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Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments/Bernard (rue Saint-)

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Bernard (rue Saint-).

Commence à la rue du Faubourg-Saint-Antoine, nos 195 et 197 ; finit à la rue de Charonne, nos 70 et 72. Le dernier impair est 41 ; le dernier pair, 34. Sa longueur est de 383 m. — 8e arrondissement, quartier du Faubourg-Saint-Antoine.

Ce n’était qu’un chemin sous le règne de Louis XIII. Cette rue tire son nom de sa proximité de l’ancienne abbaye Saint-Antoine qui était soumise à la règle de saint Bernard. — Une décision ministérielle à la date du 13 germinal an X, signée Chaptal, avait fixé la moindre largeur de cette voie publique à 10 m. Cette moindre largeur a été portée à 12 m. en vertu d’une ordonnance royale du 6 mai 1827. Les propriétés nos 1, 7, 19, 28, et le mur de clôture contigu à l’église Sainte-Marguerite, sont à l’alignement. — Portion d’égout du côté de la rue du Faubourg-Saint-Antoine.

Le couvent des Filles-Sainte-Marguerite ou de Notre-Dame-des-Vertus, était situé dans cette rue, au no 26.

Vers 1679, quelques religieuses de la maison de Notre-Dame-des-Vertus d’Aubervilliers, attirées par la protection de plusieurs dames pieuses, s’établirent à Paris dans la rue Basfroi. Elles se destinaient à l’éducation des filles pauvres du faubourg Saint-Antoine. En 1681, l’abbé Mazure, curé de Saint-Paul, voulant donner plus d’extension à cet utile établissement, lui fit don d’une propriété qu’il possédait dans la rue Saint-Bernard. Ces religieuses vinrent l’habiter en 1685. Mais à la mort de l’abbé Mazure, ses héritiers attaquèrent la donation. Ils gagnèrent leur procès, et firent vendre la maison en 1690. M. Bragelonge, conseiller à la cour des aidés, vint au secours de la communauté, et fit l’acquisition de cette propriété qu’il donna aux religieuses ainsi qu’une rente pour l’entretien de sept sœurs.

Supprimé en 1790, ce couvent devint propriété nationale et fut vendu le 21 vendémiaire an V.