Fables d’Ésope (trad. Chambry, 1927)/Le Chien et le Boucher

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Traduction par Émile Chambry.
FablesSociété d’édition « Les Belles Lettres » (p. 80).
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LE CHIEN ET LE BOUCHER

Un chien, s’étant élancé dans une boucherie, y saisit un cœur, tandis que le boucher était occupé, et prit la fuite. Le boucher s’étant retourné et le voyant fuir, s’écria : « Toi, sache bien que, partout où tu seras, je te tiendrai à l’œil : car ce n’est pas à moi que tu as pris le cœur, bien au contraire tu m’en as donné. »

Cette fable montre que souvent les accidents sont des enseignements pour les hommes.