Fables d’Ésope (trad. Chambry, 1927)/L’Oiseleur et la Perdrix

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

List2.svg Pour les autres éditions de ce texte, voir L’Oiseleur et la Perdrix.

Traduction par Émile Chambry.
FablesSociété d’édition « Les Belles Lettres » (p. 125-126).
285


L’OISELEUR ET LA PERDRIX


Un hôte se présenta un peu tard chez un oiseleur. Celui-ci, n’ayant rien à lui offrir, s’en fut vers sa perdrix privée, et il allait la tuer, quand elle lui reprocha son ingratitude : « Ne lui était-elle pas fort utile en appelant les oiseaux de sa tribu et en les lui livrant ? et il allait la tuer ! — Raison de plus pour t’immoler, répondit-il, puisque tu n’épargnes même pas ceux de ta tribu. »

Cette fable montre que ceux qui trahissent leurs parents sont odieux non seulement à leurs victimes, mais encore à ceux à qui ils les livrent.