Page:Abd-Allâh ibn Abd-Allâh - Le présent de l'homme lettré.djvu/51

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se figurer une plus grande hardiesse. Grâces à Dieu qui nous a mis à l’abri de pareilles épreuves.

Sachez, du reste, que les textes de leurs écrits ignorent ce dogme comme tous les autres ; à preuve ce que dit Luc au chapitre XIV des Actes des Apôtres : « Certes Dieu est le créateur de l’univers avec tout ce qu’il renferme » et, « Dieu est le maître des cieux et de la terre ; il n’habite point des temples faits de mains d’hommes et n’a besoin d’aucune chose, parce que c’est lui qui donne aux hommes la vie, et par lui nous existons et nous vivons » ; et encore : « Dieu a révélé les livres saints et par lui les prophètes ont parlé ». Nous n’avons nul besoin de pousser plus loin notre démonstration ; toutefois nous demanderons encore aux chrétiens : ce symbole sur lequel vous êtes tous d’accord et que vous ne pouvez rapporter ni à un livre, ni à un prophète qui l’aurait communiqué, est-il entièrement vrai ou entièrement faux ? S’ils répondent qu’une partie en est vraie et qu’une autre en est fausse, ils s’accusent eux-mêmes d’infidélité, car on ne saurait rapporter des choses fausses à Dieu. S’ils déclarent que tout est vrai, ils confessent par là que le Christ est créé et engendré, et que Dieu l’a créé, comme il a créé les choses que l’on voit et celles que l’on ne voit point.