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Le Coran (Traduction de Montet)/Le Coran/Sourate 5

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Traduction par Édouard Montet.
Payot (p. 77-118).


Sourate 5[1].

SOURATE DE LA TABLE SERVIE[2]

Médine : 120 versets.

Au nom d’Allâh très miséricordieux et compatissant.

1. Ô vous qui croyez, demeurez fidèles à vos engagements. Les animaux des troupeaux[3] vous sont permis[4], excepté ce qui vous est stipulé ici[5] ; sans (parler) de la défense qui vous est faite de chasser quand vous êtes (revêtus) de l’Ihram[6]. En vérité, Allâh ordonne ce qu’Il veut.

2. Ô vous qui croyez, ne profanez ni les cérémonies d’Allâh, ni le mois sacré[7], ni les offrandes (les victimes), ni les colliers en guise d’ornement (qu’on leur met)[8], ni les fidèles de la maison sacrée (qui) cherchent la grâce de Leur Seigneur et Sa satisfaction.

3. Quand vous n’êtes plus en état de grâce[9], chassez. Et ne soyez pas animés de mauvaise volonté ni de haine contre les gens qui vous ont détournés de la Mosquée sainte[10]. Soyez prêts à assister (les autres) par les bonnes œuvres et la piété ; mais n’aidez personne au péché et à l’injustice. Craignez Allâh ! Certes, Allâh est puissant pour châtier.

4. Ce qui vous est défendu, ce sont les (animaux) morts d’eux-mêmes, le sang, la viande de porc, ce qui est sacrifié (à un dieu autre) qu’Allâh, les (bêtes) étouffées, assommées, tuées par une chute ou d’un coup de corne, mangées par une bête féroce, à moins que vous ne (les) ayez égorgées (à temps), ce qui a été immolé sur un autel païen[11]. Ne vous les partagez pas (en tirant au sort) les flèches[12]. Cela est une impiété aujourd’hui. Le désespoir est réservé à ceux qui ont été infidèles à votre religion. Ne les craignez pas ! (Mais) craignez-Moi !

5. Aujourd’hui[13], J’ai rendu parfaite pour vous votre religion ; J’ai accompli sur vous Ma grâce et Je suis satisfait pour vous que l’Islam (soit votre) religion. (Mais) si quelqu’un est forcé par la faim (de violer ces ordonnances), sans s’écarter (volontairement) de la voie droite pour pécher, certes ! Allâh pardonne. Il est clément.

6. Ils te demanderont ce qui est légal pour eux (comme nourriture). Réponds : « Est légal pour vous ce qui est bon, et ce que vous avez enseigné aux bêtes de proie[14] (à prendre), en les dressant comme des chiens, — vous les enseignez comme Allâh vous a enseignés. — Mangez de ce qu’elles prennent pour vous, et mentionnez le nom d’Allâh sur cela, et craignez Allâh. » Car, en vérité, Allâh est prompt à demander compte.

7. Aujourd’hui[15], est légal pour vous ce qui est bon (à manger) ; et la nourriture de ceux auxquels a été donné le Livre[16] est (aussi) légale pour vous, et votre nourriture est légale pour eux[17]. Et (il en est de même)[18] des femmes chastes parmi les croyantes[19] et des femmes chastes de ceux auxquels a été donné le Livre avant vous[20], lorsque vous leur avez donné leur dot[21], en vivant chastement, sans forniquer et sans prendre de gitons[22]. (Mais quant à) celui qui est infidèle dans la foi, son œuvre[23] est sans valeur, et lui, dans l’autre monde, sera du nombre des perdus.

8. Ô vous qui croyez, lorsque vous vous levez pour la prière[24], lavez vos visages et vos mains jusqu’aux coudes, et frottez vos têtes et vos pieds jusqu’aux chevilles.

9. Si vous êtes en état d’impureté légale[25], purifiez-vous. Mais si vous êtes malades ou en voyage, ou si l’un de vous vient du lieu caché[26], ou si vous avez eu commerce avec des femmes, et que vous ne trouviez pas d’eau, prenez du sable fin de surface et frottez-en vos visages et vos mains. Allâh ne désire pas vous imposer de charge, mais Il désire vous purifier et accomplir Sa grâce en vous. Peut-être serez-vous reconnaissants.

10. Souvenez-vous de la grâce d’Allâh envers vous, et de Son alliance qu’Il a conclue avec vous, quand vous avez dit : « Nous entendons et nous obéissons. » Craignez Allâh ! Certes, Allâh connaît ce qui préoccupe vos cœurs.

11. Ô vous qui croyez, tenez-vous fermes devant Allâh comme témoins de ce qui est juste, et ne vous rendez pas coupables par haine envers les gens, en n’agissant pas avec équité. Agissez avec équité et craignez Allâh. Car Allâh est au courant de ce que vous faites.

12. Allâh a fait des promesses à ceux qui croient et qui font le bien. À eux le pardon et une récompense magnifique.

13. (Mais) quant à ceux qui sont infidèles et qui traitent de mensonges Nos signes, ceux-là (seront) les compagnons de l’enfer.

14. Ô vous qui croyez, souvenez-vous de la grâce d’Allâh envers vous, lorsque des gens s’étaient proposés d’étendre leurs mains sur vous[27]. Mais Lui détourna de vous leurs mains. Craignez Allâh et que les croyants se confient en Allâh !

15. Allâh a accepté jadis l’alliance des Enfants d’Israël, et Nous avons suscité parmi eux douze chefs[28]. Et Allâh a dit : « En vérité, Je suis avec vous, si vous êtes fidèles dans la prière[29] et si vous donnez l’aumône[30], si vous avez foi en Mes apôtres et si vous venez à leur aide, et si vous faites à Allâh un prêt généreux[31]. (Alors) Je pardonnerai vos offenses et Je vous ferai entrer dans des jardins sous lesquels courent des ruisseaux[32]. Quant à celui d’entre vous qui est infidèle après cela[33], celui-là s’est écarté de la voie droite. »

16. Et, en tant qu’ils ont violé leur pacte, Nous les avons maudits, et Nous avons endurci leurs cœurs. Ils ont détourné[34] de leur sens[35] les paroles (de leurs Écritures)[36] et ils ont oublié une partie de ce dont ils devaient se souvenir. Ne cesse pas de chercher à connaître leur perfidie[37] : il en est peu qui fassent exception. (Mais) pardonne-leur et épargne. En vérité, Allâh aime ceux qui agissent bien.

17. Et quant à ceux qui disent : « En vérité, nous sommes chrétiens », Nous avons accepté (aussi) leur alliance, (mais) ils ont oublié une partie de ce dont ils devaient se souvenir[38]. (Aussi) avons-Nous excité parmi eux l’inimitié et la haine jusqu’au jour de la résurrection[39]. Allâh leur dira (alors) ce qu’ils ont fait.

18. Ô gens du Livre[40] ! Notre Prophète est venu vers vous pour vous expliquer beaucoup de choses du Livre que vous cachiez, et pour beaucoup pardonner. C’est d’Allâh que sont venus vers vous une lumière et un Livre clair[41]. Par lui, Allâh guide celui qui suit Son bon plaisir vers le sentier de la paix ; Il les fait sortir des ténèbres vers la lumière par Sa volonté et les guide dans la voie droite.

19. Ils sont dans l’erreur ceux qui disent : « En vérité, Dieu[42] c’est le Messie, le fils de Marie. » Dis (leur) : « Qui peut en quelque manière maîtriser[43] Allâh, s’Il veut détruire le Messie, le fils de Marie, et sa mère et la totalité de ceux qui sont sur la terre ? »

20. C’est à Allâh qu’est le royaume des cieux et de la terre, et de ce qui est entre eux deux. Il crée ce qu’Il veut et Allâh est puissant sur toute chose.

21. Mais les Juifs et les Chrétiens disent : « Nous sommes les fils de Dieu et Ses bien-aimés. » Dis (leur) : « Et pourquoi (donc) vous punit-Il de vos péchés ? Mais vous n’êtes que des hommes, de ceux qu’Il a créés. Il pardonne à qui Il veut et Il punit qui Il veut. » À Allâh est le royaume des cieux et de la terre, et ce qui est entre eux deux. À Allâh la fin (dernière)[44] !

22. Ô gens du Livre[45] ! Notre Apôtre est déjà venu vers vous pour vous instruire sur l’intervalle des apôtres[46], de peur que vous ne disiez : « Il n’est venu vers nous ni annonciateur de bonne nouvelle, ni avertisseur. » (Mais) maintenant il est venu vers vous un annonciateur de bonne nouvelle et un avertisseur[47]. Allâh est puissant sur toute chose.

23. Lorsque Moïse dit à son peuple : « Ô peuple ! Souvenez-vous des faveurs de Dieu envers vous, lorsqu’Il a suscité au milieu de vous des prophètes et qu’Il a fait pour vous des rois, et qu’Il vous a apporté ce qui n’avait jamais été apporté à personne dans les mondes[48].

24. Ô peuple ! Entrez dans la Terre Sainte, que Dieu a inscrite pour vous, et ne revenez pas en arrière sur vos pas[49], afin que vous n’alliez pas au-devant de l’amoindrissement. »

25. (Les Israélites) dirent : « Ô Moïse ! En vérité, il y a là un peuple de géants[50]. Et certes nous n’y entrerons pas jusqu’à ce qu’ils en soient sortis, et, s’ils en sortent, en vérité nous entrerons. »

26. Et dirent deux hommes de ceux qui craignaient (Dieu) [Allâh avait étendu Sa grâce sur eux] : « Entrez chez eux[51] par la porte, et, lorsque vous y serez entrés, en vérité vous serez victorieux. » Appuyez-vous sur Allâh, si vous êtes croyants.

27. (Les Israélites) dirent : « Ô Moïse ! En vérité, nous n’y entrerons jamais, aussi longtemps qu’ils y resteront. (Aussi) va toi (avec) Ton Seigneur, et combattez tous deux. Quant à nous, nous demeurerons assis ici. »

28. (Moïse) dit : « Seigneur, en vérité, je ne suis maître que de moi-même et de mon frère. Sépare-nous donc de ce peuple impie. »

29. (Alors le Seigneur) dit : « En vérité, cela leur est défendu[52]. Pendant quarante ans ils seront errants dans le pays[53]. Ne te tourmente pas pour ce peuple impie. »

30. Récite-leur l’histoire des deux fils d’Adam. Vraiment, lorsqu’ils offrirent une offrande, elle fut acceptée de l’un d’eux et ne fut pas acceptée de l’autre. (L’un) dit : « Certainement, je te tuerai. » (L’autre) dit : « Dieu n’accepte que de ceux qui (Le) craignent.

31. Si tu étendais vers moi ta main pour me tuer, moi, je n’étendrais pas ma main vers toi pour te tuer. En vérité, je crains Dieu le Seigneur des mondes.

32. En vérité, je désire que tu emportes mon péché et le tien, et que tu sois (du nombre) des compagnons du feu, car c’est là la récompense des injustes[54]. »

33. (Mais) sa passion[55] le poussa à tuer son frère et il le tua, et au matin il fut (du nombre) des perdus.

34. Et Dieu envoya un corbeau (qui se mit à) gratter dans la terre, pour lui montrer comment (il pourrait) cacher le cadavre[56] de son frère. Il (Caïn) dit : « Oh ! Malheur à moi ! Suis-je devenu trop faible pour être comme ce corbeau et cacher le cadavre[57] de mon frère ? » Et, le matin, il fut (du nombre) des repentants.

35. C’est pour cette cause que Nous avons prescrit aux Enfants d’Israël que celui qui tue quelqu’un[58], à moins que ce ne soit pour un autre meurtre[59], ou pour violence dans le pays[60], est comme s’il avait tué tous les hommes ; (mais) celui qui en sauve un, est comme s’il avait sauvé tous les hommes[61].

36. Nos apôtres vinrent à eux avec des signes évidents ; alors, en vérité, beaucoup d’entre eux après cela commirent des excès sur la terre[62].

37. La récompense de ceux qui font la guerre à Allâh et à Son Apôtre et exercent la violence sur la terre, consiste seulement à être mis à mort, ou crucifiés, ou à avoir leurs mains et leurs pieds coupés sur les côtés opposés (du corps)[63], ou à être bannis du pays. C’est là pour eux une honte dans ce monde, et il y aura pour eux dans l’autre monde un terrible châtiment.

38. (Seront) exceptés ceux qui se repentent avant que vous les ayez en votre pouvoir. Car sachez qu’Allâh pardonne : il est miséricordieux.

39. Ô vous qui croyez ! Craignez Allâh et cherchez les moyens de L’approcher ; combattez dans Son sentier[64] ; peut-être serez-vous (alors) dans la prospérité.

40. Quant à ceux qui sont infidèles, si tout ce qui est sur la terre était à eux et autant encore[65], et qu’avec cela ils offrissent une rançon pour le châtiment du jour de la résurrection, elle ne serait pas acceptée de leur part ; (mais) à eux (est réservé) un châtiment douloureux.

41. Ils voudront sortir du feu, mais ils n’en sortiront pas ; car à eux (est réservé) un châtiment éternel.

42. Quant au voleur et à la voleuse, coupez leurs mains à tous deux comme rétribution de ce qu’ils ont acquis (par leurs vols) : (c’est) le châtiment d’Allâh. Car Allâh est puissant ; Il est sage.

43. Mais celui qui se repent après son injustice et agit bien, en vérité, Allâh se tournera vers lui. Car, en vérité, Allâh pardonne : Il est miséricordieux.

44. Ne sais-tu pas qu’à Allâh appartient le royaume des cieux et de la terre ? Il punit qui Il veut et Il pardonne à qui Il veut. Allâh est puissant sur toute chose.

45. Ô toi Apôtre ! Ne te laisse pas affliger par ceux qui se hâtent dans l’infidélité, ni par ceux qui disent de leurs bouches : « Nous croyons », mais dont les cœurs ne croient pas ; ni par ceux qui sont Juifs, (prêts à) écouter le mensonge, (prêts à) écouter d’autres gens, mais (qui) ne viennent pas à toi. Ils changent les paroles de leurs places[66] et ils disent : « Si on vous les donne ainsi, prenez-les. Mais, si on ne vous les donne pas ainsi, prenez garde. » Mais (quant à) celui qu’Allâh veut égarer, tu ne peux rien faire pour lui de la part d’Allâh. Ce sont ceux dont Allâh ne veut pas purifier les cœurs. Pour eux, c’est la honte en ce monde, et pour eux, dans l’autre monde, c’est un terrible châtiment.

46. Ce sont des écouteurs de mensonges et des mangeurs de choses illicites[67]. Mais, s’ils viennent à toi, (alors) juge entre eux ou détourne-toi d’eux. Si tu te détournes d’eux, ils ne te porteront pas préjudice en quoi que ce soit. Mais, si tu juges, prononce entre eux le jugement avec équité. En vérité, Allâh aime ceux qui agissent avec équité.

47. Mais comment te prendraient-ils pour leur juge ? Ils ont la Torah[68], dans laquelle est le jugement de Dieu ? (Mais) depuis[69], ils lui ont tourné le dos[70], et ils ne sont pas de ceux qui croient.

48. En vérité, Nous avons révélé[71] la Torah, où (il y a) direction et lumière. Par elle, les prophètes, qui professaient la religion de la résignation[72], jugeaient ceux qui étaient juifs, et les rabbins et les docteurs[73] (l’ont fait aussi), avec ce qu’ils se rappelaient du Livre de Dieu, et ils en étaient les témoins. Ne craignez pas les hommes, mais craignez-Moi[74] et ne vendez pas Mes signes[75] à vil prix. Car (quant à) celui qui ne veut pas juger avec ce qu’Allâh a révélé, ceux-là sont des infidèles[76].

49. Nous y[77] avons prescrit pour eux : vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent, blessure pour blessure[78]. Mais (quant à) celui qui remet (la peine, cet acte constitue) une expiation pour lui[79]. Mais (quant à) celui qui ne juge pas avec ce qu’Allâh a révélé, eux sont des injustes[80].

50. Et Nous avons suivi, sur leurs traces[81], avec Jésus, fils de Marie, confirmant ce qui existait avant lui[82] de la Torah ; et Nous lui avons apporté l’Évangile, dans lequel (sont) direction et lumière, confirmant ce qui existait avant lui de la Torah, direction et avertissement pour ceux qui craignent (Dieu).

51. Ainsi les gens de l’Évangile jugeront avec ce qu’Allâh y a révélé, et (quant à) celui qui ne jugera pas avec ce qu’a révélé Allâh, ceux-là font le mal.

52. Et Nous t’avons révélé le Livre en vérité[83], confirmant ce qui existait avant lui des Écritures[84] et les préservant (d’altérations). Juge entre eux[85] avec ce qu’a révélé Allâh[86] et ne suis pas leurs désirs en t’éloignant de ce qui t’a été donné de la vérité[87]. Pour chacun de vous, Nous avons fait une loi et un chemin[88].

53. Si Allâh avait voulu, certainement il aurait fait de vous[89] un seul peuple. Mais (Il veut) sûrement vous éprouver dans ce qu’Il vous a apporté[90]. Cherchez à vous devancer les uns les autres dans les bonnes actions ; tous vous retournerez à Allâh et Il vous instruira (alors) au sujet de ce dont vous disputez (maintenant).

54. C’est pourquoi juge entre eux par ce qu’Allâh a révélé, et ne suis pas leurs désirs, et prends garde qu’ils ne t’égarent loin d’une partie de ce qu’Allâh t’a révélé. S’ils se détournent, sache seulement qu’Allâh veut les frapper pour quelques-uns de leurs péchés. En vérité, beaucoup d’hommes sont pervers.

55. Est-ce le jugement de l’Ignorance[91] qu’ils désirent ? Mais quel meilleur juge qu’Allâh pour le peuple qui est ferme (dans la foi) ?

56. Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas les Juifs ni les Chrétiens pour patrons[92] : ils sont les patrons les uns des autres. Mais celui d’entre vous qui les prend pour patrons, en vérité, est de leur parti. En vérité, Allâh ne guide pas le peuple pervers.

57. Et tu verras ceux dont le cœur est malade rivaliser avec eux. Ils diront : « Nous craignons qu’un revers du sort ne nous atteigne. » (Mais) il se peut qu’Allâh donne la victoire ou un ordre émanant de Lui, et ils se réveilleront se repentant de ce qu’ils ont pensé au fond de leurs âmes[93].

58. Ceux qui croient diront : « Sont-ce là ceux qui juraient par Allâh, avec leurs serments les plus forts, qu’ils étaient avec vous ? » Leurs œuvres sont vaines et ils s’éveilleront perdus.

59. Ô vous qui croyez ! Celui d’entre vous qui abandonnera sa religion…[94] Allâh fera venir (à sa place) des gens qu’Il aime et qui (eux) L’aiment, humbles envers les croyants, fiers envers les infidèles ; ils combattront dans le sentier d’Allâh, et ne craindront pas le blâme de celui qui blâme. C’est là la grâce d’Allâh ! Il l’accorde à qui Il veut ! Allâh embrasse tout ; Il connaît (tout).

60. Allâh seul est votre patron, ainsi que Son Apôtre, et ceux qui croient, qui sont assidus à la prière et qui donnent l’aumône, en s’inclinant[95].

61. Et celui qui prend pour patron Allâh, Son Apôtre, et ceux qui croient…[96], en vérité, c’est le parti d’Allâh, celui des victorieux.

62. Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas comme patrons ceux qui ont fait de votre religion l’objet de la raillerie et du badinage, parmi ceux qui ont reçu les Écritures[97] avant vous, et parmi les infidèles. Mais craignez Allâh, si vous êtes des croyants.

63. (Ni parmi ceux qui), lorsque vous appelez à la prière[98], la prennent comme objet de raillerie et de badinage. Cela vient de ce qu’ils sont des gens sans intelligence.

64. Dis : « Ô peuple du Livre[99] ! Allez-vous nous désavouer, parce que nous croyons en Allâh, et (que nous croyons) ce qui nous a été révélé, et ce qui a été révélé auparavant, et parce que la plupart d’entre vous sont des méchants ? »

65. Dis : « Est-ce que je vous annoncerai quelque chose de pire que cette rétribution d’Allâh ? Celui qu’Allâh a maudit, contre lequel Il s’est mis en colère, ceux dont Il a fait des singes et des porcs[100], celui qui adore Thâgoût[101], ceux-là seront dans une situation pire et s’égareront plus loin de la route plane. »

66. Lorsqu’ils sont venus vers vous, ils ont dit : « Nous croyons ». Mais ils sont entrés (chez vous) avec l’incroyance, et en sont sortis avec elle. Mais Allâh connaît bien ce qu’ils cachaient.

67. Tu verras que beaucoup d’entre eux rivalisent d’ardeur dans le péché et l’inimitié, et en mangeant des mets illicites[102]. Le mal c’est ce qu’ils ont fait.

68. Sans (parler du fait) que les rabbins et (leurs) docteurs leur défendent de parler de péché et de nourriture illicite[103]. Le mal, c’est ce qu’ils ont commis.

69. Les Juifs disent : « La main de Dieu est enchaînée[104]. » Que leurs mains soient enchaînées et qu’ils soient maudits pour ce qu’ils disent ! Non ! Ses deux mains (d’Allâh) sont étendues. Il distribue Ses dons comme Il veut. Et ce qui t’a été révélé par Ton Seigneur augmentera certainement pour beaucoup d’entre eux la rébellion et l’infidélité ! Nous jetterons parmi eux l’inimitié et la haine jusqu’au jour de la résurrection. Toutes les fois qu’ils allumeront le feu de la guerre[105], Allâh l’éteindra. Ils parcourent la terre pour (y répandre) la corruption. Mais Allâh n’aime pas ceux qui corrompent.

70. Mais, si le peuple des Écritures[106] croyait et craignait[107], Nous couvririons certainement leurs offenses, et Nous les ferions entrer dans les jardins des délices. Et s’ils tenaient fermement la Torah et l’Évangile, et ce qui leur a été révélé par Leur Seigneur, assurément ils mangeraient de ce qui est au-dessus d’eux et de ce qui est sous leurs pieds[108]. Parmi eux il y a des gens[109] modérés, mais (pour) beaucoup d’entre eux, c’est le mal qu’ils font.

71. Ô toi Apôtre ! Prêche ce qui t’a été révélé par Ton Seigneur. Car, si tu ne le fais pas, tu n’as pas prêché Son message, et Allâh (ne) te tiendra pas pour quitte envers les hommes[110]. En vérité, Allâh ne guide pas le peuple des infidèles.

72. Dis : « Ô peuple des Écritures[111] ! Vous n’êtes appuyés sur rien, aussi longtemps que vous ne tenez pas fermement à la Torah et à l’Évangile, et à ce qui vous a été révélé par Votre Seigneur. » Mais ce qui t’a été révélé par Ton Seigneur augmentera sûrement, pour beaucoup d’entre eux, la rébellion et l’infidélité. Mais ne t’inquiète pas pour le peuple des infidèles.

73. En vérité, ceux qui croient (les Musulmans), et ceux qui sont Juifs, et les Sabéens[112], et les Chrétiens, et quiconque croit en Allâh et au jour dernier, et qui fait le bien, il n’y aura pas de crainte pour eux et ils ne seront point affligés[113].

74. Nous avons autrefois accepté une alliance des Enfants d’Israël, et Nous leur avons envoyé des apôtres (les prophètes). Toutes les fois qu’un apôtre venait à eux avec ce que leur âme n’aimait pas[114], ils accusaient les uns d’imposture, et tuaient les autres.

75. Ils (les Juifs) imaginèrent qu’il n’en résulterait aucun mal[115] : ils étaient aveugles et sourds ! Alors Dieu revint à eux : mais beaucoup d’entre eux étaient aveugles et sourds. Mais Dieu voyait ce qu’ils faisaient.

76. Ils sont infidèles ceux qui disent : « En vérité, Dieu est le Messie, le fils de Marie. » Mais le Messie a dit : « Ô Enfants d’Israël ! Adorez Dieu, Mon Seigneur et Votre Seigneur. » En vérité, celui qui donne des associés à Allâh, Allâh lui interdit le Paradis, et sa demeure sera le Feu (de l’enfer) ; car pour les injustes il n’y aura personne qui les secourt.

77. Ils sont infidèles ceux qui disent : « En vérité, Dieu est le troisième de trois. » Car il n’y a pas de Dieu, si ce n’est le Dieu unique. S’ils ne renoncent pas à ce qu’ils disent, certainement ils seront mis[116] avec ceux qui sont infidèles. À eux (est réservé) un châtiment douloureux[117].

78. Ne se tourneront-ils pas de nouveau vers Allâh et n’imploreront-ils pas Son pardon ? Car Allâh pardonne ; Il est clément.

79. Le Messie, le fils de Marie, n’était qu’un apôtre ; des apôtres avant lui ont passé[118]. Sa mère était très véridique[119]. Tous deux se nourrissaient de mets[120]. Vois comme nous leur expliquons les signes (divins). Et vois comme ils se détournent !

80. Dis : « Voulez-vous adorer, à côté d’Allâh, ce qui ne peut ni vous nuire ni vous être utile ? » Mais Allâh, Lui, entend et sait.

81. Dis : « Ô peuple des Écritures[121] ! Ne dépassez pas les bornes de votre religion au delà de la vérité[122], et ne suivez pas les désirs d’un peuple, qui jadis s’est égaré[123], qui en a laissé beaucoup errer, et qui se sont écartés de la voie plane. »

82. Ceux des Enfants d’Israël[124] qui ont été infidèles, ont été maudits par la langue d’Ésaïe et de Jésus, le fils de Marie. C’est parce qu’ils ont été rebelles et malveillants : ils ne voulaient pas renoncer aux torts qu’ils faisaient. Le mal, c’est ce qu’ils accomplissaient.

83. Tu verras beaucoup d’entre eux prendre pour patrons ceux qui sont infidèles. Le mal, c’est ce que leurs âmes ont envoyé devant eux[125], en sorte qu’Allâh s’est mis en colère contre eux, et qu’ils resteront éternellement dans les tourments (de l’enfer).

84. Mais s’ils avaient cru en Allâh, en Son Prophète et à ce qui lui a été révélé[126], ils ne les auraient pas pris pour patrons. Mais beaucoup d’entre eux sont pervers.

85. Tu trouveras certainement que les plus forts ennemis[127] de ceux qui croient (les Musulmans) sont les Juifs et les païens[128]. Et tu trouveras certainement que ceux qui sont les plus proches par l’amour de ceux qui croient (les Musulmans), sont ceux qui disent : « En vérité, nous sommes chrétiens. » C’est parce qu’il y a parmi eux des prêtres et des moines, et parce qu’ils ne sont pas orgueilleux[129].

86. Et lorsqu’ils entendent ce qui a été révélé à l’Apôtre[130], tu verras leurs yeux déborder de larmes, parce qu’ils auront reconnu la vérité. Ils diront : « Ô Notre Seigneur ! Nous croyons. Inscris-nous donc parmi les témoins[131].

87. « Car pourquoi ne croirions-nous pas en Allâh et à ce qui nous a été donné de la vérité, et ne désirerions-nous pas que Notre Seigneur nous fasse entrer avec le peuple des justes ? »

88. Aussi Allâh les a-t-il récompensés, pour ce qu’ils ont dit, avec les jardins sous lesquels courent les ruisseaux[132], pour y demeurer éternellement. C’est la récompense de ceux qui font le bien. Mais ceux qui sont infidèles et qui traitent de mensonges Nos signes, ceux-là sont les compagnons de l’enfer.

89. Ô vous qui croyez ! N’interdisez pas les bonnes choses, dont Allâh vous a permis l’usage, et ne dépassez pas la mesure. Car Allâh n’aime pas ceux qui dépassent les bornes.

90. Mais mangez ce dont Allâh vous a pourvus légalement et excellemment, et craignez Allâh, en qui vous croyez.

91. Allâh ne vous punira pas pour un mot irréfléchi dans vos serments, mais Il vous punira pour les serments sérieux que vous avez faits (et que vous avez violés). L’expiation (de cette faute) est de nourrir dix pauvres, de la nourriture de qualité moyenne, dont vous nourrissez vos familles, ou de les habiller, ou de libérer un cou[133]. Mais, quant à celui qui n’en a pas les moyens, qu’il jeûne pendant trois jours. Telle sera l’expiation de vos serments (violés), lorsque vous avez juré d’observer vos serments. C’est ainsi qu’Allâh vous explique Ses signes (divins). Peut-être serez-vous reconnaissants.

92. Ô vous qui croyez ! Le vin, le jeu de hasard[134], les Ansâb[135] et les flèches du sort[136] ne sont qu’une abomination de l’œuvre de Satan. Tenez-vous-en à l’écart ; peut-être (alors) serez-vous heureux.

93. Satan n’a qu’un désir : susciter entre vous l’inimitié et la haine par le vin et le jeu de hasard, et vous détourner du souvenir d’Allâh et de la prière[137]. Mais ne voulez-vous pas refuser, et obéir à Allâh, et obéir à l’Apôtre et prendre garde ? Car, si vous vous détournez, sachez que Notre Apôtre a seulement la charge de la prédication[138].

94. Il n’y a pas de péché pour ceux qui croient et font le bien, à cause de ce qu’ils mangent, lorsqu’ils craignent Allâh, qu’ils croient et font le bien, et qu’alors ils craignent Allâh et croient, et qu’alors ils craignent Allâh et font le bien. Car Allâh aime ceux qui font le bien[139].

95. Ô vous qui croyez ! Allâh veut vous éprouver au sujet[140] du gibier que vous ont procuré vos mains et vos lances, pour qu’Allâh sache qui Le craint en secret. Quant à celui qui, après cela, transgresse (Sa loi), à lui (est réservé) un châtiment grave.

96. Ô vous qui croyez ! Ne tuez pas le gibier en temps de pèlerinage[141]. Quant à celui qui le tue[142] intentionnellement, il devra le compenser[143] par (un animal) de (son) troupeau d’égale valeur — en jugeront deux personnes équitables d’entre vous — comme offrande apportée à la Ka’ba[144]. Ou bien (il offrira) en expiation la nourriture de pauvres, ou (il présentera) un équivalent[145] en jeûne, afin qu’il sente le mal résultant de son action. Allâh pardonne le passé. Quant à celui qui retombe (dans le péché), Allâh tirera vengeance de lui. Car Allâh est puissant ; Il est le maître de la vengeance.

97. Le gibier de la mer[146] est licite pour vous ; vous pouvez en manger : c’est un produit (d’alimentation) pour vous et pour les voyageurs. Mais le gibier de la terre ferme vous est interdit aussi longtemps que vous êtes en pèlerinage. Craignez Allâh auprès duquel vous serez réunis (un jour).

98. Allâh a fait la Ka’ba, la maison sacrée (pour être) une station pour les hommes[147], et le mois sacré[148], et l’offrande (des victimes) et les colliers suspendus à leur cou comme des ornements[149]. C’est pour que vous sachiez qu’Allâh connaît ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre, et qu’Allâh connaît toute chose. Sachez qu’Allâh est ardent à punir, mais qu’Allâh pardonne (aussi) et qu’Il est clément[150].

99. L’Apôtre n’a qu’à prêcher ; mais Allâh connaît ce que vous faites voir et ce que vous cachez.

100. Dis : « Ce qui est vil ne peut être égalé à ce qui est bon, quoique l’abondance de la vilenie te plaise[151]. » Craignez donc Allâh, ô vous qui êtes doués de sens ! Peut-être (alors), serez-vous heureux.

101. Ô vous qui croyez ! N’interrogez pas[152] sur des choses qui, si elles vous étaient montrées, pourraient vous nuire. Mais, si vous interrogez à ce sujet, lorsque le Coran (dans sa totalité) aura été révélé, elles vous seront montrées. Allâh pardonne cela[153] ; car Allâh est prompt au pardon et patient. Déjà, avant vous, un peuple l’avait demandé[154] ; mais, le lendemain, ils en[155] étaient devenus incroyants[156].

102. Allâh n’a rien ordonné au sujet des bahîrah, ou des sâïbah, ou des wasîlah ou des hâmî. Mais ce sont les infidèles qui ont forgé des mensonges contre Allâh, car beaucoup d’entre eux sont sans intelligence[157].

103. Et lorsqu’on leur dit[158] : « Venez à ce qu’Allâh a révélé et à Son Apôtre ! » Ils disent : « C’est assez pour nous ce que nous avons trouvé sur cela[159] chez nos pères. » Eh quoi ! Quand leurs pères étaient sans aucune connaissance[160] et sans guides !

104. Ô vous qui croyez ! Songez-y ! Celui qui est dans l’erreur ne pourra pas vous nuire, si vous êtes guidés. Vous retournerez tous à Allâh[161] et Il vous fera savoir ce que vous ne connaissiez pas[162].

105. Ô vous qui croyez ! Qu’il y ait un témoignage entre vous, lorsque l’un de vous sera sur le point de mourir, au moment où (il fera connaître) sa volonté[163], de deux personnes honorables d’entre vous ou d’autres en dehors de vous, si vous étiez en train de battre le pays[164] et que le malheur de la mort vous ait atteint (là) ; vous les enfermerez tous deux après la prière[165] et ils prêteront serment par Allâh, si vous êtes dans le doute à leur sujet, (en disant) : « Nous ne vendrons pas (notre témoignage) pour un prix, quand bien même ce serait pour un proche (parent), et nous ne cacherons pas le témoignage d’Allâh. En vérité, alors, nous serions des criminels. »

106. S’il était évident que ces deux (témoins) ont mérité d’être inculpés de péché, que deux autres soient mis à leur place du nombre de ceux qui ont pensé qu’ils méritaient d’être inculpés (de péché). Ces deux (derniers)-là prêteront serment par Allâh (en disant) : « Certainement notre témoignage est plus vrai que le témoignage de ces deux-ci et nous n’affirmons rien d’injuste. Car alors nous serions certainement coupables. »

107. Il est préférable de porter un témoignage sur la teneur même du cas[166] ; autrement il y a lieu de craindre qu’un (autre) serment ne soit fait après leurs serments[167]. Qu’ils craignent (donc) Allâh et qu’ils L’écoutent ; car Allâh ne guide pas les gens qui se conduisent mal.

108. Le jour où Allâh assemblera les apôtres (qu’il a envoyés) et dira : « Comment vous a-t-on répondu ? » Ils diront : « Nous n’avons pas la science ; en vérité Toi seul connais ce qui est invisible. »

109. Lorsqu’Allâh a dit : « Ô Jésus, fils de Marie ! Souviens-toi de Ma grâce (répandue) sur toi et sur ta mère, quand je t’ai fortifié par le Saint-Esprit, pour que tu pusses parler aux hommes dès le berceau et à l’âge mûr. »

110. « Et lorsque je t’ai envoyé le Livre, et la Sagesse, et la Torah et l’Évangile, et lorsque tu as créé avec de la boue comme une forme d’oiseau, avec Ma permission, et tu as soufflé sur elle, et cela est devenu un oiseau, avec Ma permission[168] ; et tu as guéri l’aveugle de naissance et le lépreux, avec Ma permission ; et lorsque tu as ressuscité les morts, avec Ma permission ; et lorsque J’ai écarté de toi les Enfants d’Israël, quand tu étais allé à eux avec des signes manifestes[169], et ceux d’entre eux qui étaient infidèles disaient : « Ce n’est évidemment qu’un magicien. »

111. « Et lorsque J’ai inspiré aux disciples[170] de croire en Moi et en Mon Apôtre[171], ils ont dit : « Nous croyons ; sois témoin que nous sommes certainement résignés (à la volonté de Dieu)[172]. »

112. Lorsque les disciples dirent : « Ô Jésus, fils de Marie ! Est-ce que Ton Seigneur peut faire descendre du ciel jusqu’à nous une table servie ?[173] » Il (Jésus) dit : « Craignez Dieu, si vous êtes fidèles. »

113. (Les disciples) dirent : « Nous désirons en manger[174], et nos cœurs seront rassurés, et nous saurons que tu nous as dit la vérité, et nous serons par suite (du nombre) des témoins[175]. »

114. Jésus, le fils de Marie, dit : « Ô Dieu, Notre Seigneur, fais descendre du ciel pour nous une table servie. Ce sera pour nous un jour de fête, pour le premier et le dernier de nous, et un signe de Toi, et pourvois-nous des choses nécessaires à la vie ; car Tu es le meilleur des pourvoyeurs. »

115. Dieu dit : « En vérité, je vais la faire descendre vers vous. Mais, (quant) à celui d’entre vous qui sera incrédule après cela, en vérité, Je le châtierai d’un châtiment dont Je n’ai châtié personne dans tous les mondes. »

116. Et lorsque Dieu dit : « Ô Jésus, fils de Marie ! Est-ce toi qui as dit aux hommes : « Prenez-moi et ma mère pour deux dieux à côté de Dieu ? » (Jésus) dit : « Gloire à Toi ! Comment aurais-je pu dire ce qui n’est pas pour moi la vérité ? Si je l’avais dit, Tu l’aurais su. Tu connais ce qui est dans mon âme, mais je ne connais pas ce qui est dans Ton âme. En vérité, Tu connais ce qui est invisible. »

117. « Je ne leur ai rien dit que Tu ne m’aies ordonné (de leur dire) : « Adorez Dieu Mon Seigneur et Votre Seigneur. » Et j’ai été contre eux un témoin[176], aussi longtemps que j’ai demeuré auprès d’eux ; mais lorsque Tu m’as pris auprès de Toi[177], Tu as été leur surveillant ; car Tu es témoin de toutes choses. »

118. « Si Tu les punis[178], en vérité, ils sont Tes serviteurs ; et si Tu leur pardonnes[179], en vérité, Tu es Le Puissant, Le Sage. »

119. Allâh dit : « C’est le jour où la vérité récompensera ceux qui la professent[180]. Pour eux (seront) les jardins, sous lesquels courent les ruisseaux[181], pour y demeurer toujours, éternellement. » Allâh est satisfait d’eux, et ils sont satisfaits de Lui : c’est la félicité immense !

120. À Allâh (appartient) le royaume des cieux et de la terre, et (tout) ce qui s’y trouve ; et Lui est Puissant sur tout[182] !




  1. Cette sourate, aux longs versets médinois, manque essentiellement d’unité. Les sujets les plus divers y sont traités : chasse, mets permis et défendus, femmes, prière, aumône, ablutions, Juifs, Chrétiens, voleurs, talion, serments, vin, jeux de hasard, pêche, témoins à la mort, etc. Elle offre un intérêt tout particulier par les récits bibliques qu’elle renferme.
  2. Ce titre vient de la légende sur Jésus rapportée au v. 112.
  3. Chameaux et moutons.
  4. Comme nourriture.
  5. Litt. ce qui est récité dans les versets qui suivent et où sont indiqués les mets défendus.
  6. Le vêtement du pèlerinage. — Les mots entre parenthèses ne sont pas dans le texte arabe ; ils sont ajoutés pour faciliter l’intelligence du texte.
  7. Le Moharrem.
  8. Il était d’usage de mettre au cou des bêtes destinées aux sacrifices des colliers de feuillage, de fleurs, etc.
  9. Litt. : quand vous serez rendus à l’état profane, c’est-à-dire quand vous ne porterez plus l’ihram.
  10. Pour vous empêcher de commettre une action coupable, alors que vous n’étiez pas en état de grâce.
  11. Ces mêmes défenses se trouvent dans l’Ancien Testament (Lév. 17. Deut. 14. Ésaïe 65, 4. 66, 17, etc.) et dans le Nouveau (Actes 15, 28-29, etc.).
  12. Usage païen anté-islamique du tirage au sort au moyen de flèches, non empennées, mises dans un carquois.
  13. Expression vague : maintenant.
  14. Allusion à l’emploi des faucons et autres rapaces, ainsi que d’autres animaux (quadrupèdes) dressés pour la chasse.
  15. Maintenant.
  16. Il s’agit des autres Écritures saintes des Juifs et des Chrétiens.
  17. Les Juifs et les Chrétiens.
  18. Il est également légal pour vous d’avoir des femmes chastes, etc.
  19. Les femmes musulmanes.
  20. Les Juives et les Chrétiennes.
  21. Il y a dans le texte arabe : leur don. Mais il s’agit évidemment de la dot payée pour épouser la femme. Le Musulman pouvait épouser une Juive ou une Chrétienne, aussi bien qu’une Musulmane.
  22. Litt. : de camarades (masculins) d’amour.
  23. Les bonnes œuvres qu’il accomplit.
  24. La prière rituelle.
  25. Litt. : écoulement de sperme.
  26. De satisfaire aux besoins naturels.
  27. Diverses traditions légendaires, d’après lesquelles Mahomet ou ses disciples auraient été attaqués par des adversaires et sauvés miraculeusement par l’intervention de l’ange Gabriel, sont rapportées au sujet de ce verset.
  28. Les chefs des douze tribus.
  29. La prière rituelle. La parole d’Allâh s’adresse aux Musulmans.
  30. L’aumône légale (voy. notre « Introduction », p. 43).
  31. Faites le bien ; Dieu vous le rendra.
  32. Le paradis.
  33. Après ces déclarations et ces promesses.
  34. Litt. : ils ont mis à l’envers.
  35. Litt. : de leur place.
  36. L’Ancien Testament. Ce verset peut avoir un sens général ou bien un sens spécial, et dans ce dernier cas faire allusion aux textes (messianiques) de l’Ancien Testament, appliqués à l’annonce de la venue de Mahomet.
  37. Jugement singulièrement dur pour les Juifs du temps de Mahomet.
  38. Même reproche qu’aux Juifs.
  39. Même jugement d’une sévérité inouïe, comme pour les Juifs. D’après ces jugements, portés par Mahomet sur les Juifs et les Chrétiens, la Sourate 5 est une des dernières écrites du Coran ; Mahomet, à la fin de sa carrière, ne voyait plus dans les Juifs et les Chrétiens que des adversaires.
  40. La Bible : Les Chrétiens.
  41. Le Coran.
  42. Nous écrivons toujours Allâh, quand il s’agit des Musulmans, et Dieu, quand il s’agit des Juifs ou des Chrétiens.
  43. Qui pourrait empêcher Dieu d’anéantir le Messie, etc., s’il le voulait ?
  44. Il est le terme auquel tout aboutit.
  45. Ô Chrétiens !
  46. L’intervalle qui sépare les apôtres, c’est-à-dire la succession, à intervalles plus ou moins longs, des envoyés de Dieu.
  47. Mahomet.
  48. Rôle providentiel tout-à-fait exceptionnel du peuple juif.
  49. Litt. : sur vos dernières parties.
  50. Il est fait allusion dans l’Ancien Testament, à plusieurs reprises, à une population géante qui habitait primitivement la Palestine : Deut. 2, v. 10 ss., 20 ss. 3, v. 10 ss. Gen. 14, v. 5 ss. 15, v. 21, etc.
  51. Chez les géants.
  52. D’entrer dans la Terre Sainte.
  53. Allusion au séjour de quarante ans des Israélites dans le désert.
  54. Abel veut dire à Caïn : Puisses-tu aller en enfer avec mes péchés et les tiens.
  55. Litt. : son âme.
  56. Litt. : les parties naturelles.
  57. Litt. : les parties naturelles.
  58. Litt. : qui tue une âme.
  59. Litt. : pour une autre âme.
  60. Pour des actes de violence (brigandage, etc.) commis dans le pays.
  61. Litt. : les hommes dans (leur) ensemble. Voici le sens de ce passage remarquable : le meurtrier d’un seul homme est coupable envers le genre humain tout entier, et le sauveur d’un seul homme a, par son acte, sauvé l’humanité tout entière. C’est l’idée de la solidarité humaine qui est ici exprimée. Il va sans dire que la solidarité humaine ici ne sort pas du milieu sémitique, ce qui est déjà très remarquable pour l’époque où l’Islam s’est formé. — Y a-t-il une loi ou un texte dans l’Ancien Testament qui réponde à cette notion ? Non, mais le récit biblique du meurtre d’Abel par Caïn comporte bien l’idée de la répercussion du premier crime dans tous les descendants d’Adam, c’est-à-dire la solidarité du genre humain dans le crime. — Il en est tout autrement dans le Nouveau Testament. Voy. l’Épître de S. Paul aux Romains 5, v. 18 : « Ainsi donc, comme par la faute d’un seul (Adam) la condamnation est venue sur tous les hommes, ainsi par la justice d’un seul (Jésus), vient à tous les hommes la justification qui donne la vie. De même, en effet, que par la désobéissance d’un seul homme, tous ont été constitués pécheurs, de même par l’obéissance d’un seul, tous seront constitués justes. » Il est à peine besoin d’ajouter que Mahomet a ignoré d’une manière absolue la doctrine paulinienne.
  62. Les hommes, d’une manière générale, malgré les apôtres envoyés par Dieu, commirent des excès.
  63. Le droit musulman a précisé plus tard ce que le v. 37 laisse dans le vague, en déterminant les cas où doivent être appliquées les peines indiquées. Quant à l’expression du texte que nous traduisons par les côtés opposés du corps (litt. : opposition, côtés opposés et différents), la tradition a infligé le supplice qu’elle désigne au voleur, qui aura la main droite et le pied gauche coupés. Ce châtiment cruel était encore en usage au Maroc, la première fois que j’ai parcouru ce pays (1900-1901) ; il fut appliqué à Rabat, à ma connaissance, en novembre 1900.
  64. La guerre sainte.
  65. Litt. : et son semblable, c’est-à-dire le double des richesses de la terre.
  66. Ils altèrent le sens de leurs Écritures (Ancien Testament). Sur les altérations des textes sacrés reprochées aux Juifs, voy. plus haut, p. 83, note 8.
  67. Ces mots se rapportent au verset précédent, c’est-à-dire aux Juifs. Mahomet paraît reprocher ici aux Juifs de violer leurs propres ordonnances sur les mets purs et impurs. Le passage ne peut pas avoir d’autre signification.
  68. La Loi, le Pentateuque.
  69. Litt. : ensuite.
  70. À la Loi. Ce qui expliquerait la violation des ordonnances, que leur reproche plus haut Mahomet.
  71. Litt. : Nous avons fait descendre (du ciel).
  72. Litt. : qui étaient musulmans.
  73. Les docteurs de la Loi (comme dans le Nouveau Testament).
  74. Ces paroles paraissent être adressées aux Juifs.
  75. Ne trafiquez pas des miracles de Dieu, ni de sa religion.
  76. Souvent, dans le langage coranique, le sujet passe, dans la même phrase, du singulier au pluriel.
  77. Dans la Loi.
  78. Litt. : et les blessures loi du talion.
  79. Litt. : celui qui remet cela, c’est une expiation pour lui. Celui qui remet la peine du talion qu’il a le droit d’exercer reçoit de Dieu l’équivalent en expiation de ses fautes.
  80. Même observation qu’à la note 3.
  81. Sur les traces des prophètes de l’Ancien Testament.
  82. Litt. : entre ses mains, de même plus loin.
  83. Le Livre véritable supérieur aux Livres révélés antérieurement, le Coran.
  84. Litt. : du Livre, c’est-à-dire de la Torah et de l’Évangile.
  85. Entre Juifs et Chrétiens.
  86. Avec le Coran.
  87. Le Coran.
  88. Une règle de conduite.
  89. Musulmans, Juifs et Chrétiens.
  90. Au sujet des révélations qu’il a faites à chacun de vous.
  91. L’Ignorance, expression classique arabe pour désigner les temps, antérieurement à l’Islam, de l’Arabie païenne.
  92. Le mot arabe employé exprime en même temps l’intimité et la supériorité : maître, protecteur, bienfaiteur, patron, et, en même temps, ami, associé, camarade.
  93. Ceux qui sont faibles se laisseront entraîner par les infidèles (Juifs et Chrétiens). Mais il est possible que Dieu intervienne et les ramène à la vérité (islamique).
  94. La phrase paraît inachevée ; elle change seulement de tournure (cas fréquent dans le langage coranique).
  95. C’est toujours la prière rituelle avec ses inclinations obligatoires, et l’aumône légale et rituelle elle aussi.
  96. Même observation qu’au v. 59.
  97. Litt. : le Livre (Loi et Évangile).
  98. L’appel à la prière est organisé à l’époque où cette sourate a été écrite. C’est donc, comme nous l’avons dit (p. 84, note 2), une des sourates les moins anciennes du Coran.
  99. Livre dans le sens de livres révélés autres que le Coran.
  100. Croyance légendaire à des transformations d’hommes en bêtes. Voy. sur ce sujet les Contes des 1001 nuits, etc.
  101. Divinité païenne des temps anté-islamiques adorée à La Mecque ; mot désignant d’une manière générale les idoles adorées par les Mecquois.
  102. Même accusation portée contre les Juifs qu’au v. 46.
  103. Même observation qu’au verset précédent.
  104. Au sens juif, cette parole, si elle est authentiquement rapportée, ne peut s’entendre que de l’inéluctabilité des lois divines.
  105. On allumait un feu pour proclamer la guerre.
  106. Litt. : du Livre (Loi et Évangile).
  107. Dieu sous-entendu.
  108. Ils jouiront des biens célestes et des biens terrestres.
  109. Litt. : une nation de modérés.
  110. Allâh ne considérera pas que tu aies accompli ton devoir envers les hommes.
  111. Litt. : du Livre (Loi et Évangile).
  112. Secte chrétienne (Mandéens).
  113. Ce verset universaliste, que nous retrouvons S. 2, v. 59, est en contradiction avec les déclarations tout à fait opposées du Coran (de là la théorie de l’abrogation imaginée par les théologiens musulmans pour faire disparaître les contradictions du Coran). De tels versets sont pour nous, au contraire, les témoins les plus précieux de la formation de la doctrine coranique, qui a évolué et n’est arrivée que lentement à son expression et à sa formule définitives. Verset en contradiction avec cette déclaration (S. 5, v. 73) et qui l’abrogerait, d’après les théologiens musulmans :

    « Quiconque aspire à autre chose que l’Islam comme religion, cela (ce culte) ne sera certainement point accepté de Lui (Allâh), et, dans le monde futur, il sera (du nombre) des perdus. »

    Sour. 3, v. 79.

    Dans nos voyages en pays islamiques, nous avons entendu parfois des déclarations semblables au v. 73 de la S. 5, dans la bouche de Musulmans de la classe populaire (Voy. notre Voyage au Maroc dans le Tour du Monde, Paris, 1903, p. 370).

  114. Avec une prédication pleine de reproches et de vérités, qui ne leur plaisait pas.
  115. De l’attitude qu’ils avaient prise à l’égard des prophètes.
  116. Litt. : ils toucheront.
  117. Comparez dans la même sourate le verset 116. La Trinité chrétienne, d’après le Coran, est composée de Dieu le Père, de la Vierge-Mère et du Fils.
  118. Ils sont morts.
  119. D’après le sens du mot arabe le verset signifie : elle disait toujours la vérité et ses actes correspondaient à ses paroles.
  120. C’étaient des êtres humains.
  121. Litt. : du Livre, ici dans le sens de Loi seulement.
  122. Restez dans la juste mesure.
  123. Les anciens Juifs.
  124. Les anciens Juifs.
  125. Traduction littérale qui signifie que le mal qu’ils ont fait leur a été suggéré par leurs mauvais penchants.
  126. Le Coran.
  127. Litt. : les plus forts des hommes en inimitié.
  128. Litt. : ceux qui associent d’autres dieux à Dieu.
  129. Ce témoignage rendu aux Chrétiens est des plus frappants. Ce verset, à moins d’être déclaré inauthentique, n’est pas en concordance avec les attaques et les condamnations dont les Chrétiens sont l’objet dans cette sourate. On voit par là combien peu cette sourate présente d’unité de pensée. De toute évidence elle est formée de fragments d’origines diverses et sans aucun doute de temps différents, bien que, dans la plus grande partie de sa rédaction, elle doive être reportée, comme nous l’avons dit (p. 84, note 2), à la fin de la carrière du Prophète.
  130. Le Coran.
  131. Les témoins de la vérité coranique.
  132. Le paradis.
  133. Libérer un cou du joug de la captivité, c’est-à-dire affranchir un esclave.
  134. Le mot du texte maisirou désigne spécialement le jeu consistant dans le tirage au hasard des flèches déposées dans un sac, pour que le sort décide à qui reviendra telle ou telle partie d’un chameau égorgé dans des circonstances spéciales.
  135. Ansâb signifie pierres plantées, dressées et objet d’un culte ; de là le sens d’idoles et de statues des religions païennes. Les Ansâb correspondent aux Massêbôt (pierres plantées, objet d’un culte) de l’Ancien Testament, et aux Menhirs de Bretagne. Il y a au Nord-Ouest du Maroc un superbe Nasb (sing. de Ansâb), appelé El-Oûtad le pieu (Voy. notre Voyage au Maroc, Tour du Monde, 1903, p. 363).
  136. Le texte arabe a le mot Azlâm (sing. Zalam) qui signifie flèches sans plumes pour le tirage au sort.
  137. La prière rituelle.
  138. Mahomet n’a été chargé par Dieu que d’avertir les hommes ; il n’exerce pas d’action surnaturelle sur eux.
  139. Les commentateurs pensent que c’est intentionnellement que le même membre de phrase est répété trois fois. Il est permis de croire qu’il y a simplement une erreur de copiste. Le texte de l’Ancien Testament présente plusieurs exemples d’erreurs analogues de copistes, qui se sont perpétuées dans les copies successives d’un livre tenu pour inspiré littéralement par Dieu. Dans une telle conception dogmatique, il n’y a plus de fautes de copistes ni d’erreurs ; les textes, en apparence les plus fautifs, ont été aussi dictés par la divinité, qu’il s’agisse du Dieu d’Israël ou d’Allâh.
  140. Litt. : avec quelque chose.
  141. La chasse est interdite à celui qui fait le pèlerinage de La Mecque.
  142. Le gibier.
  143. Le gibier tué.
  144. Le temple de La Mecque, édifice islamisé du culte païen primitif.
  145. De la bête tuée.
  146. Cette expression doit être entendue très vraisemblablement du poisson, plutôt que des oiseaux et du gibier proprement dit dont l’habitacle est la mer avec ses rives.
  147. Un lieu saint où les hommes s’arrêtent pour prier.
  148. Le Moharrem.
  149. Allusion aux sacrifices faits pendant le pèlerinage à La Mecque, et aux ornements de feuillages placés sur le cou des victimes offertes (voy. dans la même sourate le verset 2). On voit par ces détails combien le culte islamique était déjà organisé : prière auprès de la Ka’ba, Moharrem, sacrifices de pèlerinage. Ces prescriptions circonstanciées accusent le caractère postérieur de cette sourate, dans la presque totalité de sa rédaction.
  150. Dans les deux dernières phrases du verset 98, l’auteur emploie quatre fois le même radical verbal pour dire : connaître, savoir. Pour qui lit le texte arabe de cette sourate, le style paraît de toute évidence négligé.
  151. Le singulier est employé ici pour le pluriel ; la phrase, mise dans la bouche de Dieu, est adressée soit aux fidèles, soit aux hommes en général.
  152. Allâh sous-entendu.
  153. Cette curiosité déplacée.
  154. Cette connaissance imprévue.
  155. De cette demande inconsidérée.
  156. S’agit-il des Juifs qui n’ont pas cru au Messie, Jésus, le fils de Marie ? Quoi qu’il en soit, ce verset, très vague, semble condamner les vaines curiosités en matière de religion et de théologie.
  157. Mahomet s’élève ici contre les pratiques superstitieuses du paganisme arabe relatives à certains animaux domestiques qui sont désignés par leurs appellations courantes : bahîrah, chamelle qui a eu dix petits, et dont on fend l’oreille, en la laissant paître librement : sâïbah, chamelle sacrée, qui n’est employée à aucun travail, qu’on laisse paître à son gré, et dont le lait ne sert qu’à ses petits ; wasîlah, chamelle qui a mis bas dix fois de suite, ou brebis qui a mis bas sept ans de suite deux femelles, ou qui met bas un an un mâle et l’année suivante une femelle ; hâmî, chameau étalon, qui n’est employé que pour couvrir les femelles, et qu’on laisse paître en liberté.
  158. Aux païens, auxquels il est fait allusion au verset précédent.
  159. En fait de religion.
  160. Sur ce sujet.
  161. Dans l’autre monde.
  162. Tout sera révélé dans le monde futur.
  163. Où il fera son testament.
  164. Traduction littérale de l’arabe ; l’expression arabe, comme l’expression française correspondante, a le sens de voyager.
  165. La prière rituelle.
  166. C’est-à-dire un témoignage valable et juste.
  167. Un serment divin, dans le monde à venir, condamnant leurs faux serments faits ici-bas.
  168. Voy. ce récit dans les Évangiles apocryphes (on peut le lire dans notre Histoire de la Bible, p. 230).
  169. Les miracles rapportés dans le Nouveau Testament et rappelés dans ce verset. Comp. à ce verset S. 3, v. 43, où tous les miracles signalés au v. 110 de la S. 5 sont aussi mentionnés.
  170. Il s’agit des disciples de Jésus.
  171. Mon Apôtre désigne ici incontestablement Jésus.
  172. Le texte arabe porte : musulmans, mot qui doit être de toute évidence traduit ici : résigné (à la volonté de Dieu).
  173. C’est ce verset qui a donné le titre à la sourate. Ce récit miraculeux se trouve, comme celui des oiseaux formés de la boue du chemin, dans les Évangiles apocryphes.
  174. De cette table servie.
  175. Toutes ces conséquences, en particulier celle d’être témoins de la vérité, découlent du miracle demandé.
  176. Un témoin de leur déviation de la croyance en un Dieu unique.
  177. Quand Jésus est retourné auprès de Dieu.
  178. Sous-entendu : comme Tu peux le faire ; ils se soumettront alors à Ta volonté.
  179. Sous-entendu : comme Tu peux le faire aussi ; Tu as le droit et le pouvoir d’agir ainsi, parce que Tu es Puissant et Sage.
  180. Litt. : la vérité sera utile aux véridiques.
  181. Le paradis.
  182. Doxologie finale.