Fables d’Ésope (trad. Chambry, 1927)/Les Deux Besaces

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Traduction par Émile Chambry.
FablesSociété d’édition « Les Belles Lettres » (p. 133).
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LES DEUX BESACES


Jadis Prométhée, ayant façonné les hommes, suspendit à leur cou deux sacs, l’un qui renferme les défauts d’autrui, l’autre, leurs propres défauts, et il plaça par devant le sac des défauts d’autrui, tandis qu’il suspendit l’autre par derrière. Il en est résulté que les hommes voient d’emblée les défauts d’autrui, mais n’aperçoivent pas les leurs.

On peut appliquer cette fable au brouillon, qui, aveugle dans ses propres affaires, se mêle de celles qui ne le regardent aucunement.