Page:Adam (Lamber) – Païenne, 1883.djvu/61

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Ce matin, je suis redevenue forte, heureuse, et ma gratitude se répand sur toutes les choses qui ne sont point un obstacle à mon bonheur. Je viens à vous en pensée, prenez-moi et gardez-moi.



À MÉLISSANDRE

Si vous avez juré de m’enivrer, de m’éblouir, ô divine, jouissez de votre triomphe, je suis ravi, extasié. Je rêve encore les yeux ouverts, les lèvres tremblantes ; je me rappelle au fond du cœur les paroles définitives : « J’aime, je suis aimé ; » je sens bien que nous nous sommes mis deux pour forger un amour d’un impénétrable airain.

Je me jette dans cet amour tête baissée, sans réserve ni mesure, et je remercie ma