Page:Actes du Congrès de Vienne, 1816.djvu/260

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Que, par un article séparé du dernier traité de Paris, la Grande-Bretagne et la France se sont engagées à réunir leurs efforts au Congrès de Vienne pour faire prononcer, par toutes les Puissances de la chrétienté, l’abolition universelle et définitive de la traite des nègres ;

Que les Plénipotentiaires rassemblés dans ce Congrès ne sauraient mieux honorer leur mission, remplir leur devoir, et manifester les principes qui guident leurs augustes Souverains, qu’en travaillant à réaliser cet engagement, et en proclamant, au nom de leurs Souverains, le vœu de mettre un terme à un fléau qui a si long-temps désolé l’Afrique, dégradé l’Europe, et affligé l’humanité ;

Lesdits Plénipotentiaires sont convenus d’ouvrir leurs délibérations sur les moyens d’accomplir un objet aussi salutaire, par une déclaration solennelle des principes qui les ont dirigés dans ce travail.

En conséquence, et dûment autorisés à cet acte par l’adhésion unanime de leurs Cours respectives au principe énoncé dans ledit article séparé du traité de Paris, ils déclarent, à la face de l’Europe, que, regardant l’abolition universelle de la traite des nègres comme une mesure particulièrement digne de leur attention, conforme à l’esprit du siècle et aux principes généreux de leurs augustes Souverains, ils sont animés du désir sincère de concourir à l’exécution la plus prompte et la plus efficace de cette mesure, par tous les moyens à leur disposition, et d’agir, dans l’emploi de ces moyens, avec tout le zèle et toute la persévérance qu’ils doivent à une aussi grande et belle cause.

Trop instruits toutefois des sentimens de leurs Souverains, pour ne pas prévoir que, quelqu’honorable que soit leur but,