Cécilia/3/3

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Cécilia, ou Mémoires d’une héritière
(2p. 83-101).




CHAPITRE III.

Une Exhortation.


Monsieur et madame Harrel et M. Arnott attendaient avec la plus grande impatience le retour de Cécile. Elle leur apprit avec douleur le peu de succès de sa tentative. M. Harrel en entendit le récit avec un mécontentement et un chagrin qui ne furent que trop visibles, tandis que M. Arnott le priant de n’y plus penser, lui offrit de nouveau ses services, et l’assura que, sans avoir égard aux inconvénients qui pourraient en résulter pour lui, il sacrifierait tout au plaisir qu’il aurait, en l’obligeant, de le tranquilliser ainsi que sa sœur.

Cécile était, on ne peut pas plus mortifiée de se trouver hors d’état de faire les mêmes offres. Elle demanda à M. Harrel s’il ne pourrait pas mieux réussir qu’elle auprès de M. Briggs. Non, non, répondit-il, ce serait une raison de plus pour le vieux avare de persister dans son refus. Je le connais, et je suis sûr que toute tentative auprès de lui serait vaine. Il nous reste encore une ressource… Mais je crains qu’elle ne soit pas de votre goût… Je ne vois pourtant pas ce qu’elle aurait de difficile… Après tout, il vaut mieux n’y plus penser. Cécile le pressa d’expliquer ce qu’il entendait par là ; et, après avoir un peu hésité, il insinua qu’il savait un moyen sûr, et qu’en l’employant on trouverait à emprunter cette somme. Cécile voulut savoir quel était l’expédient par lequel on parviendrait à se faire prêter cet argent. M. Harrel parut avoir quelque peine à lui répondre ; elle insista, et voulut absolument qu’il parlât : alors il indiqua un Juif, de la probité duquel il avait des preuves incontestables, et qui, attendu le peu de temps qui devait s’écouler avant sa majorité, se contenterait d’un modique intérêt pour l’argent qu’elle jugerait à propos de lui emprunter.

Cécile frémit au seul nom de Juif, et à l’idée de prendre de l’argent à intérêt ; mais poussée par sa générosité naturelle à imiter celle de M. Arnott, elle consentit, après avoir un peu hésité, à se servir de ce moyen. Son peu d’expérience dans les affaires de cette espèce ne lui permettant pas de s’en mêler, elle s’en remit entièrement à M. Harrel, du soin de la terminer, le priant d’emprunter six cents livres aux conditions qui lui paraîtraient le moins onéreuses, et promettant de ratifier tout ce qu’il aurait fait. Il parut un peu surpris de la somme ; il se chargea pourtant de la commission, sans faire d’objection ni aucune question. Cécile n’en voulut rien rabattre, parce qu’elle était tout aussi empressée de subvenir aux besoins de la pauvre et laborieuse famille Hill, que d’assurer la tranquillité du prodigue et extravagant Harrel.

Jamais affaire ne fut plus promptement terminée ; M. Harrel ne perdit pas un instant ; tout fut arrangé dans la matinée ; Cécile remit au Juif son billet de la somme avec l’intérêt, au taux qu’il avait exigé, et donna trois cent cinquante livres à M. Harrel, dont il fit sa reconnaissance ; elle garda le reste pour les usages auxquels elle l’avait destiné.

Elle se proposait, dès le lendemain matin, de régler ses comptes avec le libraire. Lorsqu’elle descendit dans la salle à manger pour déjeûner, elle fut un peu surprise d’y trouver M. Harrel, s’entretenant sérieusement avec sa femme. Craignant d’interrompre un tête à tête si peu ordinaire, elle voulait se retirer ; mais M. Harrel la rappela, et lui dit : je vous prie de revenir ; vous ne nous interrompez point. Je faisais part à Priscille d’une aventure assez désagréable, suite du malheur qui s’attache à me poursuivre. Vous saurez que je me trouve avoir un besoin pressant de deux cents livres, seulement pour trois ou quatre jours, et j’ai fait dire à l’honnête Aaron de se rendre tout de suite ici avec cet argent ; il se trouve qu’il est allé en campagne, précisément au moment où il a eu fini avec nous hier, et il ne reviendra pas de toute la semaine. Je ne crois pas qu’il existe un autre Juif dans le royaume qui veuille me fournir de l’argent aux mêmes conditions ; ce sont de si vilains usuriers, que je frémis de la seule idée d’avoir quelque chose à démêler avec eux.

Cécile, qui comprit parfaitement bien où il en voulait venir, était trop révoltée de sa profusion et de son peu de délicatesse, pour avoir la moindre envie de rien changer à la destination de l’argent qu’elle venait de recevoir : elle se contenta simplement de dire que cela était bien fâcheux. Oh ! il n’y a réellement rien au monde de plus désespérant, s’écria-t-il ; car l’intérêt exhorbitant que je serai obligé de donner à un de ces usuriers, sera autant d’argent dépensé en pure perte.

Cécile, continuant à ne faire aucune attention à ces différentes insinuations, se mit à déjeûner. M. Harrel dit alors, qu’il prendrait le thé avec elles ; un moment après il s’écria, comme se rappelant tout-à-coup quelque chose qu’il aurait oublié : Bon dieu ! à présent que je m’en ressouviens, il me semble que vous pourriez facilement, miss Beverley, me prêter vous-même cette somme pour un jour ou deux. Cécile, quoiqu’extrêmement généreuse, n’était cependant pas dupe, et n’aimait pas à s’en laisser imposer : le procédé de M. Harrel lui parut si bas, et sa ruse si grossière, qu’au lieu de lui accorder, avec sa politesse ordinaire, ce qu’il demandait, elle répondit très-sérieusement, que l’argent qu’elle avait reçu la veille était destiné d’avance, et qu’elle ne pouvait plus en disposer. M. Harrel très-piqué de cette réponse, qui n’était point telle qu’il se l’était promise, chargea un laquais d’aller chez M. Zacharie, pour le prier de venir sur-le-champ lui parler.

À présent, dit-il d’un ton mêlé de colère et de reproche, la chose est faite. J’avoue que je redoutais de tomber en de pareilles mains ; car dès qu’on s’y trouve une fois, il est bien difficile de s’en tirer… Jusqu’à présent je m’en étais préservé : mais il faut enfin y venir ; la nécessité n’a point de loi. Cécile commença à être un peu inquiète ; elle fixa madame Harrel, qui paraissait l’être beaucoup ; et elle dit au mari, après avoir un peu hésité : est-ce réellement la première fois que vous avez recours à lui ? Je ne me suis jamais adressé de ma vie qu’au vieux Aaron : je redoute toute cette race ; j’ai une sorte de pressentiment qui tient de la superstition, et que je ne saurais vaincre, qui me porte à croire que si je me trouve une fois entre leurs griffes, il ne me sera plus possible de m’en affranchir ; et c’est ce qui m’a engagé à recourir à vous, quoique dans le fond cela soit assez indifférent.

Cécile était très-embarrassée ; elle se trouvait, d’un côté, entraînée par son penchant naturel à faire du bien, et retenue de l’autre par la crainte d’encourager le mal : mais son amitié pour madame Harrel la décida. Elle aima mieux retarder ses propres affaires, que de le voir recourir à des moyens ruineux.

Il la remercia assez froidement, suivant sa coutume ; et recevant les deux cents livres, il lui en fit son reçu, promettant de les lui rendre au bout de huit jours. Madame Harrel se montra plus reconnaissante, et lui témoigna par ses caresses combien elle était touchée de ce nouveau service. Cécile, satisfaite d’imaginer qu’elle avait fait renaître en elle quelqu’étincelle de sa première sensibilité, résolut de se prévaloir de ces symptômes favorables, et de commencer à s’acquitter de la tâche désagréable qu’elle s’était imposée, en lui représentant le danger de sa situation actuelle. Elle ouvrit la conversation par lui dire qu’elle espérait que l’intimité dans laquelle elles avaient si longtemps vécu, lui ferait excuser la liberté dont elle se proposait d’user ; et il n’y avait que leur étroite amitié, jointe aux craintes qu’elle avait que son bonheur et sa tranquillité ne fussent troublés par la suite, qui pût l’autoriser. Mais, ma chère Priscille, ajouta-t-elle, se pourrait-il, que voyant de mes propres yeux le péril auquel vous êtes exposée, je manquasse à vous en avertir ? Une pareille négligence de la part d’une amie serait une trahison, qu’on ne passerait pas à une personne même indifférente. Ensuite, elle en vint à l’objet principal, avec tout le ménagement possible, et la conjura de ne pas tarder plus long-temps à diminuer sa dépense, et à changer la vie dissipée qu’elle menait, de se conduire plus conformément à sa situation, de s’occuper davantage de l’intérieur de sa maison.

Madame Harrel l’assura de la meilleure foi du monde, qu’elle ne faisait absolument que ce que toutes les autres femmes faisaient ; qu’elle se mettait comme tout le monde, et qu’il lui serait impossible de se montrer autrement en public. Et comment vous y montrerez-vous par la suite, s’écria Cécile, si vous continuez à dépenser au-delà de vos revenus ? Réfléchissez qu’avec le temps, vos dépenses absorberont entièrement votre fortune. Je vous assure, repliqua madame Harrel, que je n’anticipe jamais que de six mois sur mes revenus ; car dès que je touche l’argent de ma pension, je le donne jusqu’au dernier sou pour acquitter ce que je dois, et j’emprunte de nouveau ce dont j’ai besoin jusqu’à la fin du semestre ; je paie de même, et ainsi de suite.

Voilà, répondit Cécile, une méthode qui paraît n’avoir été inventée que pour vous tenir toujours dans un état de détresse. Pardonnez si je vous parle si librement ; je crains que M. Harrel n’ait encore moins d’exactitude et d’attention que vous, dans ses affaires ; sans quoi il ne serait pas si souvent dans l’embarras. Quel en sera le résultat ? Daignez, ma chère Priscille, lire un peu dans l’avenir, et vous tremblerez, en réfléchissant à la perspective qui se présente devant vous.

Madame Harrel parut effrayée de cette réflexion, et la pria de lui dire ce qu’elle voulait qu’elle fît. Alors, Cécile lui proposa avec autant de prudence que de douceur, un plan général de réforme pour l’intérieur de sa maison, ainsi que pour les dépenses de nécessité et de luxe tant d’elle que de son mari : elle lui conseilla d’examiner scrupuleusement l’état de leurs affaires, de se faire remettre les comptes de tout ce qui était dû, pour les acquitter fidèlement, et adopter ensuite un genre de vie proportionné à l’état de leur fortune et aux revenus qui leur resteraient après avoir payé tout ce qu’ils devaient.

Mon Dieu ! ma chère, s’écria madame Harrel d’un air surpris, M. Harrel ne se prêterait jamais à une réforme qui nous rendrait ridicules. Je conviens, ajouta-t-elle d’un ton d’ennui, que votre plan est excellent ; ce qu’il y a de fâcheux, c’est que l’exécution en est tout-à-fait impraticable. — Par quelle raison serait-elle impraticable ? Mais parce que… ma chère, je ne sais pas… Ce qu’il y a de sûr, c’est qu’elle l’est. Mais quelle preuve en avez-vous ? Qu’est-ce qui vous le persuade ?

Il faut bien vivre comme les autres, dit madame Harrel impatientée ; vous ne voudriez pas, je pense, qu’on me montrât au doigt ; et je vous assure que je ne fais rien que les personnes de mon état ne fassent aussi.

Ne vaudrait-il pas beaucoup mieux, repartit Cécile avec encore plus d’énergie, s’occuper moins des autres et plus de vous-même, consulter votre fortune et votre situation, au lieu de vous laisser aveuglément entraîner par leur exemple ? Si les autres voulaient se rendre responsables de vos pertes, de la diminution de votre fortune, et du désordre de vos affaires, alors vous auriez quelque raison de régler votre façon de vivre d’après la leur. Mais vous n’avez pas lieu de vous flatter que cela arrive ; vous savez trop bien le contraire. Plaints peut-être d’un petit nombre, blâmés généralement de tous, vous ne serez secourus de personne.

Grand dieu ! miss Beverley, s’écria madame Harrel épouvantée, vous parlez précisément comme si nous étions ruinés. Je ne crois pas que vous le soyez encore, répliqua Cécile ; mais je voudrais, en vous montrant le risque que vous courez, vous engager, avant qu’il soit trop tard, à prévenir cette affreuse catastrophe. Madame Harrel, plus offensée qu’alarmée, entendit cette réponse avec peine, et, après avoir hésité un moment, elle dit avec humeur : J’avoue que je ne suis pas trop satisfaite que vous me teniez des discours aussi peu consolants ; je suis sûre que nous vivons comme tout le monde ; je ne conçois pas pourquoi un particulier, dont la fortune est telle que celle de M. Harrel, vivrait différemment. Quant aux petites dettes qu’il contracte de temps en temps, il a cela de commun avec tant d’autres ! Cela ne vous paraît si singulier que parce que vous n’y êtes pas accoutumée. Vous êtes dans l’erreur, si vous supposez qu’il n’ait pas l’intention de les payer ; il m’a assurée ce matin qu’aussi-tôt qu’il toucherait ses rentes, il se proposait d’acquitter exactement tout ce qu’il pouvait devoir. Je suis enchantée de ce que vous me dites, répondit Cécile, et je souhaite qu’il exécute ce projet. Je craignais d’avoir poussé la franchise jusqu’à l’indiscrétion ; mais vous me feriez tort aussi en me croyant le cœur dur : l’amitié et le desir de votre tranquillité sont les seuls motifs qui m’ont portée à hasarder les observations que je vous fais. Elles se séparèrent ; madame Harrel, presque fâchée de ses leçons, qui lui parurent trop sévères ; et Cécile, aussi rebutée de la manière dont elles étaient reçues, qu’affligée de l’aveuglement de son amie.

Elle fut dédommagée de ce pénible moment, par l’arrivée de madame Delvile, dont la conversation vive, spirituelle et amicale, dissipa bientôt son chagrin. Elle eut encore un nouveau plaisir, quoique mêlé de quelque inquiétude, en apprenant par M. Arnott, que M. Belfield était presque rétabli, et qu’il venait de partir pour la campagne. Elle soupçonna presque que tout ce que le jeune Delvile lui avait dit de sa situation n’avait été que pour l’éprouver, et savoir sa façon de penser à son égard : elle eut encore une visite de M. Monckton, qui, quoique bien instruit qu’elle passait la plus grande partie de son temps dans son appartement, avait cependant assez de prudence, ou, si l’on veut, de politique, pour user rarement de la permission de la voir chez elle. Cécile lui parla, avec sa confiance ordinaire, de toutes ses affaires ; et comme son esprit était principalement occupé de ses craintes relativement à la famille Harrel, elle lui apprit leurs extravagances et leurs prodigalités. Cependant sa délicatesse l’empêcha de lui parler de ce qu’elle venait de faire en leur faveur.

M. Monckton, d’après ce qu’elle lui disait, n’hésita pas un instant à décider que M. Harrel était un homme ruiné ; et craignant que Cécile, attendu ses liaisons avec lui, ne courût risque de se trouver mêlée dans les embarras qui lui surviendraient par la suite, il l’exhorta très-sérieusement à ne point se laisser gagner par ses sollicitations, et à se garder de lui rien prêter ; l’assurant très-positivement, qu’il y avait peu d’apparence qu’il fût jamais en état de le lui rendre.

Cécile, fort alarmée d’un pareil avertissement, lui promit la plus grande circonspection pour l’avenir. Elle lui parla de la conversation qu’elle avait eue le matin avec madame Harrel ; et après s’être affligée de son incurie, elle ajouta : Je ne saurais m’empêcher de vous avouer que l’estime que j’avais pour elle, a, depuis que nous logeons ensemble, perdu chaque jour de sa vivacité, et qu’elle est encore moindre que mon amitié. Ce matin, lorsque je me suis hasardée à lui dire sérieusement ma façon de penser, j’ai trouvé ses raisons si mauvaises, le goût de la futilité et du luxe porté si loin chez elle, que j’en ai été alarmée. Ils parlèrent ensuite de Belfield. M. Monckton confirma le rapport de M. Arnott, et lui apprit qu’il avait quitté Londres en bonne santé : après quoi, il lui demanda si elle avait vu quelqu’un de la maison de Delvile. Oui, répondit Cécile, madame Delvile m’est venue voir ce matin. C’est une femme charmante ; je suis fâchée qu’elle ne vous soit pas mieux connue ; vous ne pourriez vous empêcher de lui rendre justice. — Est-elle polie, avec vous ? — Polie ! On ne saurait avoir plus de bonté. — En ce cas, comptez qu’elle a quelque vue secrète ; s’il en était autrement, elle serait très-insolente. Et M. Delvile, je vous prie, qu’en pensez-vous ? — Oh ! il me paraît insupportable. Je ne saurais assez vous remercier de m’avoir prévenue assez à temps pour que je ne changeasse pas d’habitation. Je ne voudrais pas pour rien au monde vivre sous le même toit que lui.

Fort bien ; et le fils ne vous paraît-il pas digne de tels parents. Non, certainement ; il n’a pas la moindre ressemblance avec son père ; et s’il a quelque chose de sa mère, c’est seulement les qualités que tous ceux qui la voient sans prévention devraient desirer de posséder. — Vous ne connaissez pas cette famille. Ils ont tous des vues sur votre personne ; et si vous ne vous tenez pas sur vos gardes, vous serez sûrement leur dupe. — Je ne saurais concevoir ce que vous voulez me faire entendre. — Rien que ce dont tout le monde s’apperçoit à la première vue : ils ont beaucoup d’orgueil et peu de bien : on dirait que la fortune vous a placée exprès dans leur chemin, et sûrement, ils sauront bien se prévaloir d’une conjoncture aussi favorable pour raccommoder leurs affaires, et se débarrasser de leurs créanciers. — Je vous assure que vous vous trompez : je suis convaincue qu’ils n’ont point cette intention : tout au contraire, ils m’impatientent par leur opiniâtreté à se figurer que je suis déjà engagée. Elle l’instruisit alors des soupçons qu’ils lui avaient fait paraître. Le bruit ridicule et absurde qu’on a répandu, ajouta-t-elle, les a si bien persuadés que le chevalier Floyer et M. Belfield étaient rivaux, et qu’ils s’étaient battus à mon occasion, que lorsque je parviens à les dissuader de mon penchant pour l’un des deux, ils en concluent tout de suite que j’en ai pour l’autre. Loin de trouver mauvais que je paraisse avoir disposé de ma personne, M. Delvile favorise ouvertement les prétentions du chevalier, et son fils cherche à me persuader officieusement que je suis déjà toute entière à Belfield. — Finesse toute pure pour découvrir votre véritable façon de penser. Il lui donna encore plusieurs conseils pour la préserver de leurs artifices ; et changeant tout-à-coup de sujet, il ne lui parla plus, pendant le temps qu’il resta encore avec elle, que de choses agréables et propres à l’amuser.