Page:Œuvres complètes de Maximilien de Robespierre, tome 1.djvu/250

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  Du plus froid des dieux[1]
  Devint la souveraine[2].

  Amis, de ce discours usé[3]
  Concluons qu’il faut boire.
  Avec le bon ami Ruzé
  Qui n’aimerait à boire ?
  À l’ami Carnot
  À l’aimable Cot[4],
  À l’instant, je veux boire ;
  À vous, cher Fosseux,
  Au grouppe[5] joyeux
  Je veux encor reboire[6].

  Si jamais j’oubliais Morcant,
   Que ma langue séchée
  À mon gosier rude et brillant
   Soit toujours attachée.
   Pour fuir ce malheur,
   Trois fois de grand cœur
  Je veux vider mon verre.
   Pour l’avènement
   D’un frère charmant,
  On ne saurait mieux faire.

  1. Éd. Paris et Barbier, variante :
    Cypris, dans les cieux
    Aussitôt des dieux
    Devint la souveraine.
  2. À la scène VII de leur comédie historique Roses rouges, jouée à Paris, sur la scène de l’Opéra-Comique, le 9 décembre 1901, MM. Émile Blémont et Jules Truffier font chanter à Robespierre (M. Leitner, de la Comédie Française) ces deux couplets, dans leur texte original, tel que nous le reproduisons.
  3. Vers cités par M. Gaston Lavalley, dans Le grand Carnot chansonnier, p. 18, Paris, A. Picard et fils éditeurs.
  4. Éd. Paris, pas de virgule.
  5. Éd. Paris, Barbier et Moreau, groupe ; M. Peisc, suivant le manuscrit original, écrit : grouppe.
  6. Éd. Jean-Bernard, variante des trois derniers vers :
    À vous, cher Fosseux,
    De ce vin mousseux
    Je veux encore boire.