Charles Baudelaire, étude biographique/Appendice/IX

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Étude biographique d’
Librairie Léon Vanier, éditeur ; A. Messein Succr (p. 303-305).

IX


LETTRES ADRESSEES À M. EUGENE CREPET POUR RECTIFIER CERTAINS POINTS DE SON (( ÉTUDE BIOGRAPHIQUE ))


I.


(( Monsieur,

» Les éditeurs de M. de Molènes me font connaître une erreur contenue dans votre livre sur Baudelaire ; je ne doute pas de votre empressement à la rectifier.

» Vous attribuez : Les souffrances d’un houzard à Baudelaire. Cette œuvre est de M. de Molènes (i).

(i) Nous avons retrouvé, en effet, la nouvelle dont Baudelaire s’inspira, et qui est bien de M. de Molènes. Elle figure dans un volume in-12 paru cbez Hachette en i863, sous le titre : Les caprices d’un régulier. Les souffrances d’un houzard. Le soldat en 1709. ^

Mais le scénario publié par M. Eugène Grépet et qu’on trouvera dans les Posthumes du Mercure de France, est bien de Baudelaire ; du moins fut-il écrit tout entier de sa main, comme en témoigne cette indication, extraite par le Livre Moderne, t. I, p. in/i, du catalogue 72 des libraires lvonnais Bernoux et Cusnier : Baudelaire lui avait proposé d’en tirer une pièce ; il a été vaguement question du projet dans leur correspondance.

» Je vous serai reconnaissante de donner suite à ma réclamation ; il vous sera facile, ainsi qu’aux critiques qui se sont trompés d’après vous, d’expliquer en quelques lignes une méprise qu’il est de mon devoir de signaler.

» Agréez, je vous prie, monsieur, l’expression de mes sentiments les plus distingués.

ï Comtesse Paul de Molènes. »

16, rue d’Ulm.

Paris, 8 mai i884. 2.

» Cher monsieur,

w …Laissez-moi vous renseigner tout de suite sur un point d’ailleurs de peu d’importance. Il s’agit du

N* 333. Baudelaire (Charles). Le Marquis du i er houzards, pièce autographe signée de ses initiales, 12 p. infolio, i5o fr.

Manuscrit d’une très curieuse pièce. Canevas d’une comédie qui n’a jamais été terminée.

Baudelaire fait d’ailleurs allusion à sa collaboration avec Paul de Molènes dans un billet, à lui adressé, le 12 mai 1860 î

» Mes livres vont se succéder rapidement ; je serai donc libre, dans peu de temps, de m’adonner au nouveau et j’aurai à vous reparler du Marquis du i er houzards. » sonnet sur Meurice et Vacquerie publié dans la Silhouette en 1845. Ce sonnet n’a pu être attribué à Baudelaire que par erreur. Il est de Théodore de Banville, j’en suis sûr, je l’ai vu écrire.

» À vous très affectueusement.
» Auguste Vitu. »