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œuvres poétiques de maximilien robespierre

aillant qu’il leur serait cher et parce qu’il s’était toujours montré humain, sensible et juste.

Robespierre indique encore par quel mystère une déesse, jetant un regaird de commisération sur les mortels, a résolu d’arrêter, en créant la société des Rosati, l’égoïsme qui semblait avoir banni de la terre la gaîté, la franchise et la vertu.

Ce langage différait sensiblement de celui que l’on tenait d’ordinaire dans les réunions bachiques au cours desquelles l’art de bien boire avait même le pas sur celui de composer une bonne chanson…

La collaboration de Robespierre aux fêtes des Rosati fut bien éphémère ; en plus de ce discours, elle ne comprend qu’une poésie sur la Rose dont à tort, selon nous, on lui conteste la paternité, les Couplets chantés en donnant le baiser à M. Foacier de Ruzé, le 22 juin 1787, et la Coupe vide qu’il composa quelques semaines plus lard, pour la réception de M. Morin de Morcant.

En outre de ces pièces que nous avons rassemblées sous le nom de : Poésies Rosatiques, Robespierre a écrit quelques poèmes galants dans le genre du madrigal bien connu adressé à une dame d’Arras ; le lecteur les trouvera réunis sous le titre : Poésies amoureuses.

Enfin, dans une dernière partie, les Poésies diverses, nous avons groupé une pièce de circonstance commençant par les mots : Loin d’ici la cérémonie…, un morceau écrit dans le genre de J.-J. Rousseau et intilulé : L’homme des champs, et un fragment de poème, d’un goût très douteux, sur le Mouchoir ; quelques vers, les meilleurs, selon nous, cités par sa sœur dans ses Mémoires, constituent, en quelque sorte, le testament poétique de Robespierre et terminent le recueil.

Ces différents morceaux n’ont, entre eux, d’autre lien que le caprice d’un aimable rimeur ; ils ne procèdent d’aucune idée directrice ; leur style est généralement ampoulé et l’on y rencontre les images de ce faux sentimentalisme, l’abus de ces figures mythologiques très en honneur à la fin du xviiie siècle.