Page:Adam (Lamber) – Païenne, 1883.djvu/83

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broisie, qui me permettent d’attendre jusqu’à ce soir. J’aurai la joie de te revoir et d’exprimer silencieusement, avec l’éloquence des yeux, l’amour qui embrase chaque jour davantage tout mon être.

J’interroge souvent le passé, je cherche les indices du feu qui couvait sous la cendre d’amours indignes de m’avoir enflammé. Il devient manifeste, et je m’enorgueillis de cette conviction, que, dès la première heure où je t’ai aperçue, mon âme est allée à la tienne comme une exilée qui rentre dans sa patrie idéale. J’habite en toi aujourd’hui, je t’appartiens pleinement. Il n’y a pas jusqu’à la souffrance intérieure que me causent nos séparations, qui n’aiguillonne en moi la passion de te retrouver.

Je ne me figure pas sans orgueil que dans la suite des annales humaines on n’ait