 1-196) est la continuation et la fin de l’ouvrage qui remplit le volume précédent, c’est-à-dire du Karma-Çataka[1]. Après quoi viennent les quatre ouvrages suivants :

1. Damamuko, tib. Hdzangs-blun. འཛངས་བླུན​ (folios 196-404) : « Le sage et le fou (muet) ». Recueil d’histoires sur les actions sages et folles des hommes[2]. À la fin, il est dit que cet ouvrage, à ce qu’il semble, aurait été traduit du chinois.

2. Dirgha-nakha-pârivrajaka-paripṛccha. tib. Kun-tu-rgyu-sen-rings-kyis-jus pa. ཀུན་ཏུ་རྒྱུ་སེན་རིངས་ཀྱིས་ཞུས་པ (folio 466). Sûtra enseigné par Gautama (Çâkya) à la requête de Dirgha-nakha (l’homme aux ongles longs), ascète errant qui le questionne sur plusieurs points, et sur les mérites moraux antérieurs qui lui ont valu de telles récompenses de ses actions dans le présent et lui ont acquis de si merveilleuses qualités[3].

3. Maitrî-sûtra. tib. Byams-pahi mdo, བྱམས་པའི་མདོ. Sûtra sur Maitrî (ou Ajita, tib. Ma pham « l’invincible »), le premier Buddha à venir après Çâkya-muni. Ses grandes perfections et le temps de sa venue. Prononcé par Çâkya étant dans le Nyagrodha-vihâra, à Kapila, sur les bords de la rivière Rohini. À la demande de Çârihi-bu, Çâkya prédit le déclin graduel de ses doctrines.

4. Maitreya-vyâkarana, tib. Byams-pa lung-vstan-pa, བྱམས་པ་ལུང་བསྟན་པ. (folios 477-483). Narration (ou prédiction) de Maitreya par Çâkya, à la demande de Çârihi-bu. Les circonstances de sa future descente, de son incarnation, de sa naissance et du grand bonheur que tous les êtres animés éprouveront en ce temps-là, y sont décrits en vers, en langage poétique.

  1. Le mot cent qui figure dans le titre du Karma-çataka, n’est pas exact : le recueil se compose de cent vingt-trois récits, dont quelques-uns se retrouvent dans l’Avadâna-çataka. (vol. XXIX, 1). mais dans une rédaction différente. (L. F.) 
  2. La traduction mongole de ce recueil existe sous le titre d’Uligerün-dalay, il est très populaire chez les Mongols et les Kalmuks. C’est en s’aidant de cette traduction que le célèbre mongoliste J.-J. Schmidt a publié le texte tibétain du Damamuko avec une traduction allemande sous le titre de Der Weise und der Thor (Saint-Pétersbourg in-4° 1844). (L. F.) 
  3. Il y a en pali un sûtra sur Dirgha-nakha (Majjhima-N. II, iii, 4). Il est aussi question de lui dans le Dul-va I 13-18-51-57. C’est le frère de Çârikâ, l’oncle de Çâriputra, le fils de Gnas-len-kyi-bu. (L. F.)