Page:Adam (Lamber) – Païenne, 1883.djvu/69

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


tout enflammé de nos feux. Je possède le bonheur sans limites, l’infini du bonheur. La vie ne peut ajouter à mes joies, ni la mort me les reprendre.



À MÉLISSANDRE

Je suis encore tout frémissant, mon cœur bat à rompre dans ma poitrine, et j’ai peine à contenir le mouvement de mon sang dans tout mon être. Je n’ai jamais plus cruellement ressenti l’impuissance de peindre mes sensations. Je voudrais les exprimer toutes à la fois, pour bien rendre l’orage d’amour qui s’est déchaîné au fond de mon âme, dans ces heures délicieuses. Toi seule, en écoutant les voix intimes de ton cœur, peux suppléer à mon insuffisance et à cet indigne bégayement.