Les Prolégomènes/1/Prélim2

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Traduction par De Slane.
Imprimerie Impériale (p. 90-99).

SECOND DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
Traitant de la partie habitée de la terre, des principales mers, des grands fleuves et des climats.

Dans les livres des philosophes qui ont pris l’univers pour le sujet de leurs études, on lit que la terre a une forme sphérique, qu’elle est plongée dans l’Océan, sur lequel elle semble flotter comme un grain de raisin sur l’eau, et que la mer s’est retirée de quelques côtés de la terre, parce que Dieu voulait former des animaux qui devaient vivre sur le sol laissé à découvert, et y mettre comme population la race humaine, pour lui servir de lieutenant à l’égard des autres animaux. D’après cela, quelques personnes ont pensé, mais à tort, que l’eau était placée sous la terre. Le véritable dessous de la terre c’est le point central de sa sphère, vers lequel tout se dirige par suite de sa pesanteur. Les autres côtés de la terre, avec la mer qui les entoure, forment le dessus. Donc si l’on dit, en parlant d’une portion de la (terre), qu’elle est placée en dessous, cela veut dire que cette portion l’est ainsi par rapport à une autre (partie du monde)[1].

La partie de la terre que l’eau a laissée à découvert occupe la moitié de la surface du globe. Cette partie, qui est d’une forme P. 74.circulaire, est entourée de tous les côtés par l’élément humide, c’est-à-dire par une mer que l’on nomme l’Environnante. On la désigne aussi par le mot Leblaïa[2], dont le second / se prononce d’une manière emphatique. On l’appelle aussi Okîanos (Ὠϰεανός (Ôkeanos)), qui est un mot étranger, ainsi que le précédent. Enfin on la nomme mer Verte, ou mer Noire. La terre, laissée à découvert pour servir d’habitation, renferme des lieux déserts, et la portion inhabitée est plus grande que celle où se trouvent des populations. Ces déserts sont plus nombreux au midi qu’au nord. La région habitée s’étend davantage vers le nord et offre la forme d’une surface convexe. Du côté du midi, elle touche à l’équateur, et du côté du nord à un cercle de la sphère, au delà duquel se trouvent les montagnes qui la séparent de l’élément humide et au milieu desquelles s’élève la barrière de Gog et Magog[3]. Ces montagnes s’étendent obliquement vers l’orient; de ce côté, ainsi que du côté de l’occident, elles ont pour limites l’élément humide et elles coupent deux segments le cercle qui entoure la terre habitable[4].

La partie découverte de la terre occupe, dit-on, à peu près la moitié du globe; la partie habitée n’en occupe que le quart et se divise en sept climats. L’équateur s’étend de l’occident à l’orient et partage la terre en deux moitiés. Il traverse la partie la plus allongée de la terre et forme le plus grand des cercles qui entourent le globe, de même que le zodiaque et la ligne équinoxiale sont les plus grands cercles de la sphère céleste.

Le zodiaque se partage en trois cent soixante degrés; un degré de la surface terrestre a une longueur de vingt-cinq parasanges; la parasange P. 75. se compose de douze mille coudées, formant trois milles, car le mille a quatre mille coudées de longueur; la coudée se partage en vingt-quatre doigts; le doigt a pour mesure six grains d’orge alignés les uns à côté des autres, dos contre ventre.

La ligne équinoxiale est dans le même plan que l’équateur; entre elle et chacun des deux pôles il y a quatre-vingt-dix degrés. La partie habitée du monde s’étend depuis l’équateur jusqu’au soixante-quatrième degré de latitude septentrionale. Au delà tout est désert et sans habitants, à cause de l’extrême froid et de la glace. La partie de la terre située au sud de l’équateur est aussi entièrement déserte[5]; mais c’est par l’effet de la chaleur. Plus loin nous expliquerons toutes ces matières.

Les auteurs qui ont décrit la partie habitée du monde, ses limites, ce qu’il renferme de villes, de centres de population, de montagnes, de fleuves, de déserts et de sables, Ptolémée, par exemple, dans son Traité de géographie, et, après lui (Idrîci), l’auteur du livre de Roger, ont partagé cet espace en sept portions, qu’ils nomment les sept climats. A chaque climat ils assignent des limites imaginaires qui s’étendent de l’est à l’ouest. Tous les climats ont la même largeur, mais ils diffèrent sous le rapport de la longueur : le premier est plus long que le second; celui-ci est plus long que le troisième, et ainsi de suite. Le septième est le plus court de tous, en conséquence de la forme circulaire de cette portion du globe que les eaux ont laissée à découvert. Les géographes divisent chaque climat en dix parties, qui se suivent d’occident en orient, et qui forment chacune le sujet d’un chapitre dans lequel se trouvent exposés ce qui les distingue et le caractère des peuples qui les habitent. Les mêmes auteurs font mention d’une branche de l’océan Environnant, laquelle se trouve dans le quatrième climat et part du côté de l’occident; on la connaît sous le nom de la mer Romaine (la Méditerranée). Elle commence par un détroit qui, P. 76. entre Tanger et Tarifa, n’a qu’une largeur d’environ douze milles, et qui s’appelle Ez-Zocac (Le Passage étroit). De là elle s’étend vers l’orient et acquiert graduellement une largeur de six cents milles. Elle se termine à l’extrémité orientale de la quatrième partie du quatrième climat, à onze mille cent soixante parasanges du lieu où elle commence[6]. Là, sur ses bords, est le littoral de la Syrie; au midi, elle baigne les côtes du Maghreb, à partir de Tanger; ensuite elle longe successivement l’Ifrîkiya et le territoire de Barca (la Cyrénaïque), jusqu’à Alexandrie. Au nord, elle a pour limites les côtes de l’Empire byzantin, puis celles de Venise, puis le pays de Rome, ensuite les côtes de la France et celles de l’Espagne jusqu’à Tarifa, lieu situé sur le détroit, vis-à-vis de Tanger. Cette mer porte le nom de mer Romaine et de mer Syrienne; elle renferme un grand nombre d’îles, dont les plus grandes, telles que la Crète, Chypre, la Sicile, Majorque, la Sardaigne et Dénia[7], sont habitées. Suivant les mêmes géographes, deux autres mers sortent de celle-ci, en traversant chacune un détroit, et se dirigent vers le nord. Le premier détroit est auprès de Constantinople; à l’endroit où il communique avec la mer (Méditerranée), on pourrait lancer une flèche d’un bord à l’autre. Après s’être avancé l’espace de trois journées de navigation (dans la mer de Marmara), ce détroit arrive à Constantinople; ensuite il prend une largeur de quatre milles, se prolonge l’espace de soixante (sic) milles et reçoit le nom de canal de Constantinople. Sortant par une ouverture qui a six milles de largeur, cette mer forme la mer de Nîtoch[8], qui, à partir de cet endroit, s’étend vers l’orient, baigne la province d’Héraclée et s’arrête au pays des Khazars[9], à treize cents milles de son origine. Des deux côtés, sur les bords de cette mer, habitent des peuples grecs, des Turcs, des Bordjan (Bulgares) et des Russes.

La seconde mer p. 77. qui sort de la mer Romaine à travers un détroit s’appelle la mer de Venise. Elle commence à la hauteur du pays de la Grèce, en se dirigeant vers le nord. Arrivée à Sant-Andjel (monte San Angelo), elle se détourne vers l’occident pour atteindre le territoire de Venise et se termine, près d’Ankaliya (le pays d’Aquilée), à onze cents milles[10] de son point de départ. Sur ses deux rives habitent des Vénitiens, des Grecs et d’autres peuples. Cette mer porte le nom de canal de Venise.

Selon les mêmes auteurs, une vaste mer (l’océan Indien) se détache de l’océan Environnant, du côté de l’orient, à treize degrés au nord de l’équatcur, et s’incline un peu vers le sud, jusqu’à ce qu’elle atteigne le premier climat. Elle y pénètre en se dirigeant vers l’occident, jusqu’à la cinquième partie de ce climat ; elle baigne l’Abyssinie, le pays des Zendj (Zanguebar), et s’arrête à Bab-el-Mandeb, localité de cette dernière contrée, et située à quatre mille cinq cents parasanges de l’endroit où cette mer commence. On la désigne par les noms de mer de Chine, mer de l’Inde, mer Abyssinienne. Sur ses bords, du côté du midi, sont les contrées des Zendj et des Berbera[11], dont Amro’lcaïs fait mention dans ses poésies[12]. Il ne faut pas confondre ce dernier peuple avec les Berbers, race organisée en tribus, qui habite le Maghreb. Ensuite cette mer passe successivement auprès de la ville de Macdachou (Magadoxo), du pays de Sofala, de la contrée des Ouac-Ouac[13] et d’autres peuples, au delà desquels il n’existe que des déserts et de vastes solitudes. Sur cette mer, près de son origine, du côté du nord, est la Chine, puis l’Inde, puis le Sind, puis le littoral du Yémen, où se trouvent les Ahkaf[14], Zebîd et autres lieux ; ensuite vient le pays des Zendj, placé à l’extrémité de cette mer, puis la contrée des Bedja[15].

Selon les mêmes écrivains, deux autres mers sortent de la mer Abyssinienne. L’une commence à l’extrémité de cet océan, près du Bab-el-Mandeb ; elle est d’abord fort étroite, puis elle va en s’élargissant, et se dirige vers le nord, P. 78. avec une légère inclinaison vers l’ouest. Elle s’arrête à la ville de Colzom (Clysma ou Suez), située dans la cinquième partie du second climat, et se termine ainsi à quatorze cents milles de son lieu de départ. On la nomme la mer de Colzom et la mer d’Es-Souis (Suez). De son extrémité jusqu’à la ville de Fostat (le Vieux-Caire), en Egypte, on compte trois journées de marche. Sur ses bords, du côté de l’orient, se voient les côtes du Yémen, puis le Hidjaz, Djidda, Médian, Aïla, et Faran, qui se trouve à son extrémité. Du côté de l’occident sont les rivages du Saïd (la Haute-Egypte), Aïdab, Souaken, Zeilâ, puis le pays des Bedja, qui touche à l’endroit où cette nier commence. Son extrémité, près de Colzom, se trouve vis-à-vis d’El-Arîch, située sur la mer Romaine. La distance qui sépare ces deux points est d’environ six journées de marche. Plusieurs souverains, avant et depuis l’islamisme, ont essayé de percer cet isthme, sans pouvoir y parvenir.

La seconde mer qui se détache de la mer Abyssinienne porte le nom d’El-Khalidj-el-Akhdar (le Canal vert[16]), et commence entre la contrée du Sind et les Ahkaf du Yémen. Elle se dirige vers le nord, en tournant un peu vers l’ouest, jusqu’à ce qu’elle se termine à Obolla, l’une des villes maritimes du canton de Basra, située dans la sixième partie du second climat. Là cette mer se trouve à quatre cent quarante parasanges de son point de départ. On lui donne le nom de mer de Fars (la Perse). Du côté de l’orient, elle parcourt le littoral du Sind, du Mekran, du Kerman, de Fars et d’Obolla, où elle s’arrête. Du côté de l’occident elle longe les côtes de Bahreïn, du Yemama, d’Oman, d’Es-Chiher[17] et des Ahkaf, pays situé près du point où elle commence. La presqu’île des Arabes, située entre la mer de Fars et celle de Colzom, est comme une péninsule qui s’avance dans la mer. Elle est limitée, au midi, par la mer des AbyssinsP. 79.; à l’occident, par celle de Colzom, et, à l’orient, par la mer de Fars. Elle confine à cette partie de l’Irac qui sépare Basra de la Syrie et qui s’étend l’espace de quinze cents milles. Là se trouvent les villes de Koufa, de Cadeciya, de Baghdad, d’Eiwan-Kisra (Ctésiphon) et d’El-Hîra. Au delà habitent les Turcs, les Khazars et autres peuples étrangers. La presqu’île Arabique renferme, du côté de l’occident, la contrée de Hidjaz; du côté de l’orient, les provinces de Yemama, d’El-Bahreïn et d’Oman; du côté du midi, le pays du Yémen et les rivages baignés par la mer des Abyssins.

Dans le nord de cette partie du monde habitable, c’est-à-dire dans le pays de Deïlem, se trouve une mer tout à fait isolée des autres. On l’appelle la mer de Djordjan et la mer de Taberistan[18]. Sa longueur est de mille milles, et sa largeur de six cents. Elle a, du côté de l’occident, les provinces d’Aderbeïdjan et de Deïlem; à l’orient, la contrée des Turcs et celle de Kharezm; au midi, le Taberistan ; au nord, les pays des Khazars et des Alains. Voilà les plus remarquables des mers dont les géographes ont fait mention.

Ils nous disent aussi que la partie habitable du monde est arrosée par un grand nombre de fleuves, dont les plus considérables sont : le Nil, l’Euphrate, le Tigre et le fleuve de Balkh, autrement nommé le Djeïhoun. Le Nil prend naissance dans une grande montagne, située à seize degrés au delà de l’équateur, et sous la méridienne qui traverse la quatrième partie du premier climat. Elle porte le nom de montagne d’El-Comr, et l’on n’en connaît pas au monde de plus élevée. De cette montagne sortent de nombreuses sources, dont quelques-unes vont décharger leurs eaux dans un lac situé de ce côté-là, pendant que le reste se jette dans un autre. De ces deux bassins s’échappent plusieurs rivières qui se jettent toutes dans un seul lac situé auprès de l’équateur, P. 80.à dix journées de marche de la montagne[19]. De ce lac sortent deux fleuves, dont l’un coule directement vers le nord et traverse la Nubie et l’Egypte. Après avoir dépassé le Caire, il se divise en plusieurs branches ayant toutes la même grandeur, et dont chacune porte le nom de khalidj (canal); elles se déchargent toutes dans la mer Romaine, du côté d’Alexandrie. Ce fleuve se nomme le Nil d’Egypte. Sur la rive orientale s’étend le Saïd ; à l’occident se trouvent les Oasis. L’autre fleuve se détourne vers l’ouest, et coule dans cette direction jusqu’à ce qu’il se jette dans la mer Environnante; celui-ci est le Nil des noirs, et c’est sur ses deux rives que demeurent tous les peuples nègres.

L’Euphrate prend sa source en Arménie, dans la sixième partie du cinquième climat. Il coule au sud à travers le territoire grec, et passe auprès de Malatiya, de Manbedj, de Siffîn, de Racca et de Koufa ; puis il atteint les marais (bat’ha) qui séparent Basra de Ouacit, et va se jeter dans la mer des Abyssins[20]. Pendant son cours, il reçoit un grand nombre de rivières et donne naissance à quelques autres qui vont se décharger dans le Tigre.

Le Tigre sort de plusieurs sources situées dans la province de Khalat, qui fait également partie de l’Arménie. Il coule vers le sud et passe auprès de Mosul, de l’Aderbeïdjan, de Baghdad et de Ouacit ; là il se partage en plusieurs branches, qui toutes s’écoulent dans le lac de Basra, d’où elles vont atteindre la mer de Fars. Ce fleuve est situé à l’orient de l’Euphrate. Dans son cours, il reçoit, de chaque côté, un grand nombre de fortes rivières. Entre l’Euphrate et le Tigre, P. 81.vers la partie supérieure de ce dernier fleuve, est la presqu’île de Mosul[21], qui est séparée de la Syrie par les deux rives de l’Euphrate, et de l’Aderbeïdjan par les deux rives du Tigre.

Quant au Djeïhoun (l’Oxus), il prend naissance près de Balkh, dans la huitième[22] partie du troisième climat. Sorti d’un grand nombre de sources, il reçoit dans son cours plusieurs grandes rivières, et, se dirigeant du midi au nord, il traverse la province de Khoraçan, entre dans le Kharezm, situé dans la huitième partie du cinquième climat, et va se décharger dans le lac d’El-Djordjaniya (l’Aral), sur lequel est située une ville du même nom[23]. La longueur de ce bassin est d’un mois de marche; sa largeur est d’autant. Il reçoit aussi les eaux de la rivière qui porte le nom de rivière de Ferghana et de Chach (le Sîhoun ou laxartes), et qui vient du pays des Turcs. Sur la rive occidentale du Djeïhoun, s’étendent le Khoraçan et le Kharezm; à l’orient se trouvent les provinces de Bokhara, de Termid et de Samarcand. Au delà de ce pays sont la contrée des Turcs, celle de Ferghana, celle des Kharlodjiya[24] et d’autres nations barbares. Tous ces renseignements sont fournis par Ptolémée dans son livre, et par le cherif (Idrîci) dans l’ouvrage intitulé le Livre de Roger. Ces traités géographiques offrent des cartes qui représentent tout ce que le monde habitable renferme de montagnes, de mers et de rivières. Ils fournissent, sur ces matières, des notions trop nombreuses pour être reproduites ici ; car, en composant cet ouvrage, nous avons eu surtout en vue l’Occident (Maghreb), qui est le pays des Berbers, et les territoires de l’Orient habités par les Arabes. C’est Dieu qui donne du secours.

  1. Le manuscrit D porte [texte arabe]; l’édition de Boulac offre la même leçon, et remplace [texte arabe] par [texte arabe], ce qui confirme notre traduction.
  2. Pour [texte arabe], il faut lire, avec les manuscrits et l’édition de Boulac, [texte arabe]. Ce mot est peut-être une altération de ϖέλαγος (pelagos), ou bien il représente [texte arabe], l’Atlantique. Ce dernier mot étant changé en iLJ^iLxJ, puis ponctué d’une manière inexacte, aura produit le mot Leblaïa. El-Bekri, dans sa Description de l’Afrique septentrionale, page 249, donne au mont Atlas le nom de [texte arabe], Adlant : le nom d’Atlas était donc connu des Arabes.
  3. Voy. Iagiouge et Magiouge dans la Bibl. or. de d’Herbelot, et ci-après dans la description du sixième climat.
  4. Voy. la copie du planisphère d’Idrîci qui se trouve dans la traduction de la Géographie d’Aboul’féda, par M. Reinaud, t. I, p. 120.
  5. Ceci est en contradiction avec ce que l’auteur dit plus loin.
  6. Les anciens géographes donnèrent une longeur excessive à la Méditerranée, et les Arabes adoptèrent leurs mesures. G. Delisle fut le premier à découvrir l’erreur ; il réduisit de trois cents lieues le chiffre généralement admis.
  7. Dénia n’est pas une île, mais, en l’an 405 (1014-1015 de J. C.), après la chute de la dynastie omeïade, cette ville de l’Andalousie formait, avec les Baléares, une souveraineté indépendante, que l’on appelait le royaume de Dénia.
  8. [texte arabe], Nitoch, est une altération du mot [texte arabe], Bontoch, c’est-à dire Pontus.
  9. Voy. la traduction de la Géographie d’Abou’lféda, par M. Reinaud, p. 288.
  10. Si l’auteur avait écrit quatre cent vingt milles, il aurait été plus près de la vérité.
  11. Pays située au sud du golfe d’Aden. Dans le texte arabe lisez [texte arabe], avec tous les manuscrits.
  12. Voici le vers :
    [texte arabe]
    Sur des chevaux aux queues écourtées, habitués aux marches de nuit, chevaux de Berbera.

    (Voy. Divan d’Amro’lcaïs, p. lv, ligne 13.)

  13. Iles dont les arbres produisaient, dit-on, des fruits qui ressemblaient à des têtes humaines et qui poussaient des cris de ouac-ouac. On croit pouvoir identifier ces îles avec les Seychelles.
  14. El-Ahkaf signifie, en arabe, les collines de sable. Ce mot désigne ici le vaste désert qui occupe la partie sud-est de la presqu’île arabique.
  15. M. Quatremère a démontré que les Bedja étaient le même peuple que les anciens Blemmyes. (Voyez ses Mémoires sur l’Egypte, t. II, p. 127.)
  16. C’est le golfe Persique.
  17. On peut consulter, sur cette ville, la note de la p. 124 de la traduction de la Géographie d’Abou’lféda, par M. Reinaud.
  18. C’est la mer Caspienne.
  19. Notre auteur vient de dire que cette montagne était à seize degrés au sud de l’équateur, ce qui ferait au moins quarante-huit journées de marche.
  20. L’auteur aurait dû écrire « dans la mer de Fars.»
  21. En arabe Djezîra Maucel (la Mésopotamie). Cette grande province, située entre le Tigre et l’Euphrate, porte encore le nom d’El-Djezîra.
  22. Pour [texte arabe], lisez [texte arabe]. Toutes les corrections indiquées dans ces notes sans aucune observation sont autorisées par les manuscrits.
  23. Il ne faut pas confondre Djordjaniya avec Djordjan ; la première ville est située sur l’Aral et la seconde sur la mer Caspienne.
  24. Il s’agit des Kharlokh, peuple turc qui habitait au midi et au sud-est des contrées baignées par l’Oxus et le Iaxartes. (Voy. Relation des voyages des Arabes en Chine, traduite par M. Reinaud, t. I, p. cxliii et cli du discours préliminaire.)