L’Ouverture des jours gras

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L’ouverture des jours gras, ou l’entretien du carnaval.

1634



L’Ouverture des jours gras, ou l’Entretien du Carnaval.
À Paris, chez Michel Blageart, rue de la Calandre, à la Fleur de Lys.
M. DC. XXXIV.
In-8.

Ceux quy nous apportent la muscade, le poivre et les clous de girofle qu’on met dans les pastez en ces jours gras, sçavent en quel climat sont situées les isles Molucques et combien il y fait chaud ; et cependant l’autheur de l’histoire de Quixaire1, princesse de ce pays, fait une remarque digne d’admiration, disant qu’elle avoit le teint fort blanc et les cheveux blonds, ce quy est une merveille aussy bien que de voir les Italiennes ne cedder rien en blancheur aux dames françoises. La raison de cest estonnement est que, chaque chose ayant son lieu, il semble qu’il ne se doit pas rencontrer des visages blancs en ces contrées. Ainsy on peut dire que le lieu naturel des filles de joie à Paris est les marests du Temple et le fauxbourg Sainct-Germain2, comme le vray lieu de la comedie est l’hostel de Bourgongne.

Cela supposé, on peut dire aussy que chaque chose a sa proprieté, comme les pistaches ont la vertu d’eschauffer au huictiesme degré, les cervelas et les langues parfumées d’alterer au dernier poinct, le vin blanc de faire pisser, le pavot et le vin muscat d’endormir merveilleusement, et la beauté de charmer.

Par la mesme raison chaque chose a aussy son temps : il y a un temps pour coudre et filer, temps de manger et de boire, temps de chanter et de dancer, temps de pleurer et de rire, qui est premierement le temps de ceste quinzaine grasse. Or il faut croire que quand une chandelle se veut esteindre elle jette une plus grande flamme, ce quy est un presage de sa mort ; aussi il semble que, par une antiperistaze des jours maigres quy approchent, les jours gras se renforcent et rassemblent toute la joie quy est esparse le tout au long et au large de l’année. C’est donc avec juste raison que toute l’antiquité a destiné ces jours aux plaisirs, à la volupté et aux ris.

Mais, pour vous faire rire, que pourroit-on vous representer maintenant ? car, selon l’ancien proverbe, il ne se dit rien à ceste heure quy n’ait esté dit. Et vous sçavez comme les choses repetées et redittes sont ennuyeuses. Pour preuve de ceste verité, vous voyez combien c’est chose desplaisante de voir toujours une table chargée de mesmes viandes, d’ouyr toujours une mesme farce à l’hostel de Bourgogne, et de regarder toujours de mesmes tableaux à la foire Sainct-Germain.

Il faut donc inventer quelque sujet nouveau, et une methode nouvelle quy n’ait esté empruntée d’aucun livre, d’aucun autheur, où Aristote n’ait jamais pensé, où Platon n’ait jamais jeté les yeux ny l’esprit, que les orateurs n’eussent jamais deviné ni ne devineront jamais si on ne leur en montre le chemin, et où personne ne s’attend peut-estre.

Formez-vous donc, s’il vous plaist, hommes et femmes, filles et garçons, jeunes et vieux, grands et petits, pauvres et riches, car tous vous estes capables de rire ; formez-vous, dy-je, dans l’esprit la plus agreable idée des choses les plus plaisantes et facetieuses quy soient dans la nature ; peignez-vous toutes les grosses monstrousitez du monde grotesque, mais plus raisonnablement l’image amoureuse de l’incomparable mardy-gras ; figurez-vous cest object comme un des plus grands et gros homme quy ait jamais esté, en comparaison duquel les geants ne soient que des nains, ayant la teste ombragée d’un arpent de vignes et couronnée de jambons, entouré d’une echarpe de cervelas et d’autres allumettes à vin, tout chargé de bouteilles, à quy le vin de Grave, de Muscat, de Espagne, d’Hipocras, font hommage comme à un grand seigneur, foulant desdaigneusement aux pieds les pots de confitures et les boetes de dragées, des pyramides de sucre et des flacons de sirop et forests de canelles, avec ceste infirmité naturelle, quy n’ose regarder derrière luy, non plus qu’Orphée, de peur d’y voir le caresme pasle et hideux.

Figurez-vous donc bien ceste image, si vous pouvez, et je croy que tout ce que les poètes ont dit des rencontres joyeuses de Momus, ce n’est rien au prix de cecy pour vous faire rire.

Que si vous estes difficiles à esmouvoir, allez-vous-en à pied ou en carrosse à la foire de Sainct-Germain, et là vous verrez des joueurs de torniquets, de goblets, de marionnettes, danceurs de corde, preneurs de tabac3, charlatans, joueurs de passe-passe4, et mille autres apanages de la folie5, que l’on peut mieux penser que de dire ; sur tout ne vous laissez pas piper aux dez ou tromper à la blanche6, car cela troubleroit la joie et vous empescheroit de rire.

Ou si vous ne voulez aller si loin, il ne faut qu’aller à l’hostel de Bourgongne, et eussiez eu envie d’y achepter quelque chose, tant les marchands avoient de grace pour attirer le monde, veu qu’on representoit la foire de Sainct-Germain7 ; et comme on commence par mettre les fauxbourgs dans la ville8, Sainct-Germain et la foire estoit en l’hostel de Bourgongne.

Là vous eussiez veu et pouvez voir encore, si vous le voulez, une image parfaicte et accomplie de ceste dicte foire, une decoration superbe, des acteurs vestuz à l’advantage, la naïveté dans les vers accommodez au subject ; vous eussiez veu les plus exquises peintures de Flandres, où presidoit Catin, noble fille de Guillot Gorju ; vous eussiez veu Guillaume le Gros9, dans une boutique d’orfèvre, apprester à rire à tout le monde, et dont vous ririez encore sans une fascheuse reflexion que l’on faisoit, voyant manger des dragées de Verdun à ceux quy estoient sur le théatre sans en manger, car il n’y avoit rien de si triste que de voir manger les autres et ne pas manger soy-mesme, et estre comme un Tantale dans les eaux.

Mais si vous avez perdu ceste occasion de rire, recompensez-vous-en par autre chose ; allez-y tout le long de ceste quinzaine, et vous n’y manquerez pas de rire, ou il faudra que vous ayez la bouche cousue. Vousy verrez le Clitophon10 de Monsieur Durier, autheur de l’Alcymedon11 ; ensuitte vous verrez le Rossyleon du mesme autheur12, pièce que tout le monde juge estre un des rares subjects de l’Astrée ; après vous y verrez la Dorise ou Doriste de l’auteur de la Cléonice13, et, pour la bonne bouche et closture des jours gras, l’Hercule mourant ou deifié de Monsieur de Rotrou14, pièces quy sont autant d’aimans attractifs pour y faire venir non seulement les plus graves d’entre les hommes, mais les femmes les plus chastes et modestes, quy ne veulent plus faire autre chose maintenant que d’y aller ; ce quy fait qu’on ne s’estonne pas si les maris, par un si long tems, avoient deffendu et interdict l’entrée de l’hostel de Bourgongne à leurs femmes, quy perdent presque la memoire de leurs loges quand elles ont veu representer en ce lieu quelque pièce si belle, comme autrefois ceux quy avoient gousté une fois de lotes15 perdoient entierement la memoire de leur pays et de leur maison.

Que si toutes ces agreables merveilles n’ont encore le pouvoir de vous faire rire, jetez-vous sur la lecture des autheurs facetieux ; lisez le Songe et visions joyeuses du Gros-Guillaume16, nouvellement imprimés depuis la mort du predecesseur de Guillot Gorju17, ou demandez aux colporteurs jurez son Apologie, et ils vous la donneront moyennant de l’argent. Repassez aussy surtout ce quy s’est dit, fait et passé dans les Champs-Elysées18.

En un mot, lisez les Grotesques de tous les esprits romanesques.

Et si tout cela est encore trop fade, attendez à la cause grasse19 : vous ne devez laisser eschapper ceste occasion de la voir plaider et de faire vos efforts d’entrer en ce lieu avec vos femmes, car il faut advouer que plusieurs parlent de la cause grasse quy ne savent ce que c’est, et quy croyent que ce soit une chose quy se doive mespriser. Au contraire, si Ciceron et Demosthènes vivoient en nostre siècle, ils auroient bien de la peine d’y recognoistre leurs preceptes.

On void dans ceste cause l’eloquence paroistre toute nue, en chair et en os, vive, masle et hardie ; tous les boutons et les fleurs de bien dire repandues çà et là. Dans l’exorde on s’insinue dans l’esprit de l’auditeur par quelque chose quy frappe les sens ; la narration y est toujours de quelque coquette abusée ou de quelque oison plumé à l’eau chaude ; les raisons y sont toutes tirées de l’humanité ou des choses naturelles ; les mouvemens y sont frequens, et l’intention de celuy quy plaide est d’exciter à rire, et non à la commiseration : car quy ne riroit seullement de voir la posture de ceux quy sont les juges de ceste belle cause pisser dans leurs chausses à force de se contraindre et pour rire le moins qu’ils peuvent, et les advocats, clercs, quy ont l’honneur d’y plaider, parler gravement et serieusement des choses les plus bouffonnes du monde ? C’est là où la basoche est en triomphe, où le Mardy-Gras et Bacchus occupent chacun une lanterne pour escouter un plaidoyer si facetieux et si charmant, qu’on est contrainct de confesser que tous les Zanni20, les Pantalons, les Tabarins, les Turlupins et tout l’hostel de Bourgongne n’a jamais rien inventé quy approche de mille lieues loin de ceste facetie.

Après cela, si vous ne riez, il ne faut plus esperer de rire : tous les subjets sont espuisez, tous les esprits sont à sec, toutes les inventions bouchées, toutes les veines taries, toutes les plus agreables matières constipées ; en un mot, après ceste pièce de l’ouverture des jours gras ou du carnaval, il ne faut plus croire qu’il vienne rien de risible par cy après, et si vous n’en riez tout vostre soul aujourd’huy, on concluera de trois choses l’une, ou que vous avez esté faits en pleurant (chose quy seroit trop honteuse à dire), ou qu’ayant despouillé ceste propriété de rire quy distingue l’homme d’entre tous les animaux, vous n’estes plus que des bestes (ce qu’on ne voudroit pas seulement imaginer de vous) ; ou bien, pour plus vray semblable, que quelque pensée morne du caresme a forcé tous les corps de gardes des delices, a traversé mesme le pont-levis du palais de la Volupté, pour venir assieger vostre imagination par avance et vous rendre melancholiques devant le temps.


1. Cet auteur est Cervantès. Sa nouvelle la Belle Quixaire étoit alors célèbre. Gillet de la Tessonnerie en fit le sujet d’une tragi-comédie jouée en 1639, et publiée l’année suivante, Paris, G. Quinet, in-8.

2. V., sur le grand nombre des courtisanes au Marais, notre volume de Paris démoli, 2e édit., p. 33 et 320, et, sur celles du faubourg S.-Germain, notre premier volume des Variétés, p. 207, 219.

3. C’étoit alors une nouveauté, une mode. On fumoit et l’on prisoit dans les cabarets de la foire. Les cafés, qui leur succédèrent, eurent soin de conserver l’usage. Le Sage, dans sa Querelle des theâtres, scène 1re, nous montre un limonadier de la foire faisant avec grâce les honneurs de son café et de sa tabatière :

Et l’obligeant Massy presente
Le tabac aux honnêtes gens.

4. Jeu d’escamoteur qui s’appelle ainsi à cause des mots passe, passe, disparais, que le farceur adresse continuellement à son godenot. Alain Chartier a dit, parlant de la mort :

Ce n’est pas jeu de passe-passe,
Car on s’en va sans revenir.

5. Les charlattLes charlatans divers, les enchanteurs, se treuvent

Au grand cours d’alentour, les blanques, les sauteurs,
Les monstres differends, les farceurs et menteurs.
Le peuple s’y promène, et parmi la froidure
Croque le pain d’epice et la gauffre moins dure.
.  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  .  
L’autre met son argent aux choses necessaires
Que le marchand débite aux personnes vulgaires.

(Semonce à une demoiselle des champs pour venir passer la foire et les jours gras à Paris, Paris, 1605, in-8.)

6. À la blanque. V. une des pièces qui précèdent.

7. Ceci prouve que, long-temps avant Regnard et Dancourt, qui, l’un au théâtre de la Foire en 1695, l’autre, l’année d’après, au Théâtre-François, en firent le sujet d’une comédie, la foire S.-Germain avoit été mise à la scène. En 1607, un ballet de la façon de M. le Prince, dont le sujet étoit l’accouchement de la foire Saint-Germain, avoit été dansé au Louvre (V. Lettres de Malherbe à Peiresc, p. 21, et Recueil des plus excellents ballets de ce temps, Paris, 1612, in-8, p. 55–58).

8. Allusion aux mesures prises, en 1634, pour la closture et adjonction à la ville de Paris des faubourgs Saint-Honoré, Montmartre et Villeneuve. V. Archives curieuses, 2e série, t. 6, p. 314, et notre Paris démoli, p. 243.

9. Gros-Guillaume. V., sur tous ces farceurs, les notes de notre édition des Caquets de l’Accouchée, p. 281–282.

10. Clitophon, tragi-comédie en cinq actes de Du Ryer, fut jouée en 1632, mais ne fut jamais imprimée. M. de Soleinne en possédoit un manuscrit. (Catal. de sa biblioth., nº 1003.)

11. Alcimédon, tragi-comédie en cinq actes, en vers, jouée en 1634, imprimée en 1635, Paris, T. Quinet.

12. Les Aventures de Rosiléon, pastorale en cinq actes, en vers, imitée de l’Astrée, fut représentée en 1629. Elle n’est pas de Du Ryer, comme on le dit ici, mais de Pichou, le même dont on a deux tragi-comédies, les Folies de Cardénio (1633) et l’Infidèle confidente (1631), et la Filis de Scire, comédie pastorale en cinq actes, traduite de l’italien du comte Bonarelli (1631). En tête de cette dernière pièce se lit une préface d’un ami de l’auteur, Isnard, médecin à Grenoble. On y trouve de grands éloges sur la pièce dont il est parlé ici, ainsi que sur l’auteur, qui mourut assassiné, a l’âge de trente-cinq ans. Selon de Mouhy (Tablettes dramatiques, p. 205), ces éloges d’Isnard dans sa préface de la Filis prouveroient que le Rosiléon fut imprimé, puisqu’il méritoit tant de l’être. Il ne semble pas, toutefois, qu’on en ait jamais vu un exemplaire.

13. Cleonice, ou l’Amour téméraire, tragi-comédie pastorale en cinq actes, en vers, Paris, Nicolas Rousset, 1630, in-8. La pièce ne porte pas de nom d’auteur, mais la dédicace au roi est signée P. B. — De Mouhy soupçonna que la première de ces lettres pourroit bien être l’initiale du nom de Passart, auquel Beauchamps attribuoit une pièce du même titre dans sa table des Recherches. Il avoit raison ; du moins, ce qui le donneroit à penser, c’est que sur le titre de l’exemplaire possédé par M. de Soleinne se lisoit en écriture du temps : par M. Passart. (De Mouhy, Abrégé de l’histoire du théâtre françois, in-8, p. 96 ; Catal. de la biblioth. de X. de Soleinne, nº 1051.) Passart tenoit beaucoup à n’être pas connu. Ce qu’on lit ici prouve que ses contemporains n’avoient pas percé l’anonyme dont il se couvroit. Nous ne connoissons pas sa Dorise ou Doriste annoncée ici ; mais il se pourroit que l’auteur se trompât pour cette pièce, comme il l’a fait pour Rosiléon, et qu’il voulût parler de la Doristée de Rotrou, qui date en effet de cette époque. La première édition, qui est de 1634, a pour titre Cléagenor et Doristée ; en tête de la seconde, donnée l’année suivante, on lit seulement Doristée, tragi-comédie.

14. L’Hercule mourant, tragédie en cinq actes, de Rotrou, ne fut imprimé qu’en 1636. Ce qui est dit ici prouveroit que la représentation précéda de deux ans la publication.

15. Le lotos, plante d’Égypte, qui avoit la vertu de faire perdre la mémoire à ceux qui en mangeoient. On se rappelle la description du pays des Lotophages (mangeurs de lotos) dans l’Odyssée (liv. 9).

16. Plusieurs pièces parurent, en effet, sous le nom de ce farceur. Nous ne connoissons pas celles qu’on cite ici, mais nous pouvons mentionner en revanche : les Railleries de Gros-Guillaume sur les affaires de ce temps, 1623, in-8 ; les Bignets de Gros-Guillaume envoyés à Turlupin et à Gautier-Garguille pour leur mardy-gras, par le sieur Tripotin, gentilhomme fariné de l’hôtel de Bourgogne, etc. Mais, pour beaucoup de pièces, on dut le confondre avec maître Guillaume, sous le nom duquel il en parut alors une si grande quantité. Celui-ci vendoit lui-même ses bouffonneries imprimées sur le Pont-Neuf. (L’Estoille, édit Michaud, t. 2, p. 405.) On peut voir sur lui une note de notre édition des Caquets de l’Accouchée, p. 263.

17. Ce prédécesseur étoit Gautier-Garguille, mort en décembre 1633. Bertrand Haudrin, dit Saint-Jacques, et qui se donna au théâtre le nom de Guillot Gorju, avoit été admis, l’année suivante, à prendre sa place sur la scène de l’hôtel de Bourgogne. Il y jouoit les médecins et les apothicaires burlesques. Sa première profession l’avoit au mieux stylé à ces rôles. Il avoit été médecin, et même, selon Gui Patin, doyen de la Faculté de médecine, où il ne s’étoit pas fait faute de dérober. (Lettre 222e à Spon, t. 2, p. 173.)

18. Allusion probable à la pièce qui a pour titre : le Testament du Gros-Guillaume et sa rencontre avec Gautier-Garguille en l’autre monde, Paris, 1634, in-8 ; ou bien encore à celle-ci : Conversation de maître Guillaume avec le prince de Conty aux Champs-Elysées, Paris, 1631, in-8.

19. Cause plaisante que les clercs de la basoche plaidoient publiquement le jour du mardi gras, sur un fait inventé et presque toujours choisi parmi les plus grivois et même les plus orduriers. C’est ce qui fit supprimer cet usage burlesque dans les premières années du XVIIIe siècle. Mais on continua d’appeler causes grasses, au Palais, toutes celles qui avoient un côté plaisant.

20. Personnage de la comédie italienne, dont le nom, dérivé du Sannio romain, s’est francisé sur la scène de Molière en celui de Zannarelle ou Sganarelle.