Page:Adolphe Orain - Contes du Pays Gallo.djvu/107

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II

Le bonhomme, après avoir admiré sa ravissante petite clef, voulut, le jour même, s’assurer qu’il n’était pas l’objet d’une mystification.

Il se rendit dans la forêt, et trouva sans peine le château en question, la petite pièce désignée par l’anguille, la porte fermée par une serrure en argent d’un travail délicieux et qui devait être, sans aucun doute, l’œuvre d’une fée. Bien que fermée depuis des siècles, la porte s’ouvrit, comme par enchantement au contact de la clef, sur un escalier de pierre, qui semblait se perdre dans des profondeurs infinies.

Le pêcheur, se rappelant les paroles du poisson, s’aventura sans trop d’hésitation et descendit dans un souterrain éclairé par des diamants et des pierres précieuses.

Là, sur des dalles de marbre blanc, sept grandes tonnes, montant jusqu’à la voûte du souterrain, étaient alignées au milieu d’une pièce. Une échelle, appuyée sur cha-