Page:Adolphe Orain - Contes du Pays Gallo.djvu/114

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Ses guides la quittèrent sur la limite du domaine occupé par la bête, et s’en retournèrent au palais du roi rendre compte de leur mission.

Abandonnée à elle-même, la jeune fille n’osait faire un pas dans la crainte de rencontrer son bourreau. Soudain, elle vit venir à elle un élégant cavalier suivi d’un énorme chien. Le jeune homme mit pied à terre, s’inclina devant la princesse et lui dit que, nouvellement arrivé en ces lieux, il avait appris son malheur et voulait la défendre.

La jeune personne, remise de sa frayeur, le félicita de son courage et le remercia avec effusion de sa bonne intention, mais chercha à le dissuader de son dessein, l’assurant qu’il échouerait sans doute dans son entreprise, et ne ferait qu’augmenter la fureur de leur ennemi.

Rien ne put décider le cavalier à changer d’idée. Il déclara à la princesse qu’il ne la quitterait pas un seul instant, dût-il mourir avec elle.

Aussitôt un bruit formidable se fit entendre, et un dragon monstrueux, ayant