Page:Adam (Lamber) – Païenne, 1883.djvu/72

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lèvres sont faites pour l’amour et le rire ! En lisant ton billet, je voyais à chaque mot les perles de ta bouche provocante. Je cueillais en imagination ces baisers que tu m’as volés. Je me faisais assez d’illusion pour croire qu’ils m’étaient rendus, et j’en avais le cœur ravi.

J’ai donc cette faveur suprême, en mon amour que je croyais à son plein de joie, de posséder une femme qui, à la beauté merveilleuse, à toutes les qualités de l’esprit, à toute la noblesse du cœur, à tant de trésors si rarement assemblés, est assez magicienne pour ajouter le rire, la gaieté, c’est-à-dire le don divin qui a fait en tout temps les héroïnes et les maîtresses incomparables.

Je suis gâté par la fortune et, si je n’avais la certitude de te voir, je craindrais d’être le jouet d’une hallucination.