Page:Adam (Lamber) – Païenne, 1883.djvu/54

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À TIBURCE

Sans doute, la nature exige que l’âme s’unisse au corps, mais voyez aussi, mon bien-aimé, combien la vie de l’âme en soi peut apporter à l’être humain, divinisé un instant, de bonheur céleste !

N’ai-je pas trouvé aujourd’hui la vie propre de ma pensée, ce qu’on appelle le hors de soi, et ce qui n’est au contraire que le moi détaché de ses entraves humaines ? N’avez-vous pas vu mon être intime émergeant pour ainsi dire au-dessus de la nature, comme j’ai vu votre être intime dégagé de ses liens terrestres ? Ne nous sommes-nous point apparus dans nos éléments divins ?

Comment exprimer ce que nous avons