L’Encyclopédie/1re édition/THÉOLOGIE

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THÉOLOGIE, Theologia, du grec θεὸς, Dieu, & λόγος, discours, prise en général, est la science de Dieu & des choses divines, même entant qu’on peut les connoître par la lumiere naturelle. C’est en ce sens qu’Aristote, Methaphysic. l. VI. appelle théologie, la partie de la philosophie, qui s’occupe à traiter de Dieu & de quelques-uns de ses attributs. C’est encore dans le même sens que les Payens donnoient à leurs poëtes le nom de théologiens, parce qu’ils les regardoient comme plus éclairés que le vulgaire, sur la nature de la divinité & sur les mysteres de la religion.

Les anciens avoient trois sortes de théologie ; savoir, 1°. la mythologique ou fabuleuse qui florissoit parmi les Poëtes, & qui rouloit principalement sur la théogonie ou génération des dieux. Voyez Fable, Mythologie & Théogonie.

2°. La politique, embrassée principalement par les princes, les magistrats, les prêtres, & le corps des peuples, comme la science la plus utile & la plus nécessaire pour la sûreté, la tranquillité & la prospérité de l’etat.

3°. La physique ou naturelle, cultivée par les Philosophes, comme la science la plus convenable à la nature & à la raison, elle n’admettoit qu’un seul Dieu suprème, & des démons ou génies, comme médiateurs entre Dieu & les hommes. Voyez Démon & Génie.

Les Hébreux qui avoient été favorisés de la révélation ont aussi leurs Théologiens, car on peut donner ce titre aux Prophetes suscités de Dieu pour les instruire, aux pontifes chargés par état de leur expliquer la loi, & aux scribes ou docteurs qui faisoient profession de l’interpreter. Depuis leur dispersion, les Juifs modernes n’ont manqué ni d’écrivains, ni de livres ; les écrits de leurs rabbins sont répandus par tout le monde. Voyez Rabbins & Thalmud.

Parmi les Chrétiens, le mot de Théologie se prend en divers sens. Les anciens peres, & particulierement les Grecs, comme saint Basile & saint Grégoire de Nazianze, ont donné spécialement ce nom à la partie de la doctrine chrétienne qui traite de la divinité ; de-là vient que parmi eux on appelloit l’évangéliste S. Jean, le théologien par excellence, à cause qu’il avoit traité de la divinité du Verbe, d’une maniere plus profonde & plus étendue que les autres apôtres. Ils surnommoient aussi S. Grégoire de Nazianze, le théologien, parce qu’il avoit défendu avec zele la divinité du Verbe contre les Ariens ; & en ce sens les Grecs distinguoient la théologie, de ce qu’ils appelloient économie, c’est-à-dire de la partie de la doctrine chrétienne qui traite du mystere de l’incarnation.

Mais dans un sens plus étendu, l’on définit la Théologie, une science qui nous apprend ce que nous devons croire de Dieu, & la maniere dont il veut que nous le servions ; on la divise en deux especes, qui sont la Théologie naturelle & la Théologie surnaturelle.

La Théologie naturelle est la connoissance que nous avons de Dieu & de ses attributs, par les seules lumieres de la raison & de la nature, & en considérant les ouvrages qui ne peuvent être sortis que de ses mains.

La Théologie surnaturelle ou Théologie proprement dite est une science, qui se fondant sur des principes révélés, tire des conclusions, tant sur Dieu, sa nature, ses attributs, &c. que sur toutes les autres choses qui peuvent avoir rapport à Dieu : d’où il s’ensuit, que la Théologie joint dans sa maniere de procéder l’usage de la raison à la certitude de la révélation, ou qu’elle est fondée en partie sur les lumieres de la révélation, & en partie sur celles de la raison.

Toutes les vérités dont la Théologie se propose la recherche & l’examen, étant ou spéculatives ou pratiques, on la divise à cet égard en Théologie spéculative, & Théologie pratique ou morale. La Théologie spéculative est celle qui n’a pour objet que d’éclaircir, de fixer, de défendre les dogmes de la religion, en tant qu’ils doivent être crus. La Théologie, pratique ou morale, est celle qui s’occupe à fixer les devoirs de la religion, en traitant des vertus & des vices, en prescrivant des regles, & décidant de ce qui est juste ou injuste, licite ou illicite dans l’ordre de la religion.

Quant à la maniere de traiter la Théologie, on la distingue en positive & en scholastique. La Théologie positive, est celle qui a pour objet d’exposer & de prouver les vérités de la religion par les textes de l’Ecriture, conformément à la tradition des peres de l’Eglise & aux décisions des conciles, sans s’attacher à la méthode des écoles, mais en les traitant dans un style oratoire, comme ont fait les peres de l’Eglise.

La scholastique est celle qui emploie la dialectique, les argumens & la forme usitée dans les écoles pour traiter les matieres de religion.

Quelques auteurs pensent, que la différence qui se trouve entre la Théologie positive & la scholastique, ne vient point de la diversité du style & de l’élocution ; en un mot, de la forme scholastique propre à la derniere, & qu’on ne remarque pas dans la premiere ; mais de ce que les Théologiens scholastiques ont renfermé en un seul corps & mis dans un certain ordre, toutes les questions qui regardent la doctrine, au lieu que les anciens ne traitoient des dogmes de la religion, que séparément & par occasion : mais cela ne fait rien quant au style, car les modernes auroient pû traiter tout le plan de la religion en style oratoire, & les anciens n’en traiter que quelques questions en style scholastique. La véritable différence entre la positive & la scholastique dépend donc de la forme du style, puisque pour le fonds les matieres sont les mêmes.

Luther appelloit la Théologie scholastique une discipline à deux faces, composée du mélange de l’Ecriture-sainte & des raisons philosophiques. Mixtione quadam ex divinis eloquiis & philosophicis rationibus tanquam ex centaurorum genere biformis disciplina conflata est. Mais on verra par la suite, qu’il n’en avoit qu’une fausse idée & qu’il en jugeoit par les abus.

M. l’abbé Fleury dans son cinquieme discours sur l’histoire ecclésiastique, ne paroît pas non plus fort favorable à la scholastique ; car après s’être objecté, s’il n’est pas vrai que les scholastiques ont trouvé une méthode plus commode & plus exacte pour enseigner la Théologie, & si leur style n’est pas plus solide & plus précis que celui des anciens, il répond, « Je l’ai souvent oui-dire, mais je ne puis en convenir, & on ne me persuadera jamais, que jusqu’au douzieme siecle la méthode ait manqué dans les écoles chrétiennes. Il est vrai, ajoute-t-il, que les anciens n’ont pas entrepris de faire un cours entier de Théologie, comme ont fait Hugues de Saint-Victor, Robert Pullus, Hildebert de Tours, & tant d’autres. Mais ils n’ont pas laissé que de nous donner dans leurs ouvrages le plan entier de la religion, comme S. Augustin dans son Enchiridion, montre tout ce qu’on doit croire, & la maniere de l’enseigner dans le livre de la doctrine chrétienne. On trouve de même l’abregé de la morale dans quelques autres traités, comme dans le pédagogue de S. Clément Alexandrin.

Que manque-t-il donc aux anciens, continue-t-il ? Est-ce de n’avoir pas donné chacun leur cours entier de Théologie, recommençant toujours à diviser & à définir les mêmes matieres ? J’avoue que les modernes l’ont fait, mais je ne conviens pas que la religion en ait été mieux enseignée. L’effet le plus sensible de cette méthode est d’avoir rempli le monde d’une infinité de volumes, partie imprimés, partie encore manuscrits qui demeurent en repos dans les grandes bibliotheques, parce qu’ils n’attirent les lecteurs ni par l’utilité, ni par l’agrément : car qui lit aujourd’hui Alexandre de Hales ou Albert le grand » ? Et il avoit remarqué plus haut qu’il ne voyoit rien de grand dans ce dernier que la grosseur & le nombre des volumes.

Il observe ensuite que les scholastiques prétendoient suivre la méthode des géometres, mais qu’ils ne la suivoient pas en effet, prenant souvent l’Ecriture dans des sens figurés & détournés, posant pour principes des axiomes d’une mauvaise philosophie, ou des autorités de quelqu’auteur profane. Puis il ajoute : « si les scholastiques ont imité la méthode des géometres, ils ont encore mieux copié leur style sec & uniforme. Ils ont donné dans un autre défaut, en se faisant un langage particulier distingué de toutes les langues vulgaires & du vrai latin, quoiqu’il en tire son origine. Ce qui toutefois n’est point nécessaire, puisque chacun peut philosopher en parlant bien sa langue. Les écrits d’Aristote sont en bon grec ; les ouvrages philosophiques de Cicéron en bon latin, & dans le dernier siecle Descartes a expliqué sa doctrine en bon françois…

« Un autre erreur est de croire qu’un style sec, contraint, & partout uniforme, soit plus clair & plus court que le discours ordinaire & naturel, où l’on se donne la liberté de varier les phrases, & d’employer quelques figures. Ce style gêné & jetté en moule, pour ainsi dire, est plus long, outre qu’il est très-ennuyeux. On y répete à chaque page les mêmes formules, par exemple ; sur cette matiere on fait six questions ; à la premiere, on procede ainsi, puis trois objections, puis je réponds qu’il faut dire, &c. ensuite viennent les réponses aux objections. Vous diriez que l’auteur est forcé par une nécessité inévitable de s’exprimer toujours de même. On répete à chaque ligne les termes de l’art : proposition, assertion, majeure, mineure, preuve, conclusion, &c. or ces répétitions alongent beaucoup le discours…

« Les argumens en forme allongent encore notablement le discours, & impatientent celui qui voit d’abord la conclusion. Il est soulagé par un enthymème ou par une simple proposition, qui fait sousentendre tout le reste. Il faudroit reserver les syllogismes entiers pour des occasions rares, lorsqu’il faut déveloper un sophisme spécieux, ou rendre sensible une vérité abstraite.

« Cependant, conclut-il, ceux qui sont accoutumés au style de l’école ne reconnoissent point les raisonnemens, s’ils ne sont revêtus de la forme syllogistique. Les peres de l’Eglise leur paroissent des rhétoriciens pour ne pas dire des discoureurs, parce qu’ils s’expliquent naturellement, comme on fait en conversation, parce qu’ils usent quelquefois d’interrogations, d’exclamations & d’autres figures ordinaires, & les scholastiques ne voyent pas que les figures & les tours ingénieux épargnent beaucoup de paroles, & que souvent par un mot bien placé, on prévient ou l’on détourne une objection qui les occuperoit long-tems ».

Ces accusations sont graves, & l’on ne peut gueres dire plus de mal de la scholastique ; mais elles ne tombent que sur l’ancienne scholastique défigurée par des questions frivoles & par un style barbare. Car il faut convenir que depuis le renouvellement des études dans le xvj. siecle la scholastique a bien changé de forme à ces deux égards. En effet, à la considérer dans son véritable point de vue, elle n’est que la connoissance des divines Ecritures, interpretées suivant le sens que l’Eglise approuve, en y joignant les explications & les censures des peres, sans toutefois négliger les secours qu’on peut tirer des sciences profanes pour éclaircir & soutenir la vérité. Scholastica theologia est divinarum scripturarum peritia, recepto quem ecclesia approbat sensu, non spretis orthodoxorum doctorum interpretationibus & censuris, interdum aliarum disciplinarum non contempto suffragio. C’est ainsi que l’a connue la faculté de théologie de Paris, qui la cultive sur ces principes, & dont le but en y exerçant ses éleves est de les accoutumer à la justesse du raisonnement par l’usage de la dialectique.

Retranchez en effet de la scholastique un grand nombre de questions futiles dont la surchargeoient les anciens, écartez les abus de leur méthode, & réduisez-la à traiter par ordre des vérités intéressantes du dogme & de la morale, & vous trouverez qu’elle est aussi ancienne que l’Eglise. Tant d’ouvrages polémiques & dogmatiques des peres de tous les siecles, dans lesquels ils établissent les divers dogmes de la religion attaqués par les hérétiques, en sont une preuve incontestable. Car ils ne se contentent pas d’y exposer simplement la foi de l’Eglise, & d’apporter les passages de l’Ecriture & des peres sur lesquels elle est fondée, mais ils emploient aussi la dialectique & le raisonnement pour établir le véritable sens des passages qu’ils citent, pour expliquer ceux qui sont allégués par leurs adversaires, pour réfuter les difficultés qu’ils proposent, pour éclaircir & développer les conséquences des principes qu’ils trouvent établis dans l’Ecriture sainte & dans la tradition, & pour convaincre d’erreur les fausses conséquences tirées par les hérétiques : enfin ils ne négligerent rien de tout ce qui peut servir à faire connoître, à éclaircir & à soutenir la vérité, à persuader ceux qui n’en sont pas convaincus, à retirer de l’erreur ceux qui y sont engagés ; pour y réussir, ils emploient les principes de la raison naturelle, la science des langues, les subtilités de la dialectique, les traits de l’éloquence, l’autorité des philosophes & celles des historiens. On trouve dans leurs écrits des propositions, des preuves, des objections, des réponses, des argumens, des conséquences, &c. toute la différence vient donc de ce que la méthode des modernes est moins cachée, & qu’ils ne sont pas ou n’affectent pas de paroître si éloquens. Mais au fond, en sont-ils moins solides quand ils ne s’attachent qu’aux points essentiels, & qu’ils les traitent par les grands principes, comme font les scholastiques modernes, sur-tout dans la faculté de théologie de Paris ? Les défauts d’une méthode naissante ne prouvent pas toujours qu’elle soit mauvaise, & font souvent l’éloge de ceux qui l’ont perfectionnée.

Les théologiens ont coutume de traiter plusieurs questions sur la dignité, l’utilité, la nécessité de la science qu’ils professent, & nous renvoyerons sur tous ces articles le lecteur à leurs écrits : nous nous contenterons de toucher ce qui regarde la certitude de la Théologie ou des conclusions théologiques. Par conclusions théologiques on entend celles qui sont évidemment & certainement déduites d’une ou deux prémisses, qui sont toutes deux révelées, ou dont l’une est révelée, & l’autre est simplement connue par la lumiere naturelle, & l’on demande si ces conclusions sont d’une égale certitude que les propositions qui sont de soi. 2°. Si elles sont plus ou moins certaines que les conclusions des autres sciences. 3°. Si elles égalent en certitude les premiers principes ou axiomes de géométrie, philosophie, &c.

La décision de toutes ces questions dépend de savoir quel est le fondement de la certitude des conclusions théologiques, c’est-à-dire, quel est le motif qui détermine l’esprit à y acquiescer. On convient généralement que la révélation immédiate de Dieu proposée par l’Eglise, est le motif qui porte à acquiescer aux vérités qui sont de foi, & que la révélation virtuelle ou médiate, c’est-à-dire, la connexion qui se trouve entre une conclusion théologique & la révélation, connexion manifestée par la lumiere naturelle, est le motif qui porte à acquiescer aux conclusions théologiques.

De-là il est aisé d’inférer 1°. que les conclusions purement théologiques n’ont pas le même degré de certitude que les vérités de foi, celles-ci étant fondées 1°. sur la révélation immédiate de Dieu ; 2°. sur la décision de l’Eglise qui atteste la vérité de cette révélation, au lieu que les conclusions théologiques n’ont pour motif que leur liaison avec la révélation, mais liaison apperçue seulement par les lumieres de la raison ; le motif d’acquiescement, & le moyen de connoître ce motif, sont, comme on voit, dans les conclusions théologiques d’un ordre inférieur au motif qui détermine l’esprit à se soumettre aux vérités de foi, & au moyen qui lui découvre ce motif.

2°. Que les conclusions théologiques sont plus certaines que les conclusions des sciences naturelles prises en général, parce qu’on sait que celles-ci ne sont souvent appuyées que sur des conjectures, & que leur liaison avec les premiers principes, n’est pas si évidente que celle des conclusions théologiques avec la révélation immédiate.

Mais on est partagé sur la troisieme question ; savoir, si les conclusions théologiques sont plus ou moins certaines que les premiers principes géométriques ou philosophiques ; & il y a sur ce point deux opinions.

La premiere est celle des anciens théologiens qui soutiennent que les conclusions théologiques sont plus certaines que les premiers principes, parce que, disent-ils, elles sont appuyées sur la révélation de Dieu, qui ne peut, ni ne veut tromper les hommes, au lieu que la certitude des premiers principes n’est fondée que sur la raison ou la lumiere naturelle, qui est sujette à l’erreur.

La plûpart des modernes pensent au-contraire que les premiers principes sont aussi certains que les conclusions théologiques, parce que 1°. telle est la certitude de ces axiomes : le tout est plus grand que sa partie ; deux choses égales à une troisieme sont égales entre elles, &c. qu’il est impossible d’en assigner une plus grande ; & qu’on sent par expérience qu’il n’est point de vérités auxquelles l’esprit acquiesce plus promptement. 2°. Parce que Dieu n’est pas moins l’auteur de la raison que de la révélation, d’où il s’ensuit, que si l’on ne peut soupçonner la révélation de faux, de peur d’en faire retomber le reproche sur Dieu même, on ne peut non-plus soupçonner la raison d’erreur quant aux premiers principes, puisque Dieu nous a donné également ces deux moyens, l’un de connoître les vérités naturelles, l’autre d’adhérer aux vérités de foi. 3°. Parce que la foi même est en quelque sorte appuyée sur la raison : car, disent-ils, pourquoi croyons-nous à la révélation ? parce que nous savons que Dieu est la vérité par essence, qui ne peut ni tromper, ni être trompé ; & qui est-ce qui nous manifeste cette vérité ? la raison sans doute ; c’est elle aussi qui par divers motifs de crédibilité nous persuade que Jesus-Christ est le messie, & que sa religion est la seule véritable : si donc la raison nous mene comme par la main jusqu’à la foi, & si elle en est en quelque sorte le fondement, pourquoi veut-on que les conclusions théologiques qu’on avoue être moins certaines que les vérités de foi, le soient davantage que les axiomes & les premiers principes de la raison ? Holden. de resolut. fidei, l. I. c. iij. & element. theolog. c. j. p. 12.

Théologie mystique, signifie une espece de théologie rafinée & sublime, que professent les mystiques. Voyez Mystiques & Théologie.

Cette théologie consiste dans une connoissance de Dieu & des choses divines, non pas celle que l’on acquiert par la voie ordinaire, mais celle que Dieu infuse immédiatement par lui-même, & qui est assez puissante pour élever l’ame à un état calme, pour la dégager de tout intérêt propre, pour l’enflammer d’une dévotion affectueuse, pour l’unir intimément à Dieu, pour illuminer son entendement, ou pour échauffer ou animer sa volonté d’une façon extraordinaire.

Parmi les œuvres que l’on attribue à S. Denis l’Aréopagite, on trouve un discours de théologie mystique, & plusieurs auteurs anciens & modernes ont écrit sur le même sujet.

Théologie positive, est celle qui consiste dans la simple connoissance ou exposition des dogmes & des articles de foi, autant qu’ils sont contenus dans les saintes Ecritures, ou expliqués par les peres & les conciles, dégagées de toutes disputes & controverses. Voyez Théologie.

En ce sens, la théologie positive est opposée à la théologie scholastique & polémique.