Fables d’Ésope (trad. Chambry, 1927)/Le Chien et le Coquillage

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Traduction par Émile Chambry.
FablesSociété d’édition « Les Belles Lettres » (p. 79).
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LE CHIEN ET LE COQUILLAGE

Un chien habitué à avaler des œufs, voyant un coquillage, ouvrit la gueule et, refermant violemment ses mâchoires, l’avala, le prenant pour un œuf. Mais ses entrailles s’alourdissant, il eut mal et dit : « Je n’ai que ce que je mérite, moi qui ai pris tous les objets ronds pour des œufs. »

Cette fable nous enseigne que ceux qui entreprennent une affaire sans discernement s’empêtrent à leur insu dans d’étranges embarras.