Mozilla.svg

Fables d’Ésope (trad. Chambry, 1927)/Le Chien qui porte de la viande

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

List2.svg Pour les autres éditions de ce texte, voir Le Chien qui porte de la viande.

Traduction par Émile Chambry.
FablesSociété d’édition « Les Belles Lettres » (p. 81).
185
LE CHIEN QUI PORTE DE LA VIANDE

Un chien tenant un morceau de viande traversait une rivière. Ayant aperçu son ombre dans l’eau, il crut que c’était un autre chien qui tenait un morceau de viande plus gros. Aussi, lâchant le sien, il s’élança pour enlever celui de son compère. Mais le résultat fut qu’il n’eut ni l’un ni l’autre, l’un se trouvant hors de ses prises, puisqu’il n’existait même pas, et l’autre ayant été entraîné par le courant.

Cette fable s’applique au convoiteux.