Page:Abeille - Coriolan, 1676.djvu/66

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.



Scène IV



CORIOLAN, CAMILLE, ALBIN.



ALBIN.


SEigneur.



CORIOLAN.

Albin, que voy-je ?



ALBIN.

On vous trahit.



CORIOLAN.

Moy.



ALBIN.

Ce n’eſt plus à vous que l’armée obeït.
Les Volſques mutinez enlevent Valerie.



CORIOLAN.

Ils l’enlevent ? elle eſt en proye à leur furie ?
Tu n’as pu l’empeſcher… Madame, je le voy ;
Un ſi lâche attentat ne regarde que moy :
C’eſt moy que l’on veut perdre. Acheve.



ALBIN.

Les Captives
À peine encor du Tibre avoient atteint les rives,
Quand ceux que pour eſcorte on leur ayoient donnez,
Ont pris pour nous tromper des chemins détournez,
Et bravant de mes gens les forces inégales,
Ont ſaiſi Valerie au milieu des Veſtales.