Page:Abeille - Coriolan, 1676.djvu/44

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Je la renvoye.



SABINE.

Eh quoy ? voſtre frere y conſent,
Luy qui dans les tranſports de ſon amour naiſſant…



CAMILLE.

Oüy, j’ay fait approuver ſon départ à mon frere :
À ſon repos, au mien, il eſt trop neceſſaire.
Il le voit, & luy-meſme en prevoyant l’effet,
Il m’applaudit déja de tout ce que j’ay fait.
Nous avons aſſez loin porté noſtre victoire,
Deſrobons pour l’amour quelque temps à la gloire.
La guerre & le repos ont chacun leurs attraits,
Mais voicy Valerie, apprens tous mes ſecrets.







Scène II



CAMILLE, VIRGILIE, SABINE.



CAMILLE.


EH bien, vous avez veu Coriolan, Madame ?
Sans doute vos diſcours ont attendry ſon ame :
Ou ſi vous n’avez pû nous ravir ſon appuy,
Au moins vous ne devez vous en prendre qu’à luy.
Quoy qu’un tel entretien peut nous eſtre contraire,
Nous vous l’avons permis ſeulement pour vous plaire :
Des attraits ſi puiſſans n’ont jamais d’ennemis.



VIRGILIE.

 
C’eſt là de vos vertus ce qu’on m’avoit promis,