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GAËTANA.


GAËTANA.

Volontiers. (Elle lève le bras, et s’aperçoit que le rosier est trop haut pour qu’elle y puisse atteindre.) Mais pourquoi ne vous donnerais-je pas celle-ci ? Prenez, monsieur.


LE BARON.

Qu’avez-vous ? Votre main tremble.


GAËTANA.

En effet, le malaise dont je me plaignais tout à l’heure a augmenté depuis quelques instants ; je ne me sens pas bien, et, si vous le permettez, je rentrerai dans ma chambre. Le voulez-vous ?


LE BARON.

J’arrive de New-York pour vous obéir et non pour vous commander.


GAËTANA.

Merci, et à demain, n’est-ce pas ?


LE BARON.

Ah !… à demain ?


GAËTANA.

Oui,… à demain. (Elle s’éloigne à droite.)


Scène IX.

LE BARON, puis CARDILLO.



LE BARON, s’approchant du rosier, regarde attentivement le sol, se relève et s’écrie :

Cardillo ! Cardillo ! (s’approchant du fond.) Qui es-tu, toi, là-bas ? Joseph ! va me chercher Cardillo. Tobie ! amène-moi Cardillo. À Cardillo qui entre.) Cours, et trouve-moi Cardillo !


CARDILLO., venant de la droite.

Mais, monsieur le baron, je…


LE BARON.

Ah ! c’est toi ?