Page:Adam - Mémoires des hommes du temps présent, paru dans Le Figaro, 10 septembre 1893.djvu/5

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capitaine car il répondit avec un demi-sourire :

— Parfait ! maintenant, donnez-moi votre main.

Je la lui donnai. Il la tourna, la retourna comme on fait d’une marchandise sur un étal. Il regarda dedans pour y lire.

Sa figure alors s’éclaira et prit tout à coup un air de bonhomie qui en transforma complètement l’expression.

— Ah ! ah ! s’écria-t-il, voilà une main loyale et nous allons conclure notre marché.

Puis continuant son examen il poussait des exclamations ou comiques ou graves, courtes ou prolongées.

C’était si drôle que je repris ma gaîté habituelle.